
Chacun de ces peuples parle sa langue ancestrale. Bien que ces langues amérindiennes de la Guyane française soient plus ou moins en voie d'extinction, la culture amérindienne est demeurée très vivante en Guyane.
La plupart des Amérindiens, particulièrement ceux habitant la forêt équatoriale dense du Sud, ont su conserver leurs traditions parce qu'ils ont été peu touchés par la civilisation blanche, les difficultés de pénétration du territoire étant considérables.
Depuis quelques années, les peuples amérindiens de la Guyane cherchent à obtenir des droits territoriaux de la part du gouvernement français ainsi qu'à faire reconnaître leur identité comme « peuples distincts ».
Pour le moment, la France ne reconnaît pas de droits territoriaux aux Amérindiens et les territoires visés ont été classés comme des domaines privés appartenant à l'État.
Afin d'apprécier à sa juste valeur les traditions wayanaises, il faut, dans un premier temps, se départir du cliché colonialiste prêté aux Indiens depuis très longtemps.
Qui sont les Wayana ?
À l'origine, les Wayana, communauté amérindienne, sont nomades. Ils se déplacent à pied ou en pirogue lorsque la terre n'est plus cultivable ou lorsqu'elle s'éloigne trop du village.

Vie quotidienne des Wayana
Les femmes se lèvent entre 6 et 7 heures du matin, avant leur mari. Ensuite, elles habillent et s'occupent des enfants, tandis que les hommes profitent de la matinée pour chasser ou pêcher.
Les Wayana mangent à 12 heures, après que les femmes ont préparé le gibier ou le poisson, puis tous font une sieste.
L'après-midi, les femmes cousent et font de l'artisanat.
Le soir, le village se rassemble pour discuter, regarder la télé, et les adultes racontent des histoires aux enfants. Tout le monde soupe entre 18 et 19 heures.
À travers la présentation de cette communauté, on ne pourrait oublier de mentionner un auteur qui nous l'a fait découvrir sous des angles différents :

André Cognat : l'« Indien blanc »
L'« Indien blanc » a débarqué en Guyane au début des années 60. Cet ethnologue lyonnais avait choisi de s'installer sur le haut Maroni, dans un village appelé alors Pompidouville. Il a épousé la fille du chef coutumier amérindien Antecume-Pata.
À la mort de ce dernier, il a donc été désigné pour prendre la relève. Et il a décidé de rebaptiser le bourg du nom de son beau-père.
Vêtu du kalimbé rouge vif, André Cognat a adopté les us et coutumes des Amérindiens Wayana.
Mais il s'emploie aussi à faire face aux difficultés quotidiennes de sa communauté, comme la pollution du fleuve par les rejets de mercure issus de l'orpaillage.
Quant au parc du Sud que l'on veut créer, André Cognat juge le projet « intéressant, à condition de ne pas aller à l'encontre des populations concernées ».
Il a écrit : J'ai choisi d'être indien

Une suite est prévue. Pour en savoir plus sur les Wayana, attendez encore quelques jours.