
Cependant, plusieurs similitudes tendent à confirmer une hypothèse rejetée par de nombreux historiens. La population monothéiste égyptienne a bel et bien vécu à Akhet-Aton, la capitale d'Akhenaton, lui-même monothéiste. Cette observation correspond parfaitement au récit des Hébreux qui ont fui ce pays pour s'installer en Canaan (la partie occidentale de l'actuel Israël, terre promise aux Juifs par Yahvé).
Réinterpréter les textes anciens : Bible et hiéroglyphes
Les textes hébraïques de l'Ancien Testament, ainsi que la Bible araméenne et les hiéroglyphes égyptiens, méritent une interprétation renouvelée. Cette démarche remet en question l'histoire même de la création de l'humanité et pourrait trancher définitivement l'origine du monothéisme, loin de toute surenchère ou prise de position passionnelle.
Les fouilles de Tel-El-Amarna et Moïse
L'une des premières conclusions pourrait heurter des sensibilités. Les fouilles de Tel-El-Amarna — qui s'est révélé être le site de la ville d'Akhenaton, située entre Assiout au sud et Hermopolis au nord sur la rive orientale du Nil — tendent vers des résultats probants.
Si Moïse fut un Nord-Africain (comme le mentionne l'Ancien Testament) qui a transmis sa religion au peuple juif, celle-ci serait celle d'Akhenaton, qui avait imposé le culte d'Aton. Rappelons également que l'Exégèse de Rachi (1040-1105), grand maître de la tradition orale et écrite, propose un commentaire de l'Ancien Testament basé sur l'étude du Pentateuque hébraïque et de la Bible araméenne.
Toutefois, cette Bible n'a pas été étudiée sous l'angle de l'égyptologie. Si le récit biblique se déroule en grande partie en Égypte, Abraham, Joseph et Moïse n'y sont nullement attestés. Décrits dans la Genèse et l'Exode, leur présence reste à prouver.
Les Hébreux en Égypte : un peuple sans traces archéologiques ?
Vivant à l'écart des autres populations, les Hébreux formaient alors un peuple de Bédouins semi-nomades, également appelés « Shasons ». Ils auraient vécu 430 ans en Égypte, dont 110 ans comme esclaves. Les textes hiéroglyphiques égyptiens ne les mentionnent pourtant pas explicitement.
Les Hébreux se sont installés au pays de Canaan, une région également occupée par les pharaons. Ces derniers ne sont jamais intervenus pour les en empêcher. Porteurs de la civilisation égyptienne, les Hébreux auraient subitement disparu du pays de « Râ », le dieu-soleil (ou « Misr »), sans laisser de traces tangibles (stèles, temples, pyramides, tombes…).
Des symboles juifs cachés dans les hiéroglyphes
Pourtant, leurs empreintes existent sur des peintures ornant les tombes de la vallée des Rois. Des symboles juifs seraient dissimulés derrière les hiéroglyphes. La sortie des Juifs d'Égypte n'étant pas historiquement prouvée, des chercheurs relèvent des similitudes avec la période d'Akhenaton.
C'est durant cette période que les Égyptiens monothéistes (ancêtres présumés des Juifs actuels) auraient été expulsés par le roi « Aï » en 1344 av. J.-C. Ce souverain pharaonique, ayant régné après Toutânkhamon, aurait sonné le glas du monothéisme en Égypte sans toutefois anéantir cette nouvelle vision religieuse.
Les Hébreux expulsés se faisaient appeler « Yahouds », terme signifiant « adorateurs du pharaon » monothéiste. Cette population aurait donné naissance au royaume de « Yahouda » (Judée-Samarie). Selon cette théorie, les lettres de l'alphabet hébraïque existeraient sous forme d'hiéroglyphes. En s'y référant et en déchiffrant la Genèse, on pourrait reproduire la cosmogonie égyptienne.
Les patriarches bibliques : des noms égyptiens dissimulés ?
Les noms d'Abraham, Sara, Isaac, Rebecca, Yakoub, Israël et Laban dissimuleraient des noms et titres royaux égyptiens. En suivant cette logique, plusieurs correspondances émergent :
- Joseph ne serait autre que le pharaon Aï.
- L'expulsion des Hébreux s'est déroulée en plusieurs phases.
- L'Exode d'Akhet-Aton aurait été ordonné par Aï.
- Le passage de la mer des Roseaux serait une image traditionnelle de la mythologie égyptienne représentant l'océan primordial séparé en deux par le pharaon.
- Les quarante années dans le désert se situeraient entre les deux campagnes militaires de Toutânkhamon et Séthi.
- Après ces quarante années, l'expédition militaire de Josué correspondrait à celle du pharaon Séthi Ier.
- La Bible permettrait d'identifier Aaron au pharaon Horemheb.
- Moïse pourrait être le général égyptien Mose (Ra-Messou), devenu Ramsès Ier.
- Josué, le serviteur de Moïse, serait en réalité son premier fils.
- Akhenaton aurait donc vécu en 1358 av. J.-C., tout comme Abraham (et non en 1900 av. J.-C.).
La Bible hébraïque et les dynasties pharaoniques
La Bible hébraïque retrace minutieusement, par ordre chronologique, l'histoire des dynasties pharaoniques :
Dieu parle à Abraham : « Dieu parle à Akhenaton »
Le sacrifice d'Abraham : « Le sacrifice d'Akhenaton »
La rupture d'Abraham avec le polythéisme de son père : « La rupture d'Akhenaton avec le polythéisme de son père »
La beauté de Sarah, de Rebecca, de Rachel : « La beauté de Néfertiti »
Abraham brise les idoles de son paternel : « Akhenaton brise les idoles de son paternel »
La séparation religieuse et politique entre Jacob et Laban : « La séparation religieuse et politique entre Akhenaton et Aménophis III »
Les intrigues entre les épouses d'Abraham, Sara et Agar : « Les intrigues entre les épouses d'Akhenaton, Néfertiti et Kiya »
Grâce à la Bible, la quintessence de la sagesse égyptienne véhiculée par des traditions principalement orales nous serait parvenue. Cette population se qualifiant d'« Hébreux » possédait une civilisation riche dont l'héritage perdure jusqu'à nos jours.