
On n'en parle pas assez, mais les conditions économiques et sociales des PED représentent l'avenir de notre planète.
Rôle de l'État dans la croissance économique
La croissance dépend surtout de la politique de l'État, car celui-ci est à la fois vecteur de la croissance d'une nation, grâce à son contrôle des instruments monétaires, à la recherche institutionnelle et éducative, ainsi qu'à ses politiques conjoncturelles et structurelles. L'État crée la croissance.
De plus, il en est le garant. L'État est le « chef d'orchestre » de l'économie, pour reprendre la formule de Keynes (l'un des plus grands économistes du XXe siècle). Ce sont les gouvernements qui façonnent une nation et contribuent à préserver sa croissance.
Malheureusement, ce constat n'est pas réellement valable pour les pays sous-développés, et ce indépendamment de leur volonté de changer les choses, mais à cause de problèmes majeurs qui rythment leur vie.
Les principaux obstacles au développement des PED
Il est clair que les PED ont la volonté de sortir du marasme économique dans lequel ils sont plongés : une volonté de collaboration entre les PED, mais aussi avec les PID (pays industrialisés développés) pour s'en sortir, et une volonté de démocratisation poussée afin de se rapprocher des modèles de croissance occidentaux.
Mais cette volonté est entravée par de nombreux problèmes — corruption, conflits, totalitarisme — que les PED doivent combattre avec le soutien des organisations internationales.
Modèles de croissance pour les pays en développement
Le modèle occidental est séduisant : il mène à l'ère de la consommation de masse et à une croissance toujours positive. Mais il est trop restrictif pour la plupart des PED, car il engendre des politiques coûteuses que la majorité d'entre eux ne peuvent financer.
Le modèle des NPI (nouveaux pays industrialisés), le miracle des dragons asiatiques, laisse les PED rêveurs. Mais il impose une certaine discipline politique et un goût du travail qui, là encore, n'est pas à la portée de tous les PED.
Un nouveau modèle : il serait judicieux de créer un modèle de croissance propre aux PED afin que ceux-ci puissent se développer. Il faut dès lors repenser l'État et ses politiques économiques et sociales, favoriser les IDE (investissements directs à l'étranger) dans les PED afin d'y apporter des capitaux, seuls vecteurs d'une croissance économique durable dans ces pays.
Conclusion : des tiers-mondes, pas un seul tiers-monde
Ainsi, les modèles de croissance européens ne semblent pas bénéfiques à tous les PED. On en arrive désormais à la conclusion suivante : on ne parle plus d'un tiers-monde, mais des tiers-mondes.
Car il existe un grand clivage entre les PED — entre les PMA (pays les moins avancés) et les PED les plus « riches » : ceux qui peuvent suivre le modèle occidental.
Tout ça pour vous faire réagir : nos élus se doivent d'aider les PED afin de garantir une certaine stabilité économique et sociale mondiale… et ne plus regarder le monde seulement depuis leur fenêtre.