
Pourquoi le monde arabe reste-t-il passif face aux crises actuelles ?
Pourquoi le monde arabe reste-t-il immobile face à ce qui se passe sous ses yeux, alors qu'il a le pouvoir de faire bouger les choses comme cela s'est produit en 1973 ? Les pays arabes détiennent les trois quarts des réserves mondiales de pétrole. Alors, pourquoi ne pas s'en servir ?
Tout dépend de la volonté politique des différents gouvernements qui ne pensent qu'à rester au pouvoir, au détriment du bien-être des citoyens, mais aussi de la dignité et de l'amour-propre des Arabes qui se perdent de jour en jour.
Analyse géopolitique des États arabes
Si l'on analyse la situation géopolitique de chaque État arabe, on découvre que chaque pays est dirigé par des gouvernements qui pensent avant tout à remplir leurs comptes bancaires, en oubliant que ces fonds appartiennent aux citoyens qui leur ont fait confiance.
La situation au Maroc
Commençons par le Maroc, beau pays, destination privilégiée de centaines de milliers de Français qui voient en ce pays un État en plein « développement ». Mais ce que ces touristes ignorent, c'est que tout cela n'est qu'une mascarade.
Au Maroc, c'est le monde à l'envers : les impôts augmentent et les infrastructures se dégradent. Les riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent. Les titulaires de doctorats sont au chômage, tandis que ceux qui ont des relations occupent les meilleurs postes dans les administrations. Les augmentations de salaire prévues il y a dix ans ne sont toujours pas appliquées. L'écart entre riches et pauvres s'agrandit, tout comme l'insécurité.
Quant aux forces de l'ordre, censées résoudre cette insécurité, elles se retrouvent sur les routes à verbaliser les honnêtes citoyens pour atteindre leurs quotas.
Et que dire de Sa Majesté Mohammed VI, surnommé « Sa Ma JetSki », qui posséderait 75 palais ou villas-palais et passerait son temps sur les plus belles plages du Maroc au lieu d'assumer ses fonctions ?
L'Algérie et la Tunisie
Du côté de notre cher voisin l'Algérie, le pays vit une véritable guerre civile, tandis que les immenses ressources naturelles du sous-sol sont détournées par les généraux qui tirent les ficelles du pouvoir. Les citoyens, eux, subissent régulièrement pannes d'électricité et coupures d'eau.
En Tunisie, véritable dictature déguisée, la constitution a été modifiée pour permettre au président Ben Ali de se représenter une quatrième fois.
Les pays du Machrek et du Golfe
La Libye reste sous le joug du colonel Kadhafi. L'Égypte, quant à elle, est considérée comme le « léche-cul » des Américains, vivant de leurs dons. La Turquie marchande son honneur pour des milliards. La Syrie mériterait un prix Nobel pour avoir créé un nouveau système politique : la république héréditaire, où le père du président actuel lui a légué sa place à sa mort.
L'Arabie saoudite, au début de la crise irakienne, avait pris une position favorable à l'Irak. Mais voyant que ses « frères » ne la suivaient pas, elle a préféré penser à sa propre survie et à ses intérêts.
Quel avenir pour les pays du Golfe après le pétrole ?
Les différents émirats du Golfe se font exploiter leur pétrole par les États-Unis. Le Koweït paie les Américains pour le protéger de l'Irak, ce qui a permis aux États-Unis d'installer leurs forces dans la région. Qui sait quand ils se retireront ? Peut-être quand il n'y aura plus de pétrole.
Ces pays comme le Koweït, le Qatar ou Dubaï sont très riches et dilapident leur argent dans les boîtes de nuit du sud de l'Espagne et en constituant des collections de voitures de luxe, au lieu de développer leurs économies au-delà du pétrole.
Dans 50 ans, quand il n'y aura plus de pétrole, que feront ces pays ?
Le déclin d'une civilisation autrefois glorieuse
Voici la réalité du monde arabe qui, après avoir dominé le monde avec ses savants, ses poètes et ses armées, a sombré dans le déclin après une période d'euphorie qui dura une dizaine de siècles. Aujourd'hui, il a perdu son honneur, sa dignité et son amour-propre, remplacés par la cupidité, l'égoïsme et l'absence de moralité.