
Le monde et les relations internationales, c'est comme une famille. Laissons de côté l'Océanie et l'Antarctique, qui ne sont pas au cœur du débat ici présent (pour l'instant !).

L'Europe : le grand frère aux principes
Le type pas trop mal, avec quelques défauts — il profite des plus faibles — mais qui s'en sort toujours bien grâce à ses qualités : de bons principes en général.

Les États-Unis : le frimeur fortuné
Le frimeur qui utilise ses sous et ses gros bras pour se faire respecter. (L'Amérique du Sud, c'est un peu comme l'Afrique, mais bon, c'est trop long et ce n'est pas le sujet.)
L'Asie : le frère craint mais exploité
Le type un peu faible, mais dont on a peur car il peut faire mal — la bombe atomique est en possession de quelques pays d'Asie. Il n'a pas de chance : on l'aide un peu, tout en lui soutirant beaucoup d'argent.
L'Afrique : le premier fils rejeté
Le premier fils, qui semble ne ressembler ni au père ni à la mère. Rejeté par les autres continents, à qui on soutire le maximum de « tunes » sans scrupules, tout en sachant qu'il n'aura pas assez d'argent pour manger à sa faim à la fin du mois. C'est le boulet qui n'aide jamais personne en prétextant qu'il est fauché.
Le frère handicapé à la suite des maltraitances de ses petits frères Europe et Amérique...

Pourquoi l'Afrique part-elle avec un handicap ?
La Traite des Noirs et le colonialisme ont signé l'arrêt de mort économique des pays avant qu'ils n'aient vu le jour. À cause des spécialisations, des cultures du produit unique : « à tel pays, tel fruit, car nous possédons plusieurs pays donc on fait comme on veut ».
Mais une fois l'indépendance proclamée, le pauvre pays d'Afrique ne dispose que d'un seul produit à vendre du fait de la spécialisation imposée par l'ancien colonisateur. Doté d'une économie fragile, il ne peut pas marchander et doit vendre sa seule culture au prix que l'acheteur décide.
Qui sont ces acheteurs ? Une poignée d'Américains et d'Européens qui s'entendent pour boycotter le produit unique du pays si celui-ci fixe le prix trop haut. Donc, malgré l'indépendance, ces pays restent sous la domination de leurs anciens « propriétaires ».
Seuls quelques pays prennent le risque de la reconversion. Comme un type fauché qui joue sa vie au casino : en cas d'échec, il faut imaginer la crise nationale.
Racisme et indifférence face à l'Afrique
Donc, quand un frère a des ennuis, on l'aide. Sauf quand c'est cet « enfoiré » d'Afrique. Quel con, vraiment, d'être pauvre, en guerre, affamé... et noir en plus ! On va certainement pas l'aider.
Vous vous rendez compte qu'il y en a qui préfèrent donner pour l'Asie car ils « préfèrent » l'Asie ? C'est immonde. Mais soit on est raciste dans ce monde, soit on ignore l'Afrique — ce qui revient un peu au même : le non-amour, le non-respect de concitoyens du monde.
Humph... Et si vous pensez que je ne souhaite pas que l'Asie soit aidée financièrement, ne vous fatiguez pas, c'est tout simplement l'inverse : je veux que tous ceux qui sont dans le besoin soient aidés ! Pas qu'eux !