
L'île-hôtel : un cocon originel au milieu de l'océan
Une île, un hôtel. Comme une sorte de cocon originel, d'appropriation privilégiée d'un coin d'océan. Une géographie idéale pour restaurer les sentiments d'intimité, de sérénité et de sécurité.
Une île pour soi. Avec l'océan pour unique témoin et des nuées d'oiseaux de mer pour seuls voisins. Le tout, dans une ambiance nature, silence et authenticité propre à réconcilier avec les fondamentaux du voyage. À l'heure où le monde peine à désigner ses havres de sérénité, les vacances ne dédaignent pas ce romantisme du jardin d'Éden enfin retrouvé.
Ces terres, propriétés de leurs seuls résidents entourés d'une poignée d'habitants, composent une géographie idéale pour restaurer les sentiments d'intimité, de sérénité et, désormais, de sécurité. Voilà des vertus qui en appellent à une certaine plénitude. Elles suggèrent les prémisses du bonheur.
Où trouver ces îles privées dans le monde ?
Par chance, ces morceaux de terre ancrés au large des côtes et dotés d'un hôtel — un seulement — flottent sur tous les océans de la planète. Les vacances s'y conjuguent donc au gré de n'importe quel tempérament. Les modernes Robinson, séduits par cette variation amoureuse, ont l'embarras du choix : version tropicale ou gros temps, façon chambre toute simple ou palace pieds dans l'eau.
Par exemple, cinq îles de Bretagne cultivent cette précieuse alchimie. Tout comme plusieurs joyaux des Seychelles et des Caraïbes, des Maldives, d'autres au large de Madagascar, en Polynésie française… Quelle que soit la latitude de ces escales, le programme y demeure invariable.
Explorer son île : faire le tour du propriétaire
D'abord, faire le tour du propriétaire. Par chance, la plupart des îles-hôtels couvrent une superficie tellement modeste que la découverte n'exige, au pire, qu'une poignée d'heures. À moins d'insister sur la malice des marées qui bouleversent au quotidien la géographie de Chausey (îles Anglo-Normandes), de buter sur les murailles vertes de la jungle tropicale — banians, filaos, eucalyptus — qui ferment une partie de Frégate (Seychelles), ou de se perdre dans les détours de corail qui entourent Tikehau, la belle polynésienne.
Savourer la solitude : seul au monde
Ensuite, savourer jusqu'à l'excès le sentiment d'être, enfin, seul au monde. Ou presque. Juste entouré des autres clients de la maison, éventuellement des habitants de la ferme voisine. Mais toujours, avec l'impression d'être devenu le maître en son royaume, de choisir la promenade ou « sa » plage du jour, sans que personne trouve à y redire.
Et ne pas oublier la possibilité d'admirer son territoire depuis le large (Arz, toute proche des Glénans), de filer pour une partie de pêche au gros (Denis ou Alphonse, aux Seychelles) ou de plonger dans un aquarium grandeur nature (toutes les îles des Maldives et de Polynésie).
Nuit sur l'île : s'enivrer de silence et d'immensité
Ultime plaisir des sens, à savourer une fois la nuit tombée : s'enivrer de silence et d'immensité. Sitôt abandonnés par leurs visiteurs, ces lieux sont restitués à leur état naturel. À coup sûr, la tranquillité de la nuit tropicale, égayée de millions d'étoiles, promet des souvenirs définitifs, surtout lorsqu'ils sont partagés main dans la main. Les ambiances plus toniques (Bretagne, Irlande, Écosse…) ne sont pas en reste lorsque gronde l'Atlantique livrant des assauts d'écume.
S'offrir une pause à l'écart du monde
Reste à chacun le devoir d'imposer sa marque personnelle à ces séjours rares. Outre les plaisirs annoncés, une île avec son hôtel, c'est aussi une manière de se retrouver. Soi-même comme à deux. C'est surtout s'offrir une pause à l'écart du monde dans un cocon qui se moque bien des repères ordinaires : heure, circulation, codes… Comme la promesse d'une vie nouvelle. Chiche !