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Le Proche-Orient a-t-il un avenir ?

Depuis cinquante ans, le Proche-Orient est déchiré par un conflit majeur. Accords d'Oslo, feuille de route : la paix entre Israéliens et Palestiniens reste-t-elle possible ?

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Conflit israélo-palestinien : cinquante ans d'histoire

En cinquante ans, par deux reprises, on a cru voir poindre la paix. D'abord avec les accords d'Oslo (1993), puis plus récemment avec la feuille de route (juin 2003).

Depuis 1948 et la création de l'État d'Israël, la situation semble au point mort. La violence demeure la seule réponse. Mais le manque de volonté des deux partis n'arrange guère les choses.

Yasser Arafat : artisan de paix ou de « contre-paix » ?

Yasser Arafat, chef de l'Autorité palestinienne, est-il un artisan de la « contre-paix » ? Lui qui fut le Che Guevara de son pays n'a vu que peu la situation évoluer. Il a mené toutes les guerres, créé des mouvements (Fatah, OLP) pour la libération de la Palestine. Il a même participé au dialogue avec Israël pour la paix (1993-1995).

Mais aujourd'hui, sa position est désignée comme terroriste. Les questions légitimes : a-t-il de l'autorité sur les groupes armés ? A-t-il des liens avec eux ? Veut-il vraiment la paix ?

La politique israélienne sous Ariel Sharon

Du côté israélien, le tableau n'est guère plus brillant. Ariel Sharon, Premier ministre, mène une politique qui ne fait qu'alimenter le mécanisme de la terreur : occupation permanente des territoires palestiniens et construction du « mur de la honte », malgré les 178 votes « contre » de l'Assemblée de l'O.N.U.

Un territoire aux racines historiques complexes

Il faut reconnaître que la situation est ambiguë : à qui appartiennent ces terres ? Un peu à tout le monde, en réalité, tant les trois religions monothéistes y sont présentes. L'histoire est chargée et complexe.

Le clivage Israël-Palestine reste profond, même si 6 % de la population israélienne subit le chômage. Israël ne tiendrait pas sans la « perfusion U.S.A. », mais conserve néanmoins un fort P.I.B.

Que penser d'un pays tourné vers la guerre, capable de dépenser des milliards en armement (fourni par M. Bush), mais impuissant face aux problèmes vitaux nationaux ?

Une région sans ressources, un tourisme effondré

Qu'y a-t-il à exploiter ? Rien, la région est désertique. Pendant une décennie (1975-1985), le tourisme fut une manne économique, vite perdue à cause de la violence. Même les plus croyants ne se rendent plus dans la ville sainte.

Le contraste saisissant entre Israël et les territoires palestiniens

Israël n'est pas à plaindre quand on observe les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les Palestiniens et le contraste frappant avec le capitalisme israélien. Un déséquilibre qui interpelle.

Le manque d'eau potable est ravageur dans la bande de Gaza (seulement 30 % de la population y a accès). Les jeunes Palestiniens n'ont accès à l'école que selon l'humeur de l'armée israélienne.

La paix : seule issue pour le Proche-Orient ?

La seule porte de sortie reste la paix. L'idéal serait un État commun, des frontières inexistantes, des accords économiques. Utopie ou lointain avenir ? La question habite chaque fervent partisan de la paix.

Mais tant qu'il y aura des dirigeants incompétents au pouvoir tels que M. Sharon et Arafat, la lumière au bout du tunnel restera invisible.

Le rôle des États limitrophes

Il faut aussi que les États limitrophes se montrent moins hostiles. Le Liban reste sur ses positions et ne semble pas vouloir « collaborer » avec l'ennemi. La frontière Liban-Israël reste sous tension et surveillance internationale (casques bleus).

La Jordanie démocratise les relations et les échanges, mais le temps doit faire son œuvre : on ne peut pas changer des convictions du jour au lendemain.

L'Égypte reste la meilleure élève malgré son passé chargé avec Israël (guerre du Sinaï en 1973). Elle est la seule à compter un chef d'État qui a serré la main d'un ministre israélien (1978), ce qui provoqua des heurts avec ses compatriotes et ses voisins arabes.

L'impact de la chute de Saddam Hussein

La chute de Saddam Hussein soulage Israël. On se souvient des missiles lancés sur Tel-Aviv en 1991 lors de la guerre du Golfe. Il représentait une épée de Damoclès permanente prête à frapper. Mais cela n'a pas tout résolu : les intérêts israéliens restent très menacés dans le monde.

Conclusion : le rôle déterminant des États-Unis

C'est triste à constater, mais les seuls capables de changer la situation restent les États-Unis et leur influence grandissante, mondialement reconnue.

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iznailloz
iznailloz @iznailloz
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