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Le Ku Klux Klan

Fondé en 1866 après la guerre de Sécession, le Ku Klux Klan est une organisation raciste prônant la suprématie blanche. Retour sur son histoire sanglante, ses crimes et son idéologie haineuse.

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Origines et symboles du Ku Klux Klan

Fondé après la guerre de Sécession en 1866, dans le sud des États-Unis, le Ku Klux Klan prône la suprématie blanche au nom de Dieu et de la nation. Son symbole est une croix représentant le sang du Christ versé pour la race blanche. Le Klan organise des rencontres présidées par des « magiciens impériaux ».

Le KKK et la propagande sur Internet

Le Klan prend de plus en plus d'essor grâce à la propagande sur Internet : on y trouve même des mots croisés et des croix gammées que les enfants peuvent colorier à volonté.

Le KKK a été accusé de nombreux meurtres. Les membres sont souvent fiers de tuer pour la race et ne regrettent pas leurs actes.

Une jeune femme déclare en parlant de sa fille :

« Si ma fille sortait avec un Noir, je la battrais jusqu'à ce qu'elle comprenne que les Blancs ne doivent pas se mélanger avec des Noirs. »

Mais pourquoi tant de haine envers les Noirs ? Un membre explique :

« Ils sont d'une couleur différente de nous, ils prennent le travail destiné aux Blancs et ils consomment de l'alcool et de la drogue. »

L'histoire du KKK : de 1865 à aujourd'hui

Le but du KKK est d'arriver un jour au pouvoir. De 1865 à nos jours, le Ku Klux Klan et les groupes apparentés ont provoqué la mort de plus de dix mille personnes. Essentiellement racistes, les hommes du Klan organisent, au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, des exécutions orchestrées par de macabres mises en scène. De nos jours, ils se mêlent volontiers à des groupes paramilitaires d'inspiration nazie.

La naissance du Klan en 1865

En 1865, l'abolition de l'esclavage et l'octroi du droit de vote aux Noirs provoquent la fureur des Blancs du Sud. Le 6 mai 1866, un petit groupe d'anciens officiers confédérés met sur pied le Ku Klux Klan, une organisation destinée à terroriser les gens de couleur. Commencent alors les défilés nocturnes à cheval, les hommes vêtus tout de blanc, portant de longues tuniques et de grandes cagoules qui dissimulent les visages. Arborant d'immenses crucifix, les membres du Klan se saisissent de personnes de couleur, les flagellent, les émasculent, éventrent les femmes enceintes, pendent leurs victimes, les brûlent vives ou encore les achèvent d'une balle dans la tête. Notables respectés dans la vie quotidienne, ils se transforment en « chevaliers » la nuit sous les ordres de leur chef, un « magicien impérial ».

Le renouveau de 1915

En 1915, à Atlanta, capitale de l'État de Géorgie, une quinzaine de personnes redonnent à l'organisation une existence officielle. Désormais, le Klan ne s'en prend plus officiellement à la minorité noire : il prétend défendre les « vraies valeurs » de l'Amérique traditionnelle, puritaine et patriote, contre les vagues massives de nouveaux immigrants — Italiens, Russes, Polonais ou Juifs.

Dès 1919, le Klan revendique 7000 membres. Il lutte contre les communistes, les Noirs, les catholiques, les Juifs et tous ceux qu'il considère comme immoraux (alcooliques, homosexuels, incroyants).

L'apogée des années 1920 et le déclin

Dans les années 1920, le mouvement devient une force politique notable : il compte 5 millions d'adhérents en 1925. Son action dépasse les limites traditionnelles du Sud et il exporte ses lynchages dans l'ensemble du pays. Affaibli dans les années 1930 et 1940 par de nombreux procès et des scandales financiers, le Klan réapparaît ensuite en force après la Seconde Guerre mondiale. Sa xénophobie est alors exacerbée par l'arrivée de nouveaux immigrants et son racisme exaspéré par les revendications politiques des Noirs.

Le KKK et le terrorisme moderne

Dans les cérémonies nocturnes qui réunissent les membres du Klan, les crucifix réapparaissent et les lynchages redeviennent monnaie courante. En outre, une nouvelle technique, le terrorisme, s'ajoute aux pratiques traditionnelles : entre 1954 et 1966, les « Klansmen » font exploser 70 bombes en Géorgie et en Alabama, et 30 dans le Mississippi. Les églises catholiques, les sympathisants de la lutte des Noirs pour les droits civiques et les responsables syndicaux sont les principales victimes de ces attentats.

Mais l'opinion publique s'indigne de telles exactions : en 1966, le Klan, alors fort de 300 000 membres, est de nouveau rendu illégal et ses chefs sont emprisonnés.

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afgaetan
Afgaetan Moi @afgaetan
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