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Le Koweit, son origine, son histoire...

Découvrez l'histoire du Koweït : géographie, économie pétrolière, et les détails de l'invasion irakienne et de la guerre du Golfe.

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Pour ceux qui ne sont pas au courant, le Koweït est un petit pays, peu peuplé, situé à l'extrême nord-est de la péninsule Arabique, sur le golfe Persique. Il est bordé par l'Irak au nord et au nord-ouest et par l'Arabie Saoudite au sud et au sud-ouest. Le Koweït est un pays désertique au climat inhospitalier.

Géographie et politique du Koweït

Le Koweït est une monarchie constitutionnelle dirigée par la famille Al-Sabah. Le Premier ministre est nommé par l'émir. La Constitution, entrée en vigueur en 1963, établit une Assemblée nationale composée de 60 membres. Seuls les hommes âgés de plus de 20 ans et nés dans le pays, ou naturalisés après 20 ans de résidence, possèdent le droit de vote.

Protectorat britannique depuis 1899, le Koweït obtient son indépendance en 1961. La Compagnie pétrolière koweïtienne est officiellement nationalisée en 1975, et l'État contrôle aujourd'hui toute l'industrie pétrolière du pays.

En 1976, l'émir suspend une partie de la Constitution et, en 1986, il dissout l'Assemblée.

L'invasion irakienne et la guerre du Golfe

En juillet 1990, l'Irak accuse le Koweït de ne pas respecter les quotas de production de pétrole et d'exploiter un gisement ne lui appartenant pas. Les forces irakiennes se massent à la frontière entre les deux pays et, le 2 août, l'Irak envahit le Koweït, prend la capitale et renverse le gouvernement. Une semaine plus tard, le Koweït est annexé. Après une guerre éclair menée par les États-Unis et leurs alliés, l'Irak se retire le 25 février 1991. Les dirigeants koweïtiens en exil en Arabie Saoudite rentrent au début du mois d'avril. De nouvelles élections ont lieu en octobre 1992.

Économie pétrolière et ressources du Koweït

Le Koweït est l'un des pays les plus riches du monde en termes de Produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant. L'essentiel de sa richesse, toutefois, est concentré entre les mains de la famille des Sabah, qui dirige le pays.

Le Koweït dépend presque exclusivement de la production pétrolière pour son développement interne et ses devises étrangères. Ses principaux clients pour le pétrole brut sont la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, Singapour, le Pakistan et les États-Unis.

Parallèlement à l'accroissement des revenus pétroliers au cours des années soixante-dix, le volume des importations a sensiblement augmenté, et le gouvernement a entrepris de vastes projets de développement industriel et de construction.

L'industrie produit du ciment et d'autres matériaux de construction, des produits pétrochimiques et plastiques, et possède un secteur de construction navale développé.

Le Koweït manque de terres arables et de réserves en eau douce, et dépend donc fortement de ses importations alimentaires. La monnaie officielle est le dinar koweïtien.

Pourquoi l'Irak a-t-il envahi le Koweït ?

Épuisé par un conflit de sept ans avec l'Iran, le régime de Saddam Hussein joue un coup de poker en envahissant le Koweït le 2 août 1990. Il poursuit trois objectifs :

  • financier : Le Koweït représente 122 milliards de capitaux investis en Occident qui lui ont rapporté, en 1989, 9 milliards de dollars d'intérêts, plus que les revenus du pétrole.
  • pétrolier : Ajouter les richesses koweïtiennes aux siennes, c'est se placer à la tête de 19 % des réserves mondiales de pétrole et peser avec force sur les décisions de l'OPEP.
  • stratégique : L'ancienne revendication d'un large accès au Golfe avec, notamment, les îles de Warba et de Boubiane dont le contrôle permettrait à l'Irak de créer un véritable port de mer et d'exploiter le Chatt al Bassora, alternative au Chatt al Arab rendu inutilisable par les combats avec l'Iran.

Mais l'Irak commet une erreur : ne pas compter sur la réaction des États-Unis déterminés à réaffirmer leur prédominance mondiale. Le Golfe arabo-persique représente alors la région idéale par ses ressources énergétiques (65 % des réserves mondiales de pétrole), par son attrait économique offrant de larges débouchés à l'économie américaine, et stratégique.

Chronologie des opérations militaires

  • 5 août 1990 - 24 février 1991 : Les États-Unis et leurs alliés rassemblent sur la péninsule Arabique plus de 700 000 soldats de 26 pays, 4 000 chars et 1 500 avions.
  • 14 août 1990 - 28 février 1991 : Le blocus maritime de l'Irak et du Koweït est assuré par 65 bâtiments alliés, dont 8 porte-avions.
  • 17 janvier - 23 février 1991 : Offensive aérienne alliée. Bombardements massifs sur le potentiel militaire et économique de l'Irak et sur ses troupes au Koweït.
  • 24-28 février 1991 : Offensive terrestre alliée.

Bilan humain et conséquences géopolitiques

Au total, depuis le 5 août 1990, les pertes alliées s'élèvent à 466 morts, celles de l'Irak entre 170 000 et 250 000 civils et militaires.

L'essentiel des infrastructures irakiennes a été détruit et, en 1999, l'Irak n'a toujours pas retrouvé ses capacités de production pétrolière d'avant-guerre.

Les États-Unis sont les grands gagnants de cette guerre, resserrant leur contrôle sur le pétrole et sur les régimes arabes de la région.

Mais le conflit ne s'est pas arrêté à la signature du cessez-le-feu. Depuis, les affrontements entre troupes alliées et irakiennes n'ont jamais cessé.

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