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Le désert du Kalahari

Explorez le désert du Kalahari, vaste région semi-aride d'Afrique australe de 700 000 km², berceau du peuple Bochiman et de ses traditions millénaires.

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Le désert du Kalahari est voisin du désert du Namib, situé en Afrique australe. Il déborde des limites du Botswana et couvre une superficie de 700 000 km², formant une vaste cuvette couverte de sable rouge où s'élèvent des dunes fixées pour la plupart par la végétation. Le Kalahari n'est pas un véritable désert, mais une région semi-aride située en bordure d'un désert. Au nord-ouest, il existe une zone de marais régulièrement inondés par le fleuve Okavango, qui provient d'Angola et répand ses eaux dans un véritable delta intérieur.

Les Bochimans : peuple ancestral du Kalahari

Le Kalahari est habité par les Bochimans, au nombre d'environ 50 000. Ceux-ci vivent en petits groupes, se nourrissant de tubercules (organes souterrains épaissis par l'accumulation de réserves), d'insectes, de miel et de gibier capturé.

Ils sont organisés en bandes d'une dizaine de familles. Habituellement, un homme n'a qu'une femme, mais si son frère meurt, il est tenu de subvenir aux besoins de sa belle-sœur et de ses nièces et neveux. Il vit alors avec ces deux femmes. Les Bochimans entretiennent des rapports très formels avec leurs parents et observent des règles strictes d'étiquette. Les cases familiales sont groupées, mais les entrées sont disposées de telle sorte que les parents ne peuvent regarder dans les huttes de leurs enfants mariés. Les veufs et les hommes célibataires dorment sous des arbres en plein air, même pendant les mois d'hiver.

Chaque bande de Bochimans est menée par un chef héréditaire disposant de pouvoirs limités. Les groupes ne sont pas politiquement liés, mais unis par un réseau de liens de parenté. Ils portent peu de vêtements, seulement un cache-sexe en peaux d'animaux décoré de motifs en coquilles d'œufs d'autruches. Ils portent également des sandales en peau d'oryx, une antilope aux cornes fines très longues et à peine incurvées.

Les membres d'un village sont liés par des relations de parenté ou d'alliance. Ces liens ont un caractère social : ils portent le même prénom et n'ont pas de nom de famille. Ils ont un talent particulier pour peindre et tracer des images sur les parois de leurs grottes.

Rites et croyances traditionnels

Dans les sociétés bochimanes, on observe d'importants rites de passage, notamment l'entrée des jeunes dans l'âge adulte. Le but de l'initiation est de marquer le corps par la souffrance. Les jeunes sont mis à l'épreuve du courage personnel : le silence. Par ce rituel, la société imprime sa marque sur le corps des jeunes, signifiant : « Tu es des nôtres, et tu ne l'oublieras pas ». Ce rituel est aussi une pédagogie transmise du groupe à l'individu.

Un autre rituel majeur est celui de la guérison collective. Il constitue l'événement central de leur culture et peut être considéré comme le symbole de leur société, dans la mesure où son équilibre repose sur la bonne santé de ses membres.

Les Bochimans croient en l'existence d'un Dieu créateur du monde. Il leur a enseigné comment vivre et leur a donné des chants de guérison.

Les Bochimans pratiquent également une sélection à la naissance : ils abandonnent les enfants dont les mères meurent en couches, ceux qui ne peuvent être allaités par une tante, ainsi qu'un jumeau sur deux.

Habitat et abris traditionnels

L'habitat bochiman a une structure très simple. C'est un abri temporaire qui prend plusieurs formes :

  • Installations sous les branches d'un arbre
  • Trous superficielles dans le terrain sableux, parfois recouvertes de sable ne laissant dépasser que la tête pour être à l'abri du vent froid de la nuit
  • Simple écran de branchages contre le vent
  • Huttes de branchages surmontées d'un toit d'herbe en forme de demi-cercle
  • Grottes

Économie de subsistance et mode de vie

Les Bochimans ont une économie de subsistance qui parvient tout juste à nourrir ses membres et qui se trouve à la merci d'une catastrophe naturelle (inondation, sécheresse). Les femmes cueillent des plantes et des fruits sauvages qui constituent la plus grande partie de la nourriture. Les hommes complètent ce régime alimentaire en chassant des animaux à l'aide d'arcs légers et de flèches à pointes d'os empoisonnées. Pendant l'hiver, quand la quantité de nourriture diminue, les familles du groupe se séparent.

Climat et saison des pluies

Bien que traversé par le tropique du Capricorne, le Botswana connaît un climat variable. En hiver (fin mai à août), les jours sont clairs, chauds et ensoleillés, les nuits fraîches à très froides. Ce pays constitué essentiellement de déserts possède, entre novembre et mars, une saison des pluies très marquée : averses et orages apportent alors l'eau si précieuse qu'elle a donné son nom à la monnaie nationale (la pula : la pluie).

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