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Monde

La violence au Maroc

Une analyse des contradictions du système judiciaire face à la criminalité et de l'approche biologique des comportements délinquants au Maroc.

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La justice face à la criminalité au Maroc

Une contradiction singulière règne en ce monde : le juge, d'un côté, sépare en quelque sorte le délinquant du délit, pour prononcer comme si le délit était un fait complet à lui tout seul et comme s'il formait, dans la vie de l'agent, un incident dont il n'y aurait pas à craindre la répétition. Le criminel, d'un autre côté, fait tout ce qu'il peut pour prouver au juge précisément le contraire — par la rareté du repentir, par l'absence du remords, par la récidive répétée qui va de 30 à 55, voire 80 %. Ce qui n'est pas sans péril et sans dépense pour la société, ni sans humiliation pour cette malheureuse justice, qui devient trop souvent un jeu d'escrime illusoire contre le crime.

Les causes des contradictions judiciaires

Les causes de ces contradictions continuelles sont multiples : les législateurs, les philosophes, hommes dont l'âme est nourrie des spéculations les plus sublimes de l'esprit humain, jugent les autres d'après eux-mêmes. Répugnants au mal, ils croient que tous y répugnent ; ils ne veulent, ni ne peuvent descendre des nébuleuses régions de la métaphysique au terre-à-terre humble et aride des maisons pénales. De son côté, le juge succombe tout naturellement à ces préoccupations momentanées, communes à nous tous dans les vicissitudes de la vie.

Pour résoudre le problème s'il existe ou non une vraie nécessité dans le crime, et si l'homme criminel appartient à un monde tout à lui, il fallait laisser de côté toutes les théories philosophiques et étudier, en somme plus que le crime, les criminels.

Approche biologique et sociale de la délinquance

Il faut saisir que c'est justement dans cette tare biologique, sociale et familiale, qui rend durables et perpétue les penchants embryonnaires vers le crime, que réside la nature tératologique et morbide du criminel-né. Cette connaissance ne saurait s'obtenir qu'au moyen de recherches patientes et complètes sur les conditions matérielles et morales de ces criminels, sur leurs facultés intellectuelles, sur leurs dispositions naturelles, comme sur l'éducation qu'ils ont reçue.

L'incapacité de coordination de l'activité musculaire est nommée par la médecine : ataxie. Celle-ci est donc chez l'enfant l'état naturel et sain. Et cette même ataxie est une maladie grave quand elle apparaît chez l'adulte.

Dégénérescence et atavisme criminel

Le côté maladif de la dégénérescence consiste précisément en ce que l'organisme dégénéré n'a pas la force de gravir jusqu'au niveau d'évolution déjà atteint par l'espèce, mais s'arrête en route à un point quelconque, situé plus ou moins bas. La rechute du dégénéré peut aller jusqu'à la profondeur la plus vertigineuse.

À l'objection, très juste, que les anomalies atavistiques ne se rencontrent pas toutes avec la même abondance dans les races les plus sauvages, mais qu'elles sont néanmoins plus fréquentes chez elles que chez les peuples plus civilisés, les anthropologues devraient mieux méditer et avertir les autorités.

L'apport du DNA profiling

Du reste, sans répéter que la maladie des bourreaux bien souvent obscurcit toute trace d'atavisme, il faut se souvenir que, quand on veut retrouver les lois de l'atavisme dans les phénomènes humains, on peut utiliser le DNA profiling.

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Mehdi Alami @mehdialami
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