
La guerre en Irak se termine par une victoire américaine. À travers ce conflit, George W. Bush a réaffirmé le statut de « gendarme du monde » au prix de nombreuses victimes, mortes dans les bombardements ou par famine. De plus, cette guerre a engendré de graves crises humanitaires qui seront longues à résoudre. Elle a également ralenti l'économie européenne, déjà fragilisée.
Cette offensive, qui a permis de renverser le régime de Saddam Hussein, avait pour but principal, selon le président américain, de détruire les armes de destruction massive de l'Irak.
Les troupes sur le terrain ont trouvé peu de traces de ce type d'arme, et encore moins d'armes biologiques. C'est une forme de « défaite » pour les États-Unis : la justification de cette guerre ne tient plus.
Pourquoi les États-Unis accusent-ils la Syrie ?
Le lendemain de l'annonce du retrait des flottes américaines, Colin Powell, secrétaire d'État américain, et ses collaborateurs accusent publiquement la Syrie d'abriter l'ancien dictateur irakien ainsi que ses partisans. Ils affirment détenir des preuves. Le chef du gouvernement israélien, Ariel Sharon, a réagi en demandant aux États-Unis d'exercer une pression « économique et diplomatique » sur Damas.
Syrie : quel risque pour la paix mondiale ?
Suite à ces déclarations, des réactions sont venues de part et d'autre des diplomates du monde entier. La paix et la reconstruction de l'Irak préoccupent une partie de la communauté internationale ainsi que l'ONU. Pendant ce temps, certains envisageraient-ils une action militaire contre la Syrie ? Cette interrogation peut traverser nos esprits au vu de l'actualité. Nous pouvons nous demander si ce pays figure sur la liste noire de Bush.
Nous devons, je pense, rester très vigilants face à ce début d'alerte qui pourrait rapidement bouleverser et diviser le monde. Nous avons déjà eu l'occasion de le constater lors de la Première Guerre mondiale : un événement mineur suffisait à monter les différents pays les uns contre les autres.
Exprimons notre avis et ne laissons pas les autres décider à notre place : manifestons notre rejet de la guerre. Les philosophes des Lumières combattaient la guerre il y a deux siècles et demi, mais malheureusement, elle existe toujours et ravage autant, voire plus.