
Ce jeudi 21 février, à 23h, dans le nord-est des États-Unis, se déroulait un concert de hard rock du groupe Great White. Ce groupe, moyennement connu, jouait dans des bars et discothèques en utilisant des effets pyrotechniques au début de ses concerts. Malheureusement, ce jour-là, le concert a tourné au drame : les flammes ont rapidement envahi l'édifice, majoritairement construit en bois. Le dernier bilan fait état de 160 personnes hospitalisées, dont 86 morts et des blessés en état critique. Certains spectateurs ont même cru que le feu, déclenché par l'inflammation d'un matériau isolant, faisait entièrement partie du spectacle.
Jack Russell, chanteur et leader de Great White, a déclaré dès sa sortie de la discothèque qu'il ne saurait pas quoi faire s'il y avait des morts, avant de fondre en larmes... Il ne se doutait pas que près d'une centaine de décès serait recensée...
Pyrotechnie en concert : entre spectacle et danger
Cet incident majeur nous amène à nous interroger sur l'utilisation de la pyrotechnie lors des concerts. Dès qu'on évoque ce sujet, on pense immédiatement au groupe allemand Rammstein, célèbre pour ses effets pyrotechniques impressionnants : lance-flammes projetant des flammes à quelques mètres au-dessus du public, costume s'enflammant entièrement porté par le chanteur... Même si les conditions de sécurité sont très strictes et que les effets sont minutieusement réglés par des pyrotechniciens professionnels, le risque, bien que minime, reste toujours présent.
Faut-il interdire les effets pyrotechniques dangereux ?
C'est pourquoi, en France, une loi interdit les effets pyrotechniques les plus dangereux, au grand dam des fans qui ne peuvent ainsi pas voir tout ce que leur groupe préféré peut leur offrir.
Est-ce la bonne solution ? Ou faut-il accepter toutes sortes d'effets pyrotechniques au risque de voir les incidents se reproduire ? Les gouvernements défendront la première option, tandis que les fans privilégieront la seconde... Et vous, qu'en pensez-vous ?