
Or, la vie équivaut à la nature : nous dépendons exclusivement d'elle, car toutes nos matières premières proviennent d'elle. Citez-moi, si possible, une seule chose utile pour nous que nous ayons créée sans faire appel à elle... ? Moi, personnellement, je n'en trouve pas une seule.
J'ai une certitude : il nous a fallu très peu de temps pour détruire notre environnement, à peine une cinquantaine d'années. Mais pour que les choses reviennent à la normale (quasi-impossible), il nous faudra des milliers d'années.
Quels sont les risques des bouleversements climatiques ?
De plus en plus fréquents et de plus en plus forts, ces phénomènes m'inquiètent. Je vis dans une région à très hauts risques (séismes, ouragans, montée du niveau de la mer...).
Et bien sûr, cela ne fera qu'empirer avec le temps sur toute la planète. Je pense un peu comme dans le film The Day After Tomorrow, très instructif d'ailleurs. J'en viens même à me demander s'il y a vraiment une solution. Ne serait-il pas préférable de ne pas faire d'enfants ? Imaginez-vous dans une cinquantaine d'années ce que serait la Terre. Que laisserons-nous à nos enfants ?
Les gouvernements sont-ils dépassés par les événements ?
De toute évidence, nos gouvernements sont dépassés. Ils ne savent plus trop comment gérer la situation et se retrouvent piégés dans leur propre jeu, où ils ont eux-mêmes décidé des règles. Aujourd'hui, nous payons les conséquences de nos erreurs. Certains parmi nous les avaient déjà prévenus... Mais, jouant à l'aveugle, ils ont continué de peur de grands bouleversements économiques.
De plus, notre seule préoccupation actuelle, c'est "le pouvoir", quel que soit le prix que nous devrions payer dans les années à venir au détriment de nos vies.
Faut-il redonner sa place à la nature ?
Vous me trouvez peut-être un peu abusive ou négative dans mes propos, mais la réalité est là. J'ai peur, tout comme vous. Je me sens impuissante, tout comme vous. Je ne possède pas la vérité absolue — loin de moi l'idée d'être aussi prétentieuse — mais je sais une chose : c'est que nous ne contrôlons plus rien.
Même celui qui croit qu'il y peut quelque chose est un naïf. Mais je leur dis : "soyons réalistes" et essayons de changer pour le mieux. Redonnons à la nature la place qui lui est due. On me dira "impossible" ; moi je répondrai que l'impossible n'existe que pour les faibles.