
La peine de mort est encore présente dans de nombreux pays à travers le monde, mais elle n'est pas toujours appliquée. Ainsi, beaucoup de pays, comme au Maghreb, conservent la peine de mort officiellement, mais ne l'utilisent plus depuis plusieurs années.
La peine de mort consiste par définition à exécuter une personne pour un crime ou un autre acte grave. En Europe (sauf en Biélorussie et en Russie) et dans certains pays (Canada, Australie, Afrique du Sud, etc.), cette peine a été totalement abolie dans la Constitution et dans les faits, au profit d'une condamnation à perpétuité. L'abolition de la peine de mort est même devenue un préalable à l'entrée dans l'Union européenne. Cette union pacifiste considère que la peine de mort ne peut être acceptée car elle est irréversible : une erreur judiciaire (comme on en entend parfois aux États-Unis) serait donc une catastrophe irréparable.
Pourquoi l'abolition de la peine de mort est-elle un signe de démocratie ?
De nombreuses démocraties dans le monde ont aboli la peine de mort, ce qui en fait un symbole de démocratie et de liberté. À l'inverse, un pays où les exécutions sont nombreuses sera souvent considéré comme un régime totalitaire qui cache la vérité, à l'image de la Chine qui compte pour plus de 90 % des exécutions mondiales. La Chine est un pays secret, où les opposants sont exécutés en masse. De plus, de nombreux pays continuent les exécutions de mineurs comme en Iran, en Arabie saoudite, au Soudan et au Nigeria. Abolir la peine de mort est souvent un premier pas vers la démocratie, la liberté et surtout la justice.
Quels pays démocratiques pratiquent encore la peine de mort ?
Pourtant, cette valeur démocratique de l'abolition n'est pas toujours exacte. En effet, les États-Unis (qu'on approuve ou non sa politique) sont une république démocratique et pourtant de nombreux États n'ont toujours pas aboli la peine de mort : le Texas comptabilise à lui seul la grande majorité des exécutions américaines. « Johnny Ray Conner, accusé d'avoir tué une commerçante à Houston en 1998, est devenu le 400e condamné à mort exécuté au Texas depuis 30 ans. » Le Japon, deuxième puissance économique mondiale, n'a pas non plus aboli la peine de mort.
Abolition de la peine de mort : un gage de liberté ?
À l'inverse, certains pays ont aboli la peine de mort tout en restant des régions où la liberté est inexistante. Le Turkménistan est l'exemple parfait de ce paradoxe : ce pays d'Asie centrale a connu un président totalitaire qui a coupé le pays du reste du monde et traitait honteusement ses opposants. Pourtant, ce pays tyrannique a aboli la peine de mort en 1999.
L'évolution mondiale vers l'abolition de la peine capitale
La peine de mort est un signe de modernité, et chaque année, des pays l'abolissent pour la remplacer par une « prison à vie ». En 1977, seuls 16 pays avaient aboli la peine capitale : ils sont aujourd'hui 90.
La peine de mort reste une pratique cruelle et irréversible en cas d'erreur judiciaire. La loi Badinter en France, adoptée en 1981, a bien fait d'aller contre l'opinion publique de l'époque.