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La mort et l'euthanasie

De Jankélévitch à Épicure, explorez les questions essentielles sur la mort : peur de mourir, vie après la mort, étapes du deuil et sens de l'existence.

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Comprendre la mort en philosophie

La mort est une cessation complète et définitive de la vie. Pour le philosophe Vladimir Jankélévitch, la mort est ce qui donne tant de valeur à la vie. En effet, comme nous avons conscience que nous allons mourir un jour, la vie prend tout son sens à nos yeux. Elle peut également nous apporter le bonheur, pourvu que nous l'abordions avec sérénité face à la mort.

La vie est donc le contraire de la mort : elle est l'ensemble des mécanismes qui résistent à la mort (cicatrisation, reproduction...). La mort est la règle et la vie son exception, car il y a plus de non-vivants que de vivants. La mort nous est omniprésente par différents facteurs :
- la mémoire, car nos proches sont morts avant nous ;
- l'imagination, car nous avons conscience que nous allons mourir un jour.

Peut-on apprendre à mourir ?

Non, car sur un plan scientifique, on ne meurt qu'une seule fois. Pourtant, selon Socrate, philosopher, c'est apprendre à mourir. De plus, si on admet que le temps est cyclique, on peut penser qu'après la mort se trouve une autre vie et ainsi de suite pour toutes les morts qui suivront (c'est le mécanisme de la réincarnation).

Peut-on approcher la mort sans vraiment mourir ?

On peut penser que oui, car mort et rêve sont parents. En effet, le rêve serait en quelque sorte le « petit frère » de la mort. Il est vrai que lorsque l'on dort, l'âme quitte le corps physique temporairement pour aller expérimenter les autres dimensions de la conscience. Chez les Amérindiens, le monde du rêve est antérieur et postérieur à la mort. La seule différence entre le rêve et la mort est que le rêve est seulement temporaire alors que la mort est permanente. Le rêve peut également être utilisé comme thérapie pour vaincre la peur de la mort. On peut aussi approcher la mort en essayant de communiquer avec l'esprit de ceux qui sont morts avant nous. Cela peut nous donner un aperçu de la mort, mais tout est question de croyance...

Où va-t-on après la mort ?

Les témoignages de ceux qui ont vu la mort de près (accidents, comas...) décrivent généralement des endroits fantastiques : lieux de toute beauté, vues superbes, beaucoup de lumière...

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Pourquoi a-t-on peur de mourir ?

On ne connaît pas l'endroit où l'on va après la mort. De plus, on se sent faible par rapport à elle, car on ressent la fatalité : on ne peut rien faire contre elle.

Les étapes du deuil selon Kübler-Ross

Il existe un processus de deuil avec différentes étapes. Selon E. Kübler-Ross, il y a cinq étapes dans ce processus :
- le déni : on s'imagine que la personne va revenir ;
- la colère : on se demande pourquoi la mort vient à nous ;
- le marchandage : si je prie Dieu, peut-être qu'Il m'épargnera de cette fatalité ;
- la dépression ;
- l'acceptation.

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La vision d'Épicure et Hegel sur la mort

Selon Épicure, dans son texte La mort n'est rien pour nous, la mort ne nous concerne pas et on ne doit pas s'en faire pour cette fatalité. Il pense que nous devons nous familiariser avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal réside dans la sensation ; or la mort est une privation totale de cette dernière. L'un des buts de Socrate était d'ouvrir sa vie au maximum et de restituer à l'Homme la plénitude de la vie. Le raisonnement est simple : soit nous sommes vivants et nous n'avons pas l'expérience de la mort, soit nous sommes morts et nous ne sommes plus là pour l'expérimenter. En fait, la mort ne nous concernerait pas, que l'on soit vivant ou mort. De plus, comme Épicure est matérialiste, il pense que tout est atome, que même notre âme est faite d'atomes, donc il pense qu'il n'y a aucune survie après la mort.

Pour sa part, Hegel, dans un texte nommé L'épreuve de la mort, critique totalement la thèse d'Épicure. Il est matérialiste, mais pense que ce concept a des limites. Pour lui, la mort est bel et bien présente dans notre vie et il faut s'y confronter. Être confronté à la mort permet de conquérir une grande force d'esprit. Faire face à notre fin toujours possible est une épreuve qui permet d'accéder à une force d'esprit. De plus, tout meurt : toutes les choses de la vie peuvent mourir, même notre enfance, notre adolescence. L'Homme est donc confronté à la fin en général.

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nanosuperstar
nanosuperstar @nanosuperstar
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