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Monde

La Guerre en Irak n'aura pas lieu ?

La guerre en Irak semble inévitable. Derrière les discussions diplomatiques, c'est l'appât du gain et le contrôle du pétrole qui motivent les puissances mondiales.

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La guerre en Irak est inévitable. Les discussions interminables entre diplomates ne font que la retarder, rien de plus...

La France, la Belgique et l'Allemagne s'attirent les foudres américaines, les pays arabes modèrent leurs positions mais restent pro-irakiens, les Britanniques sont déjà partis en guerre... Mais rien ne pourra empêcher ce conflit, car c'est avant tout l'appât du gain qui motive les Américains — comme il a motivé quasiment toutes les guerres sur la planète.

Pourquoi revenir sur l'histoire coloniale ?

Il y a encore 200 ans, les esclaves affluaient en masse sur les ports européens pour venir servir ceux qui les achetaient. La France, l'Allemagne, l'Espagne et d'autres se sont approprié le monde comme s'ils étaient dans un supermarché, et ont pris tout ce qui était à prendre sur les territoires occupés. Depuis, les alliances commerciales qui existent à travers le monde sont majoritairement basées sur ces anciennes frontières. Si la France aujourd'hui envoie des troupes en Côte d'Ivoire, ce n'est pas que pour des raisons humanitaires, loin de là... Les seuls à s'occuper un peu du cas extrêmement grave de l'Argentine sont les Espagnols, car il y a du pétrole, de l'uranium et d'autres ressources en jeu.

Les conflits récents et leurs motivations cachées

L'Afghanistan

La guerre en Afghanistan n'était qu'une mascarade qui a servi quasiment toutes les puissances mondiales, qui se mordaient les doigts de ne pas pouvoir contrôler le passage du plus important oléoduc d'Asie centrale. Les excuses étaient toutes trouvées : les Talibans, Ben Laden, la condition féminine... Ça faisait 20 ans que ça durait, mais l'oléoduc, lui, est plus récent, et ça les a réveillés.

La Yougoslavie (Serbie, Croatie)

Le génocide humain a gêné tout le monde, mais surtout il s'agissait d'avoir des positions en Europe de l'Est, pôle économique en pleine émergence, de pouvoir y installer des bases pour ses avions et ses soldats, et de récupérer des contrats cruciaux de tous types à l'heure de la reconstruction.

La Colombie

Terrible pays, celui-là. Personne n'ose vraiment s'y frotter : beaucoup trop d'argent en jeu avec la drogue pour pouvoir se permettre d'éradiquer toutes les formes de corruption et de faire cesser les 3 000 enlèvements annuels. Rappelez-vous Ingrid Betancourt : formidable femme, très honnête, courageuse, intelligente... Bon, c'est dommage, elle s'est fait capturer, c'est horrible, mais on va quand même pas aller la chercher là où elle est, on serait obligé de faire une guerre contre tout le reste... Mais bon, de toute façon, ce n'est pas du terrorisme, les barons de la drogue. Ils font pas péter des bombes sur les gratte-ciels, et ils ne commettent pas d'attentats un peu partout. Alors, ils sont « réglos », quoi...

La Corée du Nord

Bah pourquoi faire aller là-bas ? Non, on leur tape sur les doigts gentiment, on laisse les gens crever dans la misère et on s'indigne qu'ils rouvrent une centrale nucléaire. Mais il n'y a pas grand-chose d'intéressant dans ce pays, et la guerre, ça coûte cher — il faut bien que ça rapporte.

Le Pakistan

Ah non, mais ça, c'était avec la guerre contre les Talibans. Maintenant, tout va très bien là-bas, bien sûr.

Les pays africains

La douzaine de pays dirigés par des marionnettes et où il y a des guerres tout le temps ? Non, mais ça va pas non, on va pas aller sauver des habitants du tiers-monde pour rien non plus ?

La Turquie

Non non, la Turquie, ça va bien. Mais on va lui trouver des problèmes, parce que dans ce coin-là, il manque quelques bases, et c'est bien placé pour ramener le pétrole en Méditerranée. Alors ils ont forcément des problèmes : ils sont à côté de l'Irak, ils sont musulmans, ils sont en très grand danger les Turcs, il faut les protéger.

Bon, je crois que l'on peut arrêter là la liste. Les exemples ne manquent pas, de toute façon...

Irak : le pétrole au cœur du conflit

Pour en revenir à l'Irak, Saddam Hussein, ça fait des dizaines d'années qu'il laisse crever les Irakiens. Mais le prix du baril de pétrole monte, et il s'agit de pouvoir contrôler ce prix à tout prix. Ben Laden, les terroristes et tout le reste sont des excuses toutes trouvées pour remettre les pieds en Irak afin de pouvoir contrôler la production de pétrole. Et Chirac, Aznar et les autres anti-guerre veulent la même chose — on change juste un peu les termes pour rappeler aux États-Unis qu'il faudra partager le gâteau avec les autres.

C'est triste, c'est dégueulasse, c'est minable, et pourtant c'est ça la géopolitique aujourd'hui. Les peuples qui crèvent, on s'en fout — ce qui est plus important, c'est le sol sur lequel ils crèvent.

Conclusion : la fin de Saddam Hussein ?

Alors la guerre en Irak aura-t-elle lieu ? Ce qui est sûr, c'est que les jours de Saddam sont comptés...

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saarlooser
saarlooser @saarlooser
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