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L'ONU a t-elle évité une nouvelle guerre ?

L'ONU parviendra-t-elle à empêcher une guerre en Irak ? Plongée dans les tensions entre les États-Unis et le Conseil de sécurité autour de la résolution 1441 et les enjeux géopolitiques du pétrole.

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L'ONU a-t-elle évité une nouvelle guerre ? Eh bien, bien des personnes en doutent.

Origine et mission de l'ONU : garantir la paix mondiale

À l'origine, l'ONU, créée après la Seconde Guerre mondiale, avait pour but d'empêcher tout nouveau conflit en rassemblant tous les pays du monde autour d'un seul objectif : la Paix. Fondée par les « 5 Grands » (les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale : la France, la Russie (ex-URSS), la Chine, la Grande-Bretagne et les États-Unis), cette organisation semble aujourd'hui atteindre ses limites. Certains pensent même que les États-Unis, l'un de ses fondateurs, en auraient assez de celle-ci.

Pourquoi les États-Unis veulent-ils envahir l'Irak ?

En effet, depuis que les États-Unis ont exprimé leur désir d'envahir l'Irak, les tensions se sont accrues. Notons que les armées américaine et britannique prépareraient déjà le terrain en bombardant des points stratégiques irakiens. L'objectif officiel : protéger le monde de « l'axe du mal ». Mais derrière cette rhétorique se cachent peut-être des intérêts économiques dans cette région qui, ne l'oublions pas, possède la plus grande réserve mondiale de pétrole.

Le blocage au Conseil de sécurité : France, Russie et Chine s'opposent

Ce projet d'invasion s'est heurté au refus catégorique de plusieurs pays, notamment la France, la Russie et la Chine. Ces trois nations, membres permanents du Conseil de sécurité, possèdent le droit de véto en tant que membres fondateurs.

Cette opposition place les États-Unis dans une position délicate. Pour envahir l'Irak, ils doivent obtenir l'accord d'au moins 9 des 15 membres du Conseil de sécurité, et surtout éviter le véto des membres permanents. Face à cette situation, les dirigeants américains ont multiplié les arguments pour prouver que l'Irak représente un danger pour l'humanité. Ils affirment que le pays aurait reconstitué son arsenal biologique, bactériologique et probablement nucléaire depuis la fin de la Guerre du Golfe (1991-1992), et qu'il serait nécessaire de le mettre « hors d'état de nuire ».

Cependant, ces arguments n'ont pas convaincu la France et la Russie. Ces dernières souhaitent, avant toute intervention militaire, envoyer une équipe inspecter tous les sites susceptibles d'abriter des usines d'armement et des entrepôts de stockage. D'autant plus que l'Irak avait accepté le principe de ces inspections sur son sol.

Les réticences des pays arabes et la menace américaine

De nombreux pays, particulièrement les pays arabes, s'opposent à une guerre en Irak. Ils craignent qu'un tel conflit n'enflamme toute la péninsule arabique, déjà confrontée à de graves problèmes, notamment le conflit israélo-palestinien.

Toutes les propositions françaises ont été refusées par les États-Unis. Ceux-ci sont même allés jusqu'à poser un ultimatum aux États membres, les menaçant de quitter l'ONU en cas d'impasse. Une telle décision leur permettrait de mener à bien leur projet militaire. Si les États-Unis avaient réellement quitté l'ONU, cela aurait prouvé que cette organisation n'était plus apte à préserver la paix mondiale — son objectif principal — ni à empêcher les guerres.

Résolution 1441 de l'ONU : un compromis fragile

La résolution 1441 de l'ONU a finalement permis de trouver un accord entre tous les membres et a été acceptée par l'Irak. Dans cette résolution, l'Irak s'engage à laisser les mains libres à l'équipe d'inspecteurs envoyée par l'ONU. Leur mission : déterminer si le pays détient effectivement un arsenal d'armes de destruction massive — une hypothèse qui, si elle s'avérait, serait effectivement dangereuse.

Comme on dit : « il faut d'abord parler, puis si cela est inutile, il faut frapper ». Seulement, les Américains — et c'est une habitude chez eux — tendent à faire l'inverse. La résolution 1441 stipule que l'intervention militaire ne sera acceptée qu'en dernier recours.

Après les inspections de l'ONU : quel avenir pour l'Irak ?

Récemment, des inspecteurs de l'ONU sont arrivés sur place pour établir la liste des sites qui seront contrôlés par des scientifiques à partir du 8 décembre prochain. Une question demeure : si ces inspections confirment les dires de l'Irak, à savoir « qu'aucune arme, aucune usine d'armement n'est sur le territoire iraquien », les États-Unis mèneront-ils tout de même leur campagne contre « l'axe du mal » en envahissant l'Irak ? Ou — et peu de gens le croient — laisseront-ils l'Irak en paix ?

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vonpirick
vonpirick @vonpirick
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