Si j'écris ces quelques lignes, c'est pour vous faire part de mon dégoût et de ma RÉVOLTE quant à une information qui est passée aux journaux ce jeudi 10 septembre 2009 : la prétendue fugue de Julie. Cette jeune adolescente de quatorze ans a en fait été l'objet d'un enlèvement, d'une séquestration et de viols répétés. C'est tout ce que cette gamine, déjà fragile, a dû endurer cet été dans ma ville, Toulouse, la ville de mon poète de jazz préféré Claude Nougaro, pendant cinq longs jours durant sa descente aux enfers.
Pauvre gosse ! Je sais ce qu'elle a dû endurer, car moi-même j'ai été violé à l'âge de vingt ans, en 1993.
Mais comment plusieurs adultes, qui pourraient être des pères ou des mères de famille, peuvent-ils en arriver à des actes si monstrueux et ignobles ? Ils ne méritent pas de compassion ni même de pitié ; ce ne sont pas des êtres humains mais des animaux, des monstres sans aucune âme ni aucun cœur, ils n'ont aucun sentiment humain.
Le viol est un acte abominable, et c'est encore plus abominable de violenter un mineur ou de le toucher alors qu'il ne vous a rien fait !!!!!
De toute façon, malheur à celui qui blesse un enfant, comme le dit la chanson...
Mon expérience de la violence
C'est en effet abominable de maltraiter, de torturer ou de violer un enfant, perdu, éperdu, terrorisé à l'idée de se retrouver loin de ses proches. Je l'ai vécu en 1991, alors que je venais tout juste d'avoir dix-huit ans, lorsque j'ai fui Bayonne où j'avais passé mes épreuves écrites du baccalauréat, pour me retrouver perdu à Lourdes. Ce n'est pas adulte, ce n'est pas humain, c'est se comporter comme de la MERDE, ou même moins qu'une merde (car la merde a une consistance) !
Bref, c'est impardonnable. Il faut que la Justice fasse son p... de boulot et que la sanction soit la plus sévère et la plus exemplaire possible !
Réagir en adulte responsable
Quant à moi, si j'avais croisé le chemin de cette petite, je lui aurais proposé de venir chez moi me reposer et manger. Je lui aurais acheté des vêtements décents et, en découvrant son âge, j'aurais passé un coup de fil au 17 (les condés, ou si vous préférez les keufs ou la flicaille, ou alors pour rester poli, la police). J'y ai des amis suite à mes tentatives avortées de suicide, que je considère comme faisant partie du passé. Bref, je me serais comporté en véritable père de famille (si ! Si ! J'en ai l'âge, bien que je ne le sois pas encore !) et en adulte responsable, c'est-à-dire en être humain !!!
Le respect de l'autre
Car je vous l'ai déjà dit et je vous le répète, je me suis fait violer moi aussi à l'âge de vingt ans, un peu dans les mêmes conditions d'ailleurs : en suivant un inconnu qui disait vouloir m'aider dans mes difficultés et mes problèmes quotidiens. J'aurais été heureux que l'on me tende la perche ou la main à cette époque. Et suis-je devenu un violeur pour autant ? NON !
J'ai en effet hébergé courant juillet 2006 une amie qui m'est devenue une petite sœur, et je n'ai JAMAIS CHERCHÉ à abuser sexuellement d'elle, même si nous dormions ensemble dans le même lit (elle manquait à cette époque de tendresse, elle me l'avait signifié, et c'était pour répondre à ce manque). Primo, parce qu'à l'époque je croyais être amoureux d'elle et je m'étais trompé, mais même je ne pouvais concevoir de lui faire l'amour en la faisant souffrir (ce que d'ailleurs je ne conçois pour aucune femme que je puisse croiser !). Et enfin, secondo, parce que je ne conçois pas de rapport sexuel sans amour, sans un minimum de tendresse et de communication.
La destruction de l'être humain
DE TOUTE FAÇON, JE NE PUIS CONCEVOIR QU'IL Y AIT DES TARES SUR CE CAILLOU MINABLE DE PLANÈTE TERRE, DES SALAUDS INTÉGRAUX ET FINIS, QUI AIMENT FAIRE DU MAL À AUTRUI (QUI PLUS EST À DES ENFANTS OU DES ADOLESCENTS), EN LES MALTRAITANT, EN LES BATTANT, EN LES TORTURANT OU EN LES VIOLANT, BREF, EN LES DÉMOLISSANT, QUOI !!!!!!!!!
Car il s'agit bien de cela : dès que l'on commence à abuser sexuellement de quelqu'un, qui plus est fragile, on s'amuse à démolir toute une vie. On joue avec cette personne qu'on soumet à ses volontés et à son propre plaisir sexuel comme avec une vulgaire poupée Barbie que l'on écartèle, piétine ou que l'on casse ! La personne qui se fait violer comme cela n'a plus le statut d'être une personne, elle ne devient qu'un objet sexuel, une esclave de son bourreau. Elle est prisonnière des fantaisies de ce dernier, elle est, au-delà de la souffrance physique, NIÉE EN QU'ÊTRE HUMAIN, niée en tant que personne humaine !!!
Message de soutien
Enfin, *MAY THEY ALL FUCK OFF*, et s'il le faut, tuez-les tous (kill'em all !), those dicksucking lickers ! Et courage à toi, Julie, tu le mérites vraiment, petite. Je sais que c'est très dur pour toi d'avoir vécu cet enfer de cinq jours et nuits à Toulouse cet été, mais je suis de tout cœur avec toi et tout en priant pour toi. J'espère que tu vas remonter la pente.
Un futur (ex)-papa de 36 ans,
"X. " G.