
Après la Révolution française, la chute de la monarchie et la montée en puissance de la France sous Napoléon, le XIXe siècle s'ouvre en Europe.
L'Europe napoléonienne (1799-1815)
À la fin de l'année 1789, la France a annexé de nombreux territoires (Belgique, Suisse) et occupe les Pays-Bas et l'Italie. Les guerres révolutionnaires ont libéré les peuples européens de l'absolutisme, mais ont aussi favorisé le pillage de régions entières.
Les guerres napoléoniennes ont permis la construction d'un vaste empire français (130 départements). La moitié de l'Europe est sous la domination de Napoléon. Seule l'Angleterre, grâce à sa flotte de guerre (Royal Navy), résiste encore à la France.
La France transforme les pays qu'elle domine en imposant ses réformes révolutionnaires : le Code civil (ou Code Napoléon), les départements, l'égalité des droits (abolition des privilèges), la liberté et la Constitution.
La chute de l'empire survient lorsque l'empereur se heurte à la résistance des peuples européens qui se révoltent contre « le tyran de l'Europe » (notamment en Espagne et en Allemagne). Le peintre espagnol Francisco Goya, en peignant Le Tres de Mayo, cherche à dénoncer les horreurs de l'occupation française.
Le grave échec de la campagne de Russie entraîne l'abdication de l'empereur en avril 1814 : il part pour l'île d'Elbe (proche de la côte italienne). En mars 1815 et pour cent jours, Napoléon rentre en France, mais son armée est définitivement battue à Waterloo.

L'Europe des princes contre l'Europe des peuples
En 1815, les vainqueurs de Napoléon se rencontrent à Vienne lors du congrès du même nom. Ils décident de redessiner la carte de l'Europe : les vainqueurs agrandissent leurs territoires et la France retrouve ses frontières d'avant la Révolution (hormis la Savoie et les Alpes-Maritimes).
La Sainte-Alliance signée entre les monarques européens a pour but précis d'empêcher tout mouvement révolutionnaire en Europe. En voulant effacer les traces de la Révolution, le congrès de Vienne n'a pas tenu compte des souhaits des peuples européens : seul le droit des princes a été mis en avant, c'est le retour de l'absolutisme partout en Europe.
Au printemps 1848, une nouvelle vague révolutionnaire secoue l'Europe. Elle commence à Paris en février où une nouvelle République remplace la monarchie de Louis-Philippe (le dernier roi de France). Cette vague révolutionnaire s'étend dans toute l'Europe. Dans l'Empire d'Autriche, les révolutions prennent la forme de mouvements libéraux en lutte contre l'absolutisme, mais aussi de mouvements nationaux (Hongrois, Italiens). Mais le « printemps des peuples » ne dure pas : les révoltes sont matées dans le sang. L'ordre règne à nouveau et il faudra attendre la Première Guerre mondiale pour que les États européens deviennent enfin libres.

La révolution industrielle en Europe
La fin du XIXe siècle est marquée par deux révolutions industrielles qui ont permis une forte croissance de l'économie.
La première révolution industrielle concerne essentiellement le Royaume-Uni dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Elle a été permise grâce aux profits tirés de l'agriculture et du commerce, et repose sur le charbon ainsi que sur la machine à vapeur mise au point par James Watt en 1769. De nouvelles machines dans les secteurs du textile et de la sidérurgie sont développées. C'est l'apparition des « pays noirs » comme le Pays de Galles.
Cette révolution s'étend à d'autres pays beaucoup plus tardivement, au milieu du XIXe siècle.
La deuxième révolution industrielle commence vers 1880 et repose sur de nouvelles sources d'énergie : le pétrole et l'électricité. C'est aussi l'époque du développement de l'automobile, de la chimie et des machines-outils.
La révolution industrielle a définitivement changé le monde en divisant la société en deux classes : les ouvriers et la noblesse.