
L'Égypte, l'une des merveilles du monde et de l'humanité, continue d'attirer les touristes pour ses mythes et de fasciner les plus grands archéologues, et ce malgré le climat d'insécurité qui y règne.
Économie égyptienne : entre dépendance au tourisme et crises successives
Économiquement, l'Égypte dispose de peu de ressources. Toute son économie repose sur le tourisme et les activités commerciales liées au canal de Suez et à Port-Saïd. Ce pays a tout de même connu son âge d'or dans les années 1930 et 1940, marqué par une effervescence culturelle remarquable.
Les conséquences des attentats perpétrés dans les années 1990 contre des touristes, ainsi que l'attentat déjoué à Addis-Abeba contre Moubarak en 1995, ont porté un coup dur à l'économie égyptienne.
La reconnaissance d'Israël : un pari risqué pour l'Égypte
Quoi qu'on puisse dire, l'Égypte paie le prix d'avoir reconnu Israël. Elle continue de payer tant que la politique extérieure de Moubarak s'efforce d'établir un dialogue entre Palestiniens et Israéliens. Un acte courageux, car aucun pays arabe ne serait prêt à s'y risquer, à commencer par l'Arabie saoudite.

L'influence de l'Arabie saoudite sur la politique égyptienne
L'Arabie saoudite exerce un contrôle sur la politique de Moubarak par le biais de l'université Al-Azhar, formation d'imams extrémistes et organisation de terreur pour les intellectuels qui n'échappent pas à sa charia. Le Soudan, très proche des Saoudiens et ennemi juré de l'Égypte, constitue un autre levier d'influence.
Comment un pays civilisé continue-t-il à appliquer la charia ?
Démocratie et islamisme : un paradoxe politique en Égypte
L'organisation politique égyptienne est profondément paradoxale. L'Égypte est un pays islamiste au sein d'une démocratie. Aucune loi votée par le gouvernement n'est appliquée sans le consentement du conseil islamiste. Cela illustre la complexité que rencontre Moubarak dans sa volonté de moderniser le pays. Cependant, cette organisation constitue aussi un moyen pour le président d'empêcher le pays de sombrer dans l'islamisme intégriste.
L'Égypte reste dans l'impasse. Un avenir meilleur pourrait s'offrir à elle si les États voisins se démocratisaient à leur tour.