
À l'heure où je vous parle, les Américains sont dans Bagdad. L'avenir proche de l'Irak est tout tracé, mais après... Que vont faire les Américains une fois la guerre terminée ? L'ONU doit-elle intervenir dans la reconstruction ?
En effet, l'avenir de l'Irak à court terme, voire à moyen terme, semble scellé : il y a 99 % de chances que le régime de Saddam Hussein s'effondre, laissant un pays pauvre et dévasté par la guerre entre les mains des Américains. Mais après ? Que va-t-il se passer pour le peuple irakien, pour le pays ?
Plusieurs possibilités se présentent :
Quel avenir politique pour l'Irak ?
Un protectorat américain sur l'Irak
C'est probablement la solution la moins probable, car ce n'est pas dans les habitudes des Américains. Une telle option coûte très cher, même si le pétrole constituerait un avantage non négligeable pour les États-Unis.
L'installation d'un régime par les États-Unis
C'est l'une des quatre solutions envisageables : les États-Unis, seuls, sans aide internationale ni soutien de l'ONU, installeraient un régime pro-américain en Irak. C'est une solution quelque peu farfelue. Bien que je ne sois pas anti-américain, je me permets de rappeler l'histoire du Chili.
L'administration du pays par l'ONU
C'est une solution plus claire : à la fin de la guerre, le pays passerait sous protectorat de l'ONU avec l'envoi d'une force (américaine ou autre) sous mandat international pour une période déterminée, avant d'appliquer la quatrième solution.
L'organisation d'élections libres
Le pays serait placé sous mandat international le temps d'organiser des élections libres où le parti Baas et l'opposition actuelle seraient en concurrence. Ces élections pourraient se dérouler sous le contrôle de l'ONU.
En réalité, c'est la quatrième solution qui apparaît la plus probable, avec une intervention de l'ONU à la fin de la guerre.

Comment financer la reconstruction de l'Irak ?
Un autre problème se pose : à la fin de la guerre, l'Irak sera un pays en ruines, dévasté par 30 ans de dictature, un embargo commercial, et comme si cela ne suffisait pas, deux guerres ! On peut également supposer une situation humanitaire très critique. Alors, une question se pose : combien cela va-t-il coûter, et qui va payer ?
À la première question, on pourrait chiffrer cela en milliards d'euros. Mais la réponse à la deuxième question reste floue. L'Irak disposerait potentiellement d'un moyen de payer : le pétrole. Mais devrait-on en plus priver ce peuple de la seule richesse qu'il possède encore ? Il existe une autre solution : l'ONU, à travers le FMI (Fonds monétaire international) et la solidarité internationale.
En conclusion, on peut affirmer que le peuple irakien ne devrait pas souffrir pour réparer les dégâts causés par MM. Hussein, Blair et Bush. L'avenir nous le dira dans quelques années !