
Je ne fais pas de mimétisme en affirmant : « Je pense donc j'existe », comme l'a déclaré Descartes.
La critique du cogito de Descartes
Descartes a tort dans son explication de sa célèbre phrase : selon lui, avoir un cerveau pour penser prouve l'existence du penseur. Or Descartes n'a pas précisé ce penseur ; il a dit « je », et ce « je » ne représente pas Descartes lui-même, mais le penseur en général. Ce dernier peut être un être humain ou un animal.
Les animaux pensent-ils ?
Les animaux ne pensent pas ? Comment expliquer alors les grands empires des abeilles, des frelons, des lions ? L'empire est une civilisation, une civilisation implique un savoir-faire, ce qui exige des idées et donc des pensées. Et penser, c'est exister. On ne peut le dire plus clairement : ce qui pense existe ; l'existence dépend seulement d'avoir un cerveau pour penser.
L'erreur de Descartes sur la distinction homme-animal
L'être humain est-il assujetti à la même condition pour exister ? C'est là que Descartes a commis sa grande erreur de précision en mettant l'être humain et l'animal au même degré d'existence. L'être humain est supérieur à autrui ! Par quels moyens ? Quels sont ses atouts pour l'être ? Est-ce la possibilité de parler et de communiquer, d'avoir une histoire, une civilisation, de développer la matière première ? On sait qu'autrui a prouvé ses compétences à faire la même chose, et même mieux que l'être humain dans ces domaines.

L'existence selon la foi religieuse
Descartes n'a pas parlé d'une existence concrète et tangible, une existence que toute chose (les pierres, les arbres...) possède. Il a parlé d'une existence de foi religieuse qui place l'être humain en supériorité absolue. Tous les êtres humains se trouvent-ils en supériorité absolue ? Je précise ici que la condition cruciale est d'avoir la foi, et non seulement la possibilité de penser, ce qui élimine les uns parmi les autres.
Foi religieuse contre passion du désir
Tout le monde a une foi ! Il ne faut pas confondre la religion divine et la passion du désir, où l'être humain ne croit pas en religion divine et vit en comblant ses propres désirs. Celui-là vit comme un animal (même inférieur) ; son existence se réalise, mais en réalité elle n'existe pas, car sa vie est aléatoire. Ce qui est aléatoire ne peut donner des choses raisonnées et uniformes, c'est-à-dire une civilisation pour prouver son existence, puisque le désir est nuisible à la civilisation. Cela veut dire que le désir est une face du mal. Or la foi est raisonnée par des lois divines qui ne sortent jamais du cercle vertueux du bien.

Les religions divines et la supériorité humaine
Tout un chacun a une religion (musulmane, chrétienne, juive). Ces trois religions seulement ont l'attribut de divinité ; le reste reste objectif, posé par l'être humain lui-même. Donc les premières seulement peuvent réaliser la supériorité de l'être humain. L'existence n'est pas une conséquence de la pensée, mais un moyen pour terminer une tâche : la tâche de faire répandre le bien. La conséquence de la pensée est donc sa contrepartie réalisée en dernier ressort : le bien de la foi.
Je pense, j'existe donc je fais le bien.