
Colin Powell, secrétaire d'État américain, a exposé mercredi 5 février après-midi, afin de convaincre l'ONU de la nécessité d'attaquer l'Irak, ce qu'il appelle les « preuves » de la dissimulation d'armes par le gouvernement de Saddam Hussein. Il a largement appuyé ses accusations de documents audiovisuels, constituant les fameuses preuves.
Les accusations principales des États-Unis contre l'Irak
Pour étayer la principale accusation du gouvernement de George W. Bush à l'encontre de celui de Saddam Hussein — à savoir la dissimulation d'armes chimiques et d'armes de destruction massive lors des contrôles de l'ONU — Colin Powell s'est appuyé sur plusieurs éléments :
- des conversations traduites de l'arabe sur un écran (il y est question d'un véhicule « modifié » à cacher aux inspecteurs et de bâtiments susceptibles de receler des armes interdites) ;
- une vidéo prouvant que l'Irak a modifié des réservoirs de chasseurs-bombardiers ;
- des images satellitaires montrant des sites militaires à différentes périodes ;
- des images de matériels militaires qui contiendraient des armes chimiques et biologiques.
Selon le secrétaire d'État, les réservoirs des chasseurs-bombardiers ainsi modifiés serviraient à répandre des gaz et des armes bactériologiques. Les images satellitaires, quant à elles, prouveraient un déménagement d'armes par les Irakiens avant l'inspection de l'ONU.
Les accusations sans preuves concrètes
À côté de cette accusation majeure, M. Powell a imputé à l'Irak d'avoir, entre autres, menacé de mort les scientifiques pouvant parler, utilisé des condamnés à mort comme cobayes pour des armes chimiques et biologiques, ou encore soutenu le réseau terroriste international d'Al Qaïda (dont 24 membres seraient basés à Bagdad). À cela, M. Powell n'a pas présenté de « preuves ».
Réactions de l'Irak et de la France
Bagdad a aussitôt répondu qu'« une réponse détaillée » à ces « mensonges » et à ces « preuves fabriquées, qui sont tout simplement des faux », serait envoyée prochainement.
Jeudi, Jean-Pierre Raffarin a annoncé que la France restait sur sa position (« il y a d'autres moyens de détruire des armes que la guerre ») mais qu'il était nécessaire de poursuivre les inspections.
Mon avis sur ces « preuves »
Personnellement, je ne trouve pas que ces « preuves » prouvent quoi que ce soit ! De plus, la guerre n'est jamais la bonne solution ! Pour une fois, je suis d'accord avec le gouvernement français et fière qu'il ne change pas de position ! N'hésite pas à laisser un commentaire si tu n'es pas d'accord — et même si tu es d'accord, tant qu'on y est ! Et si tu as des précisions, aussi !