
Oubliée ou presque depuis dix ans, l'Irak revient sur le devant de l'actualité. Depuis quelques mois, le monde retient son souffle. La diplomatie internationale intensifie ses efforts pour éviter un conflit. Entre les États-Unis qui poussent à la guerre pour renverser le régime de Saddam Hussein et les États européens divisés sur la stratégie à adopter, le prétexte de la lutte antiterroriste sert les intérêts du gouvernement américain...
Comment les États-Unis utilisent la lutte antiterroriste
Les États-Unis possèdent une arme redoutable : la lutte contre le terrorisme international. Grâce à cet argument, l'administration américaine peut aisément déployer ses forces militaires aux quatre coins du monde sans rencontrer de résistance sérieuse.

Pétrole et enjeux stratégiques : les vraies raisons du conflit
Sous prétexte que le régime irakien dissimulerait des armes de destruction massive, l'administration Bush affiche officiellement vouloir agir pour le « bien de l'humanité ». Cependant, il ne s'agit pas de défendre la démocratie contre la dictature : il est question de la gestion du pétrole et de la mainmise sur un territoire stratégique. C'est bien cela qui intéresse les États-Unis !
Il y a dix ans, la coalition internationale avait la possibilité de renverser le régime de Saddam Hussein lors de l'invasion du Koweït. Rien n'a été entrepris dans ce sens. Après avoir installé un pied en Arabie saoudite et au Koweït, c'est maintenant au tour de l'Irak, gros producteur de pétrole, d'être dans le collimateur.
Pourquoi la communauté internationale est divisée sur l'Irak
Les Britanniques, alliés des Américains, sont favorables à une intervention militaire. Quant à la France et à l'Allemagne, elles espèrent encore une solution pacifique.
L'opinion publique américaine ne semble guère favorable à une guerre en Irak, qui coûterait la vie à de nombreux soldats américains mais aussi à des civils irakiens. Quoi qu'il en soit, George W. Bush est bien décidé à mettre un terme au règne de Saddam Hussein.