
Petite rétrospective des motivations du président américain à intervenir par la force, mais également des arguments allant à son encontre.
Pourquoi George W. Bush veut-il attaquer l'Irak ?
George W. Bush décide d'attaquer l'Irak, malgré les réticences de nombreux membres de l'ONU et avec à peine la moitié des Américains derrière lui. Alors, dans quel but ? Quelles sont les véritables raisons d'une décision aussi importante ?
Dans un premier temps, pour Bush et son état-major, l'Irak produit soi-disant des armes de destruction massive en grande quantité et représente par là un danger potentiel pour les États-Unis. Il est vrai que l'Irak autant que Ben Laden nourrit une haine innommable à l'encontre des États-Unis. Bush craint ainsi que l'Irak fournisse des armes au réseau terroriste Al Qaeda et préfère « attaquer avant de se faire attaquer ».
De plus, l'Irak serait le berceau du terrorisme international, celui-là même que Bush a juré d'exterminer depuis le 11 septembre 2001.
Le gouvernement américain assure ainsi qu'avec sa puissance de feu et sa stratégie guerrière, le conflit irakien devrait se résoudre de façon rapide et propre grâce aux États-Unis.
Mais le président américain affirme également que « Saddam Hussein est un cancer pour son peuple » : délivrer le peuple irakien est pour lui un devoir chrétien. Il assure qu'après la destitution du dictateur, l'Irak pourra enfin prospérer grâce au soutien économique des USA. Ceux-ci se doivent d'accroître leur aide au développement économique international.
Par ailleurs, la chute de Saddam Hussein servirait d'exemple aux pays suivant un régime semblable.
Les USA deviennent alors une nouvelle fois les gendarmes du monde, entrant dans un conflit qui n'est pas réellement le leur. Les preuves, du moins, manquent à l'appui.
Les arguments contre la guerre en Irak
Malgré les nombreuses raisons données par George W. Bush pour justifier son action à l'encontre de l'Irak, l'opinion publique reste assez divisée.
Tout d'abord, il est possible que l'objectif des USA ne soit pas d'aider l'Irak. En effet, les réserves pétrolières texanes arrivent à maturité, c'est-à-dire qu'il y a de moins en moins de pétrole et par conséquent celui-ci est de plus en plus cher à extraire.
On peut ainsi penser que la démarche des États-Unis est de vouloir contrôler une partie de la production des pays dits de « l'or noir », afin de ne pas être trop dépendant d'eux.
D'autre part, il est important de noter que leur politique internationale n'est pas très claire. D'un côté, ils fournissent des armes et d'un autre, ils les retirent afin d'éviter de nouveaux conflits. De même avec Ben Laden, qu'ils ont formé et qui s'est par la suite retourné contre eux. Leur participation à la guerre est plus un intérêt économique qu'humain. Par exemple, la Corée est un point stratégique dans le Pacifique ; la guerre froide était également une « guerre des nerfs », afin de montrer la suprématie de chaque puissance, sans parler de la guerre du Vietnam.
D'ailleurs, nous avons pu voir que seulement 63 % des Américains étaient favorables à une intervention en Irak, et encore moins s'il n'y avait pas l'aval de l'ONU. Ainsi, « les mouvements pacifistes commencent à se faire entendre » à San Francisco et à Washington, qui ont rassemblé 140 000 personnes. Depuis le 11 septembre, California Peace Action, le plus grand groupe de pacifistes de l'État, a totalement changé de tactique. D'après Courrier International, « il entend à présent attirer des personnes de classes moyennes (blancs et souvent conservateurs), afin de faire pression sur la Maison Blanche » et de « montrer qu'ils sont réellement contre ce que fait Bush ».
Conclusion : sécurité et influence américaine
Il est donc flagrant que les avis divergent à propos de ce conflit. Le vrai et le faux sont de moins en moins discernables et les USA étendent encore leur influence sur les pays étrangers.
Mais la grande idée de ce conflit est la sécurité selon le président George W. Bush, aussi bien sur le territoire américain qu'en Irak. C'est une des raisons majeures de l'interdiction de la vente d'armes à l'Irak et aux pays qui bafouent les droits de l'homme. Mais l'Amérique ne serait-elle pas encore plus en sécurité si elle interdisait cette vente sur son propre territoire avant de s'occuper du monde entier ?