
Au Maroc, ce problème a toujours existé, particulièrement à la campagne où le niveau de vie est nettement plus bas qu'en ville, à cause de la sécheresse et de la pauvreté.
Comme évoqué précédemment, les enfants n'ont pas toujours la chance d'aller à l'école, surtout à la campagne : parfois, il n'y en a pas, ou elles sont si éloignées qu'il faut marcher des kilomètres pour y arriver.
D'ailleurs, j'ai vu une émission où l'on voit clairement que les enfants sont obligés de se réveiller très tôt, vers 5 h ou même 4 h du matin, pour achever les travaux de la maison, puis prendre une longue route épuisante pour arriver à 8 h.
L'instituteur n'est pas plus chanceux : il est obligé de vivre à l'école dans un petit coin, car les moyens sont faibles. De plus, il doit supporter d'être loin de sa famille.
Souvent, les écoles sont des bidonvilles, voire en mauvais état, alors on ne sera pas surpris si l'eau s'y infiltre.
En hiver, les enfants souffrent encore plus, d'autant qu'ils n'ont pas les moyens de se payer de bons vêtements pour se protéger du froid.
Il faut ajouter que pour arriver à l'école, il leur faut marcher de 2 à 3 heures, voire plus. Mais le problème ne reste pas une question d'heures seulement : le jeune âge des enfants ne leur permet pas d'y aller seuls.

Pourquoi les enfants quittent l'école : raisons et conséquences
Généralement, ce sont les filles qui quittent l'école tôt. Certaines n'ont même jamais été scolarisées.
D'une part, les parents pensent que la fille est faite pour être une femme de foyer uniquement. Alors, elle doit rester aider sa mère en attendant qu'elle se marie.
J'avoue que de telles idées me mettent en colère.
La suite est encore plus dramatique : quand la fille est mariée, elle est obligée d'être soumise. Elle ne devient plus une épouse, mais une sorte de « domestique » qui lave le linge, cuisine, et même lave les pieds de son mari quand il rentre du travail. Et pour finir, elle est battue.
Voilà, ceci est le résumé de la vie de plusieurs filles, malheureusement, et le destin de beaucoup d'autres.
D'autres parents décident d'envoyer leurs filles dans des maisons en ville afin qu'elles travaillent et gagnent de l'argent. Croyez-moi, il y a des filles qui ont 5 ans et qui travaillent.
Quant à ceux qui ont peur d'envoyer leurs filles à l'école, c'est parce que la route est dangereuse. Elles risquent d'être kidnappées ou même violées.
D'autre part, le garçon est considéré comme plus chanceux, car il est — d'après eux — toujours la fierté de la famille, parce que c'est un « homme ».
Alors, il doit étudier pour devenir un « professeur ». Par la suite, les problèmes commenceront, car pour étudier, il faudra bien s'éloigner de ses parents un jour et aller suivre ses études en ville.
Mais dans d'autres cas, le garçon doit quitter l'école pour travailler afin d'aider les membres de sa famille, qui peuvent parfois dépasser 10 personnes.
La vérité, c'est que ce sont — la plupart du temps — les anciennes idées ainsi que le manque de jugement de plusieurs personnes qui poussent les enfants à quitter l'école, sans parler de la pauvreté.

Les actions du gouvernement marocain
La situation s'est quelque peu améliorée. Ce sont les raisonnements de plusieurs personnes et leurs idées stupides qui ne veulent pas changer, car accepter d'embaucher une petite fille, c'est inacceptable, voire irresponsable de la part d'une personne qui dit être respectable et cultivée. Alors, où sont nos principes dans tout cela ?
Heureusement, la fille n'a plus le droit de se marier avant l'âge de 18 ans. Avant, c'était la catastrophe : on voyait une fille mariée alors qu'elle n'avait que 13 ans.
Le problème du manque de scolarisation est un sujet très compliqué et long à discuter. Il faut y aborder d'autres sujets et d'autres problèmes.
Personnellement, je crois que tous les enfants doivent étudier. Pour cela, il faut que le gouvernement oblige les parents à scolariser leurs enfants.
Le gouvernement doit aussi aider les pauvres à acheter les fournitures scolaires, car notre avenir dépend de nos enfants.
Il ne faut pas oublier que les médias doivent assumer leur part de ce travail, et bien entendu, le peuple doit aussi contribuer et aider afin que tous nos enfants puissent jouir de leur droit légitime : étudier, comme tous les enfants du monde.