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Egalité des chances contre discrimination positive

Discrimination positive ou égalité des chances ? Découvrez les différences entre ces deux concepts visant à lutter contre les inégalités sur le marché du travail.

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La discrimination positive et la promotion pour l'égalité des chances ont toutes deux pour but de lutter contre les discriminations, principalement sur le marché du travail. Il s'agit de reconnaître que certains groupes ont été victimes d'injustices en étant considérés comme des citoyens de « seconde zone », n'ayant pas les mêmes opportunités que les autres. L'objectif est d'identifier ces groupes pour remédier à ces inégalités. Bien que similaires au premier abord, ces deux systèmes présentent des différences notables.

Égalité des chances : comment fonctionne ce système

L'égalité des chances affirme que chacun, quelle que soit son origine sociale ou son lieu de naissance, doit pouvoir s'élever par son propre mérite dans l'échelle sociale. Il ne s'agit pas de privilégier un groupe social, mais de mettre tout le monde sur un pied d'égalité en offrant les mêmes chances et droits à tous. Les distinctions se font alors sur la volonté, le mérite et le travail, et non sur les différences sociales, ethniques, raciales ou religieuses.

Ce système n'impose aucun quota représentatif de la population. Il favorise un mélange des plus talentueux et de celles et ceux qui ont fourni les efforts nécessaires pour atteindre leur but, sans bénéficier d'avantages financiers ou relationnels.

Les personnes défavorisées se voient attribuer des moyens pour concourir à égalité avec les autres. Cela suppose une politique solide d'aide aux plus vulnérables, sans pour autant délaisser le reste de la population.

Ainsi, l'égalité des chances rend la composition d'un groupe de travail imprévisible : on peut y trouver des personnes d'origines européenne, africaine, américaine ou asiatique, mais aucune origine n'est garantie. Contrairement à la discrimination positive, ce système n'assure pas la représentation de toutes les communautés.

Discrimination positive : quotas et représentativité

Cette politique trouve son origine aux États-Unis dans les années 60, en faveur de populations victimes d'un lourd passé d'injustices et de discriminations (Noirs, Hispaniques…) dans trois domaines : l'attribution des marchés publics, l'entrée à l'université et dans la fonction publique, grâce à un système de quotas et de places réservées.

La discrimination positive se base sur une observation minutieuse de la population et a pour principe de refléter la diversité des origines du pays. Ainsi, si un pays est composé de 25 % d'Européens, 25 % d'Africains, 25 % d'Asiatiques et 25 % d'Américains, cette proportion devra être respectée dans la population active.

Ce système contraste avec l'égalité des chances : il repose sur des quotas qui, bien que semblant résoudre la discrimination, posent un autre problème. Certaines personnes peuvent en être victimes car, malgré leur volonté et leur talent, elles peuvent se voir refuser l'accès à un poste ou une formation si les quotas sont déjà atteints.

L'exemple le plus célèbre est celui d'Allan Bakke, un étudiant qui souhaitait entrer à l'Université de Californie. Il s'est vu refuser ce droit par deux fois car l'établissement avait instauré un système de quotas et que le quota le concernant était déjà atteint. Pourtant, il était plus qualifié que certains candidats admis au titre de la représentation des minorités.

Quelle solution contre la discrimination ?

Il est difficile de résoudre le problème de la discrimination sous toutes ses formes. Chacune des deux approches présente des avantages et des inconvénients, mais aucune ne solutionne totalement la question.

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popito
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