
Après les récents troubles qui ont bouleversé le pays, Madagascar est à nouveau touché par un fléau sans précédent qui risque de ruiner toute l'économie déjà fragile de l'île.
En effet, depuis quelques mois, tout le territoire est victime de bandes de lémuriens toxicomanes issus des cités chaudes de la jungle. Ces derniers déroberaient des quantités astronomiques de bananes pour s'en faire des injections, et comme on le dit dans la rue, des « spliffs ».
Quel est l'impact économique des vols de bananes ?
Pour vous donner une idée des conséquences de ces actes de délinquance sur l'économie locale, voici quelques chiffres. En 2002, Madagascar a produit 250 000 tonnes de bananes. Des experts ont estimé que les vols de ces sauvageons à poils s'élèveraient à 80 kilogrammes. Des chiffres qui font froid dans le dos.

Photo de Dédé, le lémurien le plus recherché de l'île, récompense pour sa capture.

Jeune lémurien en plein « trip », un spectacle navrant qui devrait tous nous faire réfléchir.
Quelles sont les mesures du gouvernement malgache ?
Les cultivateurs du Nord-Ouest de Madagascar, excédés par ces rapt incessants, ont demandé au gouvernement de prendre des mesures fermes. Ungolo Sarkoz, ministre de l'Intérieur de l'île, a réagi aussitôt. Un plan d'endiguement est déjà appliqué : la police s'est vu fournir des bananes en plastique, copies conformes des vraies bananes, contenant un micro-émetteur. Ces dispositifs permettent de localiser les bandes de sauvageons à poils. Selon les autorités, ce plan a toutes les chances de fonctionner car la majorité des jeunes lémuriens ont l'habitude de se regrouper en bas des cocotiers pour fumer les bananes volées.

Bananes en plastique.

Vraies bananes.

Plusieurs projets furent soumis, étrangement celui-ci fut rejeté.
Quel parallèle avec l'insécurité en France ?
Avant de conclure, cette insécurité doit nous rappeler celle qui sévit en France, avec ces jeunes des écoles maternelles à difficulté qui se lancent des flambis au visage. Un fléau qui, je le rappelle, a coûté une chemise à un innocent instituteur et 1,5 million d'euros en lessive au gouvernement en 2002.
Enfin, je crois qu'il serait intéressant de se poser la question de savoir comment les lémuriens réussissent à se fabriquer ces doses « banana ». En tout cas, je réserve cette réponse pour moi-même.