
Il y a très longtemps, il n'y avait pas de continents. Nous avions tous la peau noire, puisqu'il faisait 40°C à l'ombre. Puis, les humains se sont dispersés, petit à petit, à travers les continents qui n'existaient toujours pas, à la recherche d'un peu de fraîcheur. Certains sont alors devenus plus pâles que d'autres.

Pourquoi l'homme a-t-il tracé des frontières ?
Chacun a délimité son morceau de terre. C'est alors que certains, les plus pâles, se sont déclarés supérieurs. Un argument hautement infondé, donnant le droit de commettre des atrocités pour conquérir les territoires voisins — ceux des moins pâles en premier, puis ceux de tous.
La chasse est ouverte : sous prétexte de religion, de couleur de peau ou d'yeux, de façon de penser, de taille, ou tout simplement de vieilles histoires, on s'octroie le droit de tuer, de torturer, de violer...

L'homme a choisi le repli sur soi
Les territoires sont bien tracés. Chacun reste dans le sien, en espérant ne pas avoir trop à penser à ceux qui ont reçu les mauvaises terres ou à qui on les a volées. Des pays se sont formés.
Chacun a accepté de commercer avec l'autre — puisque le troc avait disparu depuis fort longtemps — tout en conservant certaines réticences : c'est le protectionnisme. Chacun a accepté d'aider son voisin en difficulté tout en respectant certaines mesures de sécurité : c'est Sarkozy et son « immigration choisie ».

L'homme a cessé de réfléchir
Nos économies sont certes aujourd'hui dans un chaos économique. Mais quel rapport avec l'immigration ? Même l'immigration clandestine ? Nous avons choisi d'être français, nous avons choisi cet État-providence, l'un des plus forts. Sa définition première n'est-elle pas l'« aide sociale » ?
Réfléchissez bien : un individu à la peau différente de la vôtre, mais né en France depuis plus longtemps que vous, n'est-il pas plus français que vous ?
Le racisme et l'antisémitisme se développent. Ce ne sont pas des opinions. Ce sont des délits !