
... Voici, non pas ce que je pense, mais ce que de plus en plus de gens commencent à dire haut et fort, même s'il faut encore faire preuve d'un peu de retenue. Quand même... « On est pas raciste ».
Pourquoi cherche-t-on des boucs émissaires en temps de crise ?
Et en effet, pour la plupart, ils ne le sont pas au fond. Mais c'est vrai : pas de travail, pas d'argent, obligés de se serrer la ceinture, de consommer moins peut-être ? Pas sûr... Dommage. Et il faut bien que quelqu'un paie pour toute cette frustration, non ? Et le plus simple quand il y a un problème quelque part, c'est de dire que c'est la faute de « L'Autre » (regardez dans les couples xD !), comme ça, pas besoin de se remettre en cause et de changer son mode de fonctionnement. C'est humain, tout le monde fait ça... quand on n'aspire pas à la connaissance de soi et à la compréhension des autres. Ce qui est malheureusement le cas de 75 % (houlà, je suis gentille moi...) des gens.
Attention, je ne dis pas que la plupart des gens sont des cons, mais plutôt que certains choisissent de rester dans l'ignorance.
Mais sincèrement, si on y réfléchit deux secondes, je voudrais pas ressortir les vieux clichés, mais c'est vrai que la simple idée que les étrangers nous piquent notre travail est absurde. Si eux en trouvent, pourquoi nous on ne l'a pas trouvé, le travail ? On ne s'est peut-être pas assez bougé le derrière, et on n'était peut-être pas prêt à se salir les mains autant qu'eux... Tout simplement. Mais en dehors de ça, allez dans les cités à forte concentration de population étrangère, vous trouvez qu'ils ont beaucoup de boulot ? Que dalle, ils sont des milliers à rien faire de la journée et à crever d'ennui et de malheur...
Faut-il rester vigilants face à la montée de la xénophobie ?
Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas pleurer sur leur sort. Je pense qu'ils devraient aussi prendre leurs responsabilités et arrêter de faire des trucs bénéfiques pour personne, mais peut-être aussi qu'on ne leur donne pas toujours les moyens. Enfin, je sais pas...
De toute façon, peut-on changer les autres ? La réponse est non. Notre malheur ou notre bonheur dépend-il des autres ? La réponse est non. Bien souvent, nous pensons que c'est le cas, mais c'est une erreur. C'est parce que nous n'avons pas le courage de nous interroger sur nous-mêmes, et nous avons peur de construire notre propre vie indépendamment des autres. Alors soit on est à fond avec eux, soit à fond contre eux.
Et si on se remettait en cause ? Nous, notre vie, notre consommation, nos idées du bonheur et tout le reste ? Quitte même à ce que ça s'écroule comme un château de cartes.
Le danger aujourd'hui est là. Hier, aux infos, on apprenait que Berlusconi a fait passer un décret ou une loi, je ne sais plus, autorisant les civils à faire des rondes pour « traquer » les sans-papiers. Ok, je diabolise la chose, se diront certains, mais on en est là et qui doute des dérives que cela risque d'engendrer ?
Alors restons vigilants, la rechute n'est jamais loin...