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Monde

Crise en Côte d'Ivoire

Depuis le 19 septembre 2002, la Côte d'Ivoire traverse une crise majeure. Retour sur les origines du conflit, les tensions intercommunautaires et les questions sans réponse.

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Cette crise en Côte d'Ivoire dure depuis le 19 septembre 2002 et ne semble vraiment pas près de se terminer. La première question, c'est : pourquoi ?

Origines du conflit : de décembre 1999 à septembre 2002

Pour trouver la réponse, il faut remonter à décembre 1999, lorsque le général Gueï est amené au pouvoir par un coup d'État. À son arrivée, il renforce l'armée avec 1 200 personnes supplémentaires. Cette année-là, le président Gbagbo décide de les « virer » — il n'y a pas d'autres mots — car il ne peut pas leur faire confiance. Mais il le fait de façon un peu bête : il les prévient par les journaux au mois de juin, dans les environs. Cela ne plaît pas aux soldats, on peut le comprendre.

La suite, on la connaît : ces soldats ont le temps de préparer un plan pour renverser le pouvoir (bah, presque 3 mois quand même, et on les laisse avec leurs armes — c'est très intelligent). Bref, tout cela fait monter la sauce et le 19 septembre, nos amis mutins tentent le coup d'État qui échoue sur Abidjan, mais ils se réfugient à Bouaké, deuxième ville du pays.

Conséquences sur les populations civiles et tensions intercommunautaires

Et depuis, cela dure. La France ne veut pas intervenir, alors ce conflit traîne. Les populations fuient les combats, des milliers de Burkinabés d'Abidjan sont pris pour cible et partout dans le pays, les étrangers africains sont « priés » de quitter ce beau pays. Quand on sait que 40 % de la population est étrangère, on peut se poser des questions.

Manifestations anti-françaises d'octobre 2002

Jusqu'à mardi 22 octobre, les Occidentaux n'étaient pas pris pour cible. Mais c'est à ce moment-là que des « petits Ivoiriens très ivoiriens » sont envoyés par un leader politique devant le 43e BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) pour défiler. Comme d'habitude dans une manifestation, ça dégénère : les manifestants demandent au BIMA — qui n'a rien à voir avec cela — de libérer ADO, c'est-à-dire Alassane Ouattara, le chef du RDR et musulman. Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est le gouvernement ivoirien qui a demandé à la France de garder Ouattara en sécurité.

Donc, lors de cette manifestation, tout dégénère. Les manifestants tentent de rentrer dans le BIMA, essaient de passer la grille, brûlent tout, et sont repoussés par des lances à eau et des grenades lacrymogènes. Après cela, les gendarmes ivoiriens — qui étaient quand même au nombre de 20 pour garantir la sécurité sur… 40 000 manifestants !

Bon, enfin les renforts arrivent et éloignent les manifestants. Mais voilà qu'ils s'en prennent aux autres Occidentaux qui passent en voiture. Bon, je prends tout cela un peu avec humour, mais c'est grave, car la Côte d'Ivoire est la locomotive de l'Afrique de l'Ouest, mais aussi un pays magnifique qui gagne à être connu…

Désinformation et rôle de la presse ivoirienne

Enfin, un dernier point : la presse ivoirienne, côté parti au pouvoir, n'est qu'un recueil de « conneries ». Pour exemple : pour eux, lors de la manifestation anti-française le mardi, il y a eu au moins 400 blessés et même des morts, car les Français auraient tiré à balles réelles ! Ah oui, méchants Français va. Bon en fait, il n'y a eu aucun mort et… 7 blessés légers, ce qui ne fait pas du tout le même bilan.

Bon, pour finir, j'ai une question qui reste sans réponse : à qui profite tout cela ?

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paradize
paradize @paradize
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