
Qui était Che Guevara ?
Che Guevara, Ernesto de son vrai nom, est né en 1928 en Argentine dans une famille bourgeoise. Dès son plus jeune âge, il éprouve une profonde solidarité envers les personnes défavorisées. Après un voyage d'étudiant à travers l'Amérique latine, il ressent le besoin d'aider ces populations face à l'injustice sociale. Diplômé de médecine en 1952, il s'initie au marxisme et rejoint les troupes de Fidel Castro en 1955. C'est là qu'il gagne son surnom de « Che » (grâce à l'interjection argentine). Fin 1956, il fait partie de ceux qui débarquent à Cuba et qui, après de durs combats armés, libèrent le peuple cubain de la dictature de Batista.
En 1959, il est désigné ambassadeur itinérant de la révolution cubaine et transmet son message dans d'autres pays.
En 1965, il se détache de Castro et de l'URSS car il refuse la marchandisation adoptée par les pays communistes. Che Guevara est pur, désintéressé et surtout libre.
Il veut exporter la révolution et créer « plusieurs Viet-Nam » pour affaiblir la puissance américaine. Après son échec au Congo, il revient en Bolivie avec l'espoir d'y créer un grand foyer révolutionnaire. Traqué par l'armée bolivienne et la CIA, il est abattu le 8 octobre 1967 en pleine forêt avec le reste de son groupe de guérilleros.

L'idéologie et le message du Che
Avant toute chose, Guevara voulait l'indépendance, la justice sociale et la fraternité pour tous, ainsi qu'un véritable nationalisme sud-américain. À la manière des communistes, il souhaitait un internationalisme prolétarien et luttait pour une répartition plus juste des richesses.
« Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les États-Unis. »
Il voulait détruire l'impérialisme américain en l'attaquant sur tous les fronts, dans tous les pays. Le but stratégique de sa lutte était la destruction de l'impérialisme. C'était un marxiste, communiste, anticapitaliste et anti-impérialiste.
Les citations célèbres de Che Guevara
« Qu'importe où nous surprendra la mort ; qu'elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une autre main se tende pour empoigner nos armes, et que d'autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans le crépitement des mitrailleuses et des nouveaux cris de guerre et de victoire. »
« Comme nous pourrions regarder l'avenir proche et lumineux, si deux, trois, plusieurs Viet-Nam fleurissaient sur la surface du globe, avec leur part de mort et d'immense tragédies, avec leur héroïsme quotidien, avec leurs coups répétés à l'impérialisme, avec pour celui-ci l'obligation de disperser ses forces, sous les assauts de la haine croissante des peuples ! »
« L'ONU est d'une inefficacité qui confine au ridicule et au tragique ; les armées de tous les pays d'Amérique sont prêtes à intervenir pour écraser leurs peuples. »
Sa plus connue : « Hasta la victoria siempre » (Toujours jusqu'à la victoire).

L'héritage de Che Guevara aujourd'hui
Che Guevara est un mythe brandi à bout de pancarte dans chaque manifestation antimondialisation. Il incarne le révolutionnaire qui a tout voué à sa lutte. On ne peut pas le qualifier de communiste orthodoxe, mais plutôt d'utopiste. Aujourd'hui, le Che inspire de nombreuses personnalités :
- Le sous-commandant Marcos : lutte pour la reconnaissance d'une communauté indienne (Chiapas) au Mexique.
- Chavez et Lula : présidents respectifs du Venezuela et du Brésil.
- En France, José Bové : lui, tout le monde le connaît !