
Mes frères et sœurs, mon cœur est rempli d'amertume et de tristesse de vous voir partir loin de moi. Je me suis toujours dit que vous avoir perdus a traîné ma vie vers l'enclume. N'ayez pas peur : cette fumée que dégagent mes yeux, cette flamme que livre ma bouche, n'est que la fureur et le sentiment de vengeance que je porte contre ceux qui nous ont divisés, ceux qui nous ont dit que nous n'avions pas le même sang alors que le mien n'a jamais changé de couleur et reste rouge comme le vôtre. Contre ceux qui continuent d'insister pour dire que nous ne sommes pas semblables alors que nos cœurs continuent de battre au même rythme.
Je viens vous parler de ces apôtres de malheur, ces gens qui, par leur cœur méchant et tordu, ont dressé l'homme contre son prochain. Ces gens sont les prédateurs religieux qui ont fait perdre à la religion son objectivité pour la convertir en subjectivité. Ces prédateurs religieux ont ensanglanté le monde, dressé l'humain contre son prochain. J'ai compris que l'homme se laisse dominer par la peur. Des humains semblables à nous nous ont dominés avec des idéologies absurdes que même eux ne peuvent bien expliquer.
Pourquoi l'homme s'est-il dressé contre son prochain ?
Alors que l'humanité brûle de partout, pourquoi l'homme s'est-il dressé contre son prochain ? Pourquoi ces prédateurs religieux ont-ils choisi d'enrager les hommes ? J'ai lu la Bible, le Coran, la Gita, le Tao, la Thora et j'ai conclu que toutes ces religions ne disent que la même chose mais sous différentes formes. Tous ont un point commun : la notion de la divinité et l'avenir de l'âme après la mort. On se soucie de son avenir après la mort, on se pose des questions, on se demande ce que l'on devient vraiment. C'est pour répondre à toutes ces inquiétudes que la notion de paradis a pris naissance, tout comme celle de la réincarnation, de la transmigration de l'âme — dire qu'une âme peut voyager à travers des siècles et y vivre successivement — vient le nirvana et autres.
La vérité, comme je l'ai dit auparavant, c'est que l'humanité est à la recherche de Dieu et de la vérité. Nous savons que le hasard n'existe pas et que l'humanité serait peut-être l'œuvre d'un « génie ». Ce « génie », il faut le trouver. Pour ce faire, nous avons tous trouvé soit un moyen pour le glorifier, soit un nom pour désigner ce maître de la création.
Quelle est l'origine des mots Dieu et Église ?
Nous croyons fermement que cet être — si jamais il existe — nous observe de quelque part, il nous surveille d'en haut peut-être. Mais tous ces mots, tous ces noms ne disent et ne signifient qu'une seule et même chose. Vous oubliez peut-être que le mot Dieu tire ses origines du grec theos (dieu). Quoi qu'on dise, quoi qu'on cherche à démontrer, tous ces substantifs ne proviennent que du mot theos qui veut dire maître divin. Il faudrait peut-être revenir sur les fouilles archéologiques grecques et sa mythologie pour trouver des réponses exactes sur la notion de Dieu. Le mot église, comme le mot temple, est similaire et ne vient que de l'hébreu Ecclésia qui veut tout simplement dire lieu de célébration.
D'ailleurs, la Bible le démontre si bien. Il y avait un père qui s'appelait Abram. Après qu'il a reçu l'illumination et la révélation de la part de Dieu, son nom changea en Abraham. Il avait deux fils, Isaac et Ismaël, qui vivaient dans un monde beau et humain. Les deux s'affrontèrent au cours de l'histoire et chacun de ces deux frères décida de prendre son propre chemin. Ismaël fonda l'islam pour rendre un culte à Dieu et Isaac le christianisme. Tous deux, fils d'Abraham, le père de l'humanité. Ce même témoignage, vous le retrouvez aussi bien dans la Bible que dans le Coran, communément désigné par le Pentateuque. Avez-vous compris l'histoire au départ ? La question qui m'intrigue souvent est celle de savoir : « Pourquoi avez-vous dressé les enfants d'Isaac face aux enfants d'Ismaël ? » J'ai trouvé une petite réponse personnelle qui vous indignera peut-être, mais soit ils le font par envie de gagner plus de revenus, soit pour tirer vengeance.
La religion est-elle indispensable au bonheur de l'homme ?
Pourquoi la religion est-elle indispensable ? Dans mon hypothèse, j'affirme qu'étant homme, nous sommes naturellement nés malades, et l'unique médicament disponible pour guérir cette maladie est la religion. Nous avons tous tellement besoin de prendre quelques comprimés chaque jour pour retrouver la tranquillité de l'esprit, pour nous sentir à l'aise afin de poursuivre notre chemin. Chacun trouve la paix à sa manière, soit en lisant la Bible, soit en lisant le Coran, la Thora, la Gita ou autres. Car ces livres sont souvent basés sur des promesses d'un monde meilleur à venir, sur de grands miracles qui se sont opérés avec le temps. Alors, on pense que nous ne sommes pas différents de ceux-là et on peut toujours les retenir comme source de consolation. Nulle part dans ces livres les idées ne s'affrontent les unes les autres. Alors pourquoi avons-nous dressé l'homme contre son prochain ? Pourquoi accorder plus d'importance à des hommes comme nous, qui pensent diriger nos esprits ? Voilà pourquoi, dans le souci de libérer les hommes de cette officine, la foi baha'ie pose sa pyramide, son inspiration au centre de toutes les religions.
Maintenant, frères et sœurs, pour cette analyse intéressante, je me crée un personnage pittoresque pour mieux illustrer ce qui se passe vraiment. Supposons que je sois un chrétien, un leader religieux avec des milliers d'adeptes derrière ma philosophie. Supposons que je sois en conflit personnel avec un musulman ou un hindou. Prenons un problème parcellaire par exemple qui n'a aucun trait avec la religion. Je me retrouve si choqué par cette affaire que je tombe dans l'échec, l'autre frère se réjouit de sa victoire. En ce moment, nous sommes liés par le sentiment de vengeance. Qu'est-ce qui arrivera alors quand je serai face à mes adeptes ? C'est si simple : tout ce que je ferais serait de les entraîner mentalement à rejoindre ma cause ; car pour eux, je suis un homme divin, aux mains blanches sans tache. Que dirais-je ? Le musulman est-il bon ou mauvais ? Vous avez déjà la réponse : mauvais, bien sûr. J'essaierais de convaincre mes disciples de mon opinion et ils m'accepteront si facilement et haïront le musulman ou l'hindou. Cette simple analyse peut facilement faire naître une intifada, tuer pour la cause juste ! Cet homme, demain, quand il retrouvera son frère hindou dans la rue, le sang aux mains, il ne l'aidera pas. Voilà comment le monde devient esclave des moralistes.
Une simple analyse qui illustre tout, pour dire que la religion serait aujourd'hui le résultat des problèmes personnels des chefs spirituels, des prédateurs, et cela ensanglante le monde. Nous prenons part à des conflits personnels en toute innocence. Ces hommes sont les vermines de l'humanité.
Le monde entier brûle. Aujourd'hui, nous n'avons plus à faire face aux guerres économiques et monétaires, mais à la religion qui est devenue un dossier sensible. Maintenant, je vais vous faire une petite démonstration et cela n'engage que moi. Observez bien ces mots : Bible, Coran, Thora, Gita. Ils ont tous cinq lettres. Et ces derniers : Église, temple, mosquée, mandir. Ils ont tous six lettres. Vous pensez à un hasard ? Notre monde serait-il gouverné par des forces qu'on ignore ? Ces mots ne seraient-ils pas d'une même origine ? Découverte impressionnante, n'est-ce pas ? Vous n'avez certainement jamais pensé à une telle vérité. Les premiers mots sont constitués de cinq lettres, les seconds de six lettres. Essayez de retrancher cinq à six (5-6=-1), le résultat tel qu'interprété donne l'unité. Ce résultat ne serait-il pas la recherche du Dieu unique ? Une simple hésitation méthodologique, peut-être.
Faut-il renoncer à la religion pour trouver la paix ?
Doit-on renoncer à la religion aujourd'hui ? Non, car comme je l'ai énoncé ci-haut, la religion est l'unique médicament pour guérir les tourments de l'âme. Mais les gens doivent bien comprendre et ne pas se laisser duper par la vague des prédateurs religieux. Ces prédateurs ont offert à l'humanité les moyens de se détruire ; ils n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes, car les hommes ne seront pas toujours les vermines de la terre.
Libérer les hommes de l'aliénation mentale
Frères et sœurs, usez de plus de prudence dans la chose, surveillez vos langues, pensez avant de parler et pesez avant d'agir. Ne répétez pas tout ce que les prédateurs religieux vous dictent, mais en toute chose réfléchissez et soyez humains. Partez à Jérusalem, le Dieu d'Abraham vous attend, le Mur des Lamentations vous attend, fils de David, fils d'Isaac et d'Ismaël.
Comment libérer les hommes de l'aliénation mentale ? Voilà, votre cerveau n'est qu'une cage dont vous êtes l'unique maître. Si vous apprenez à vous gêner vous-mêmes dans vos actes et vos agissements, vous ne gênerez jamais personne.
Les vices à éviter sont l'islamophobie, la christianophobie, l'indophobie et autres. Rassurez-vous, viendra un temps où les hommes se poseront la question : « Pourquoi nous battons-nous ? Pourquoi ai-je tué nos frères ? Pourquoi je déteste Max ? Pourquoi me poussent-ils à me munir d'explosifs et à sacrifier ma vie si jeune ? Pourquoi pas eux ? » Ils ne trouveront pas les réponses, car ils combattent sans raison. Vous savez, l'homme est devenu plus bête que la bête et a offert à l'humanité les moyens de se détruire. Dans le souci de dépasser cette manière de voir les choses, le bouddhisme esquive la notion de Dieu en insistant sur le fait que nous sommes l'unique réalité sur terre. Ils n'ont pas tort du tout, car on peut croire en Dieu sans pour autant citer son nom pour ne pas vexer le prochain.
En vérité, si nous pouvons surpasser le niveau de la religion, le monde vivra mieux. Les gens doivent apprendre à devenir maîtres d'eux-mêmes. Moi, pour dribbler ces prédateurs, j'ai conçu une relation personnelle et étroite avec Dieu et lui rends un culte de ma propre manière. Je prêche à mon âme ; quand elle est dans les tourments, je lui offre des cantiques. Je pense que c'est une manière intelligente de faire les choses afin d'éviter les incitations à la haine et à la violence que lancent sans cesse les prédateurs religieux. Ces prédateurs religieux qui nous arnaquent et nous emballent comme des chameaux. La religion est un opium et une fièvre pour l'humanité ; n'y réserver que peu d'attention et considérer les hommes comme l'unique réalité est le chemin vers un monde unifié.
Nous sommes tous frères et sœurs. Je suis profondément touché aujourd'hui par tout ce qui arrive au monde, voilà pourquoi j'ai pris le risque de vous partager mon point de vue. Soyons simplement humains. Arrêtons d'enrichir des gens qui, à leur tour, ne nous enrichissent pas mais nous appauvrissent davantage et nous bandent les yeux afin de ne pas aider le prochain en danger. Le Coran reprend les Pentateuques, les cinq premiers livres que reprend aussi la Bible ; la même histoire, vous la retrouvez dans la Thora. J'ai lu la Gita, j'ai trouvé les mêmes similarités : tous ne débattent que d'un seul sujet, la divinité et l'avenir de l'âme après la mort, et tout se ramène à la vie éternelle.
Le christianisme a choisi Jérusalem comme sa terre sainte, l'islam a choisi La Mecque, l'hindouisme a trouvé Vârânasî et autres. À quoi bon se prendre pour des ennemis alors que l'objectif ultime est le même partout ? Libérez vos esprits, libérez-les.
Merci pour la lecture !
Je suis convaincu que cet article vous a été révélateur et constructif, car il est bon pour nous de demeurer humains. Je voudrais vous remercier sincèrement pour tout le soutien que vous accordez à mon travail ; toute ma reconnaissance va également à l'équipe de France-Jeunes qui me permet d'être lu de partout.
Des paroles à graver dans nos cœurs.