
Je voudrais vous donner mon point de vue sur le régime autoritaire de Fidel Castro. Cet homme a pris le pouvoir en 1959 à Cuba, cette petite île située au sud de la Floride. Selon les informations disponibles, il n'était pas un communiste avoué lorsqu'il a pris le pouvoir. C'était surtout un homme qui voulait éradiquer les multinationales de son pays. Un nationaliste, en somme. C'est par la suite qu'il s'est allié à l'URSS. Plusieurs événements sur son territoire ont marqué l'histoire : d'abord, le débarquement dans la Baie des Cochons en 1961, puis la crise des missiles de 1962, qui reste, selon les experts, le moment le plus dangereux de l'histoire pour la survie de l'humanité.
Pourquoi une dictature s'est-elle installée à Cuba ?
Fidel Castro a dirigé un État autoritaire à parti unique. C'est à partir de ce constat que je voudrais vous expliquer les raisons de cette dictature.
Les États-Unis appuient les exilés cubains de Miami pour commettre des actes terroristes contre Cuba depuis les années 1960. La CIA a même contaminé certains navires transportant du sucre à destination de Moscou. Ils ont tenté d'envahir l'île lors du débarquement de la Baie des Cochons. Tous ces événements ont probablement contribué à instaurer une dictature : si Castro voulait rester au pouvoir, il devait s'assurer que toutes les mesures étaient prises pour empêcher les Américains de déclencher un coup d'État ou des manifestations. C'est pourquoi la censure est de mise : le pays vit dans la peur d'une agression extérieure et personne ne doit critiquer le régime, par sécurité. C'est mon point de vue pour expliquer la dictature de Castro.
Cuba : des performances sociales surprenantes malgré l'embargo
Bien sûr, la liberté est quasi absente. Mais malgré l'embargo imposé par les États-Unis, Cuba s'en sort relativement bien sur le plan social.
Je voudrais comparer quelques statistiques avec un pays certes moins peuplé, mais qui est « sous influence » américaine depuis longtemps : le Honduras. L'indice de développement humain (IDH) s'élève à 0,809 à Cuba, contre 0,672 au Honduras et 0,956 en Norvège, qui figure au sommet du classement. À la lumière de ces chiffres, on peut se demander si Cuba est vraiment aussi cruel qu'on tente de nous le faire croire. D'ailleurs, concernant l'embargo et le système de santé, l'American Association for World Health a souligné que l'embargo avait de graves conséquences médicales, et que seul le remarquable système de santé cubain avait empêché une catastrophe humanitaire. Cela démontre que malgré cette dictature, la population bénéficie d'un bon système de santé et de certains services sociaux.
La crise des missiles de 1962 : un contexte souvent oublié
Autre remarque : lors de la crise des missiles à Cuba, les Américains possédaient déjà, sur le territoire turc, des missiles nucléaires pointés sur Moscou cinq ans auparavant. Avez-vous remarqué l'impact médiatique de cette affaire en Occident, alors que depuis cinq ans les Russes étaient dans la ligne de mire de Washington sans que l'URSS ne déclenche un tel scandale ? Ce sont des oublis fréquents dans la presse occidentale.
Conclusion : un régime complexe à nuancer
Bref, j'essaie simplement de vous présenter un point de vue différent sur cette petite île et sur son dirigeant. Peut-être tenter par la même occasion de vous convaincre que, possiblement, il y a quelque chose de positif chez ce chef.
Est-il possible qu'un homme instaure autant de censure pour protéger sa place et, par le fait même, l'indépendance de Cuba ?
J'apprécierais tous vos commentaires sur le sujet, n'hésitez pas.