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Casablanca by night

Découvrez l'histoire fascinante de Casablanca, de l'antique port d'Anfa à la ville moderne. Entre héritage maritime, architecture et sites incontournables, explorez la perle du Maroc.

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Casablanca, une ville maritime par vocation

De par sa position géographique, Casablanca était prédestinée à un grand avenir maritime. La carte des trajets de la navigation moderne est suffisamment éloquente par elle-même, démontrant que le port de Casablanca se situe comme un lieu géométrique idéal par rapport aux côtes atlantiques de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique.

Dans le monde antique, la situation maritime de l'actuelle Casablanca n'a pas échappé à ces hardis nautoniers que furent les Phéniciens et les Grecs. En fondant le port de Tanger, ils firent aussi de nombreux et audacieux voyages tout au long de la côte atlantique africaine, allant même jusqu'à l'équateur.

Plus tard, les Carthagénois et les Romains, dont on trouve tant de vestiges à travers le Maroc, ne manquèrent pas, eux aussi, de s'intéresser à Casablanca. Mais la vocation maritime des peuples de l'antiquité s'inscrivait avant tout sur la Méditerranée.

Anfa : l'histoire ancienne de Casablanca

Sous le nom d'Anfa, Casablanca s'inscrit dans l'histoire au XVᵉ siècle comme port de navigation guerrière qui concurrence l'expansion maritime des Portugais, dont les vaisseaux font voile tout au long de l'Afrique afin d'y installer des positions et des comptoirs.

Se sentant menacés dans leur expansion maritime et concurrencés dans la maîtrise des mers de l'ouest africain, les Portugais débarquent en force à Anfa, s'emparent de la ville et, après un pillage en règle, la ruinent et l'abandonnent en 1488. Petit à petit, la ville commençait à renaître, mais elle fut endommagée par un tremblement de terre en 1755.

Dar El Beida : la renaissance de la ville blanche

Vers 1757, le Sultan Sidi Mohamed ben Abdallah fit reconstruire la ville à qui il donna le nom de Dar El Beida : ville blanche, ou Casablanca.

Dar El Beida devint un port commercial d'une très grande importance dans le mouvement des échanges de l'époque. Beaucoup d'étrangers s'installèrent dans l'ancienne Anfa et notamment des Espagnols.

Jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle, un important trafic maritime de marchandises ne fit que s'intensifier. Le Maroc fournissait surtout des grains, des peaux de moutons, des tapis, du cuivre contre du thé, du sucre et des produits manufacturés.

Casablanca à l'époque moderne

Au début du XXᵉ siècle, Casablanca devient l'objet de convoitises de l'expansion dite coloniale. Si la situation de ce port n'a pas échappé aux anciens, ni aux navigateurs de l'époque médiévale, il est évident que le monde moderne s'y intéresse encore davantage.

Avant 1912, la ville ne cesse de s'étendre et le port prend de plus en plus d'importance : c'est la saison des luttes et des tractations menées autour du Maroc. Casablanca ne retrouvera qu'en 1955 son autonomie totale, après avoir été le foyer de la lutte pour l'indépendance du royaume.

Le charme délicieux du beau pays de couleurs et de légende auquel elle appartient se voit en Casablanca, mais elle garde avant tout sa vocation maritime. Elle est pour le royaume du Maroc la porte ouverte sur l'océan, et chaque année davantage, le pavillon marocain flotte sur toutes les mers du monde pour participer aux vastes échanges de commerce international.

L'architecture et l'urbanisme de Casablanca

La ville nouvelle mériterait, à elle seule, de retenir l'attention. Son accroissement a favorisé une unité de style et un cachet architectural dignes des villes les plus modernes des autres continents.

Sa situation particulière, au débouché de riches régions agricoles, la convergence vers son vaste port de voies ferroviaires ou routières du Maroc, le sûr mouillage qu'offre sa superbe rade placée sur la grande route maritime reliant l'Europe, l'Afrique occidentale et l'Amérique du Sud, l'aménagement et l'outillage ultra-moderne de ses môles, l'aéroport d'Anfa aux portes de la ville font de Casablanca la principale porte d'accès au Maroc.

Son climat exceptionnel, ses plages de sable fin et les multiples distractions offertes à ses visiteurs en font un séjour particulièrement agréable en toute saison et la désignent surtout comme une excellente station d'hiver.

De plus, l'organisation parfaite des moyens de transport — trains rapides et services automobiles qui en partent journellement dans toutes les directions — font de cette ville le centre de rayonnement le plus judicieusement placé vers les magnifiques excursions qui sont à recommander à l'intérieur du pays.

Les origines d'Anfa et ses vestiges

Le premier site de la ville se situe sur l'actuel quartier industriel d'Anfa au bord de la mer. Anfa était un port tenu par des Phéniciens, mais semble avoir été habitée à une époque plus reculée, comme en témoignent plusieurs sites paléolithiques comme celui de l'homme de Casablanca découvert en 1955 dans la carrière de Sidi Abderahman. Ce site prendra le nom d'Anfa avec l'occupation arabe et deviendra la capitale du royaume berbère des Berghouta.

Au IXᵉ siècle, le sultan almohade Abd El Moumen prend Anfa en préservant ses fonctions portuaires comme escale pour le fret céréalier.

Anfa est une petite ville prospère et, au XVᵉ siècle, elle est suffisamment florissante grâce à sa flotte corsaire qui cingle jusqu'en Espagne et sur les côtes portugaises.

En 1575, les Portugais qui sont bien installés à Mazagan (actuelle El Jadida) vont prendre Anfa, la fortifier, la reconstruire et la rebaptiser : c'est maintenant Casablanca.

Casablanca sera jusqu'au milieu du XVIᵉ siècle une sorte d'avant-poste militaire protégeant la route de Mazagan au sud. Mais harcelée par les raids militaires des tribus voisines, elle sera abandonnée par les Portugais après le tremblement de terre de 1755.

C'est de cette époque que datent les principaux vestiges anciens de la ville comme ceux de la grande mosquée et le Borj El Kairouani.

Les curiosités et monuments à visiter

Les principales curiosités : le port et sa grande jetée, sa jetée transversale, ses môles et leur équipement, toute la nouvelle ville avec ses quartiers d'affaires et de plaisance et les gratte-ciel, ses quartiers industriels et faubourgs, les piscines, ses parcs et palais de la foire, la fontaine lumineuse, la place des Nations Unies qui fonctionne les vendredis, samedis et dimanches.

L'ancienne ville est située à proximité du port, à l'intérieur d'une muraille de vieux remparts. Les ruelles de la médina dans lesquelles voisinent les commerces les plus hétéroclites et où grouille une population infiniment variée offrent un spectacle extrêmement pittoresque.

Les édifices religieux

Différents édifices religieux : la grande mosquée, le tombeau de Bou-Smara, la mosquée de Si Allal Kairouani, ainsi que le marabout de Sidi Beliout, situé près du port et en dehors de l'ancienne enceinte.

La nouvelle médina

La nouvelle médina construite dans le plus pur style marocain au voisinage du palais royal, sur la hauteur qui domine l'agglomération casablancaise, ne cesse de s'agrandir à l'ouest de la route de Mediouna. Tandis que les nouvelles cités — Ain-Chok, Mohammedia, El Hank — ne cessent de se construire et de s'agrandir.

La Mahkama du Pacha

Le visiteur ne devra pas manquer de visiter la Mahkama du Pacha (boulevard Victor Hugo), œuvre de l'architecte Cadet, un des plus beaux édifices d'art maghrébin, véritable « Alhambra casablancaise », à la fois tribunal et maison du pacha : ce bâtiment est unique de par la splendeur de ses décors.

La corniche et l'aquarium

La visite de la ville ne saurait s'achever sans se rendre aux piscines de la corniche et à l'aquarium où l'on rencontre une variété infinie de poissons de toutes les mers du monde.

Les sites incontournables de Casablanca

La curiosité à voir : le port, l'hôtel de ville et sa tour d'horloge, le palais de justice, la place des Nations Unies, la cour d'appel, le boulevard Victor Hugo en nouvelle médina ainsi que la mosquée qui se trouve en face des remparts de l'ancienne médina, la corniche, boulevard Mohamed Hansali, le jardin du palais royal, le parc de la Ligue arabe, le musée des arts marocains.

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Mehdi Alami @mehdialami
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