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Monde

Bourse et capitalisme

Découvrez les origines du capitalisme, le mécanisme de l'ouverture du capital et les dérives de la spéculation financière sur l'économie.

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Ce sujet a pour but non pas de remettre en cause les fondements du capitalisme, mais de tenter de comprendre les abus qui en découlent.

Quelles sont les origines du capitalisme ?

Avant l'apparition de ce système économique, les entreprises devaient se baser sur leur chiffre d'affaires (CA) pour se développer. Elles prévoyaient alors leurs investissements en fonction de leurs marges. En somme, elles avaient besoin d'argent pour investir et en gagner davantage.

L'une des solutions consistait à contracter un emprunt pour investir, celui-ci étant remboursé grâce à l'augmentation du CA générée. Cette approche dépendait toutefois du bon vouloir des banques, qui seules décidaient d'accorder ou non des fonds en fonction de la viabilité du projet.

Comment fonctionne l'ouverture du capital ?

La solution offerte par le capitalisme est l'ouverture du capital d'une entreprise à des actionnaires. Le principe veut que le propriétaire apporte au minimum 51 % du capital pour en conserver le contrôle. Les 49 % restants sont accessibles à toute personne souhaitant posséder une part de l'entreprise. Le propriétaire peut ainsi quasiment doubler ses fonds et donc investir deux fois plus.

Cette idée est louable car elle permet à chacun de participer au développement d'une entreprise tout en percevant une part des bénéfices annuels.

Quels sont les abus de la spéculation boursière ?

Les dérives sont, à mon sens, liées à la spéculation boursière. Sans entrer dans les détails techniques, force est de constater que les détenteurs d'actions s'intéressent moins au développement de l'entreprise qu'ils investissent qu'au placement financier à court terme. Les capitaux deviennent si fluctuants qu'ils ne servent plus l'idée initiale du capitalisme.

La valeur des actions évoluant selon la demande, celle-ci est entièrement dictée par les gros actionnaires, c'est-à-dire les entreprises. Le petit spéculateur, avec ses quelques dizaines d'actions, pèse peu face à une multinationale. Paradoxalement, les principaux perdants sont donc les petits investisseurs dont la valeur des actions est ballottée par les achats ou ventes massives des grandes entités.

Un phénomène plus inquiétant réside toutefois dans les conséquences de ces spéculations. On observe que les entreprises ont tendance à délaisser leur propre production pour se tourner vers la spéculation sur d'autres sociétés, jugées plus rentables. Finalement, on en arrive à des entreprises qui arrêtent de produire, cette activité étant devenue moins rentable que la spéculation boursière...

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zebulon1978
Zebulon 1978 @zebulon1978
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