
Attention : Je ne suis pas « anti-arabe », mais « anti-islamiste intégraliste ».
Si j'écris cet article aujourd'hui, c'est pour condamner et dénoncer ces honteux attentats racistes et antisémites perpétrés ces derniers mois en France et en Europe.
Toute la communauté juive de France est bouleversée de voir resurgir le spectre du racisme et de l'antisémitisme dans le pays des droits de l'homme. Nous pensions, nous les Juifs de France, que les fantômes du passé ne reviendraient plus. Nous croyions les mots « sale juif », « État assassin », « Sharon meurtrier » oubliés à jamais. Mais il n'en est rien : ils ont défilé par milliers, et pas plus tard que samedi...
Agressions antisémites : des actes violents sous couvert de manifestations pacifistes
Des jeunes juifs ont été insultés et violentés lors de la « manif pour la paix ». Pourquoi ? Parce qu'ils avaient le tort de passer par là... et d'être juifs.
À l'heure où j'écris ces lignes, soit plus de 24 heures après les faits, vous ne les verrez qu'en cliquant ici.
Pourquoi un tel black-out médiatique sur des incidents aussi graves ? Peut-être s'agit-il de préserver la « pureté » du mouvement « pour la paix » ? Aux dernières nouvelles, Philippe Blanchard, responsable de Digipresse — qui n'est ni de la communauté, ni réputé pour être un sympathisant — indiquait qu'aucun média français n'avait accepté ces images. Diffusons-les pour que chacun sache.
Slogans haineux : une montée de l'antisémitisme dans les rues
Dans toutes les grandes villes de France et d'Europe, des slogans nauséabonds étaient scandés : « Mort aux juifs », « Israël meurtrier », « Sharon nazi ». Les drapeaux d'Israël ont brûlé ces derniers mois, la Maguen David a été associée à la croix gammée. Ces mots et insults étaient terribles, antisémites, racistes, terrifiants.
Il me semblait pourtant que le racisme était condamné en France.
Il me semblait pourtant que l'incitation à la haine raciale était passible de sanctions pénales.
Il me semblait pourtant que nous vivions à égalité avec les autres communautés.
Égalité entre les religions : un principe mis à mal
Voir certains candidats à la présidentielle défiler avec ces gens haineux — n'est-ce pas, M. Noël Mamère ? — crier à qui veut l'entendre que les Palestiniens sont retranchés dans leurs dernières limites, presque justifier les attentats-suicides au nom du désespoir, me rend sceptique quant à leur amour de la démocratie, de l'égalité des religions, de l'égalité des hommes tout simplement.