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Aminatou Haidar, Sahraouie, le "rôle" de la France

Assignée à résidence, Aminatou Haidar reste isolée par le Maroc. Analyse de la position ambiguë de la France.

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Après 32 jours de grève de la faim, le Maroc, sous une forte pression internationale, a laissé Aminatou Haidar, défenseure sahraouie des droits de l'homme, rentrer le 18 décembre à El Aaiun, au Sahara occidental. Depuis, elle est assignée à résidence dans un quartier quadrillé par la police marocaine où toute visite, même de la presse internationale, lui est interdite.

Quelle est la position de la France ?

L'Élysée a publié un communiqué au moment de l'arrivée d'Aminatou Haidar au Sahara occidental. L'ambiguïté des propos laisse supposer une grande méconnaissance de la question ou un certain mépris du droit international. La diplomatie ne serait-elle que démagogie ?

Relations franco-marocaines et peuple sahraoui

Le président de la République française est l'invité personnel du roi du Maroc à l'occasion des fêtes de Noël. Sans doute les conversations tourneront-elles sur la quotidienneté vécue par le peuple sahraoui ou sur les positions prises par l'ONU, qui considère la situation du Sahara occidental comme "la dernière question coloniale en Afrique" ?

Depuis 1991, la Minurso (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental) est sur place avec pour mission première "l'organisation d'un référendum libre et équitable et en proclamer les résultats".

Le gouvernement français use d'un double langage en prétendant soutenir les efforts de l'ONU tout en bénéficiant de relations d'affaires avec les territoires occupés par le Maroc. En mai dernier, la France s'est opposée à ce que la MINURSO soit investie de la surveillance des droits de l'homme, ce qui n'a pas manqué de déplaire à son "grand ami".

Depuis 35 ans, le Maroc refuse qu'un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui soit organisé. Le soutien apporté par le président de la République française au roi du Maroc pour un "royaume d'une large autonomie" va à l'encontre des délibérations des Nations unies.

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Le président français visitera-t-il les camps de réfugiés ?

Une politique étrangère constructive ne peut se baser sur un double langage où se jouent à la fois une relation interpersonnelle aux intérêts discutables et des discours de donneur de leçons.

Le Président de la République a-t-il prévu de se rendre dans les camps de réfugiés, sans doute moins confortables que les palais royaux, pour favoriser une solution onusienne ? Le communiqué de presse de l'Élysée n'en fait pas état...

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apso
apso @apso
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