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Afrique : Le Post-Gambien

Des types Boskop aux Hottentots, explorez les migrations et métissages qui ont façonné les populations africaines, du Sahara néolithique à la vallée du Nil.

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Qui était l'homme de Boskop ? Origines et caractéristiques

Souvent appelé « Boskopoïde », du nom de « l'homme de Boskop », ce type anthropologique est originaire du sud-ouest du Transvaal, en Afrique du Sud. Son crâne a été découvert à Singa, sur le Nil blanc, à une latitude de 13° nord. Par ailleurs, les chasseurs Capsiens ne correspondaient nullement à ce type anthropologique.

L'homme d'Oldoway et le type éthiopien : migrations et métissages

L'homme d'Oldoway, daté de -11000 ans, présente le type dit « éthiopien ». Du point de vue squelettique, il se caractérise par une face allongée, un nez très étroit, un menton saillant ainsi que des orbites hautes. Des fossiles similaires ont également été découverts en Afrique de l'Est.

Aujourd'hui, ce type physique se retrouve en Afrique orientale (Tanzanie, Kenya, Somalie...) avec une grande variété de teints, allant du café au lait au noir le plus profond. Le métissage entre les primitifs d'Homo sapiens de type « éthiopien » et « boskopoïde » a engendré l'apparition d'un nouveau peuple : les Hottentots.

Les Hottentots et les populations forestières : Pygmées et Négrilles

Ces derniers utilisent une langue à « clics », tout comme les Bochimans, et ont atteint le sud du continent africain au 13ème siècle ap. J.-C. Ils étaient auparavant installés aux abords du lac Victoria.

Une autre population a été refoulée dans la dense forêt du bassin du Congo : ce sont les « Négrilles », plus communément appelés Pygmées. Certaines traditions d'Afrique occidentale affirment qu'ils auraient connu une grande extension à l'époque du Sahara humide, une thèse corroborée par les contes égyptiens.

En raison de l'acidité des sols qui empêche la fossilisation, les zones forestières n'ont livré qu'un seul fossile à caractères nettement négroïdes : celui d'Iwo Eleru, au sud du Nigeria, daté d'environ 9250 ans.

Les populations négroïdes du Sahara néolithique

En revanche, le nombre important de squelettes négroïdes découverts dans la zone désertique du Mali et du Niger prouve que le Sahara néolithique méridional était peuplé par des populations à peau noire. À l'intérieur du Sahara humide, ces Négroïdes ont rencontré les Proto-Berbères méditerranéens, descendus de la « Tamazgha » (Berbérie) vers les régions sahariennes propices à la chasse et à l'élevage.

Ces populations noires sont également entrées en contact avec des pasteurs « éthiopiens » qui, à partir du 5ème et du 4ème millénaire, ont amorcé une immense migration transsaharienne. Ils quittèrent une zone d'origine située au sud du grand erg libyque pour gagner les massifs montagneux du Sahara central, en longeant les zones à fortes pluviométries.

Les pasteurs bovidiens et l'art rupestre saharien

Le long séjour de ces pasteurs bovidiens au Tassili des Ajjers et au Hoggar est attesté par les gravures rupestres qu'ils y ont laissées, ainsi que par une série de dates au carbone 14, presque toutes comprises entre 4000 et 2000 av. J.-C.

Les ancêtres des Peuls (ou Foulbés) ont pu conserver un type physique stable grâce à leur mode de vie similaire à celui des Peuls Boréro actuels, en stricte autonomie alimentaire basée sur les produits de leurs troupeaux. De plus, ils pratiquaient l'endogamie, ne se mariant qu'entre eux.

Une exception notable : un important groupe de pasteurs bovidiens fixé dans le massif du Tibesti (nord du Tchad) s'est métissé à des chasseurs d'origine berbère ainsi qu'à des Négroïdes, entre le 4ème et le 2ème millénaire.

Le métissage au Sahara central : les Toubous

Ce métissage a engendré une population stable d'Éthiopiens correspondant aux actuels nomades Toubous du Sahara central. Ces derniers seraient les descendants des Éthiopiens « troglodytes » et représentent le mélange le plus abouti des trois types anthropologiques ayant cohabité à l'intérieur du Sahara entre le 4ème et le 2ème millénaire.

Les oasis du Fezzan (sud-ouest de la Libye actuelle) ont également constitué une zone de métissage entre Proto-Berbères, Négrides et pasteurs éthiopiens. Habitées tout au long de l'épisode humide néolithique, elles représentent, comme le Tassili des Ajjers, un haut lieu de l'art préhistorique africain.

La vallée du Nil et le néolithique égyptien

C'est le peuplement de la vallée du Nil qui retiendra notre attention, en raison du véritable « boom » technique qui caractérise le néolithique égyptien.

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rachidyahou
rachidyahou @rachidyahou
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