
80 % des adolescents sont touchés par l'acné. Elle prédomine sur les zones du corps particulièrement riches en follicules sébacés : le visage, le décolleté, les épaules et le haut du dos. Heureusement, il existe un médicament pour traiter les acnés sévères : le Roaccutane. Cet antiacnéique rétinoïde agit en réduisant la sécrétion de sébum, sur le bouchon du follicule et sur l'inflammation locale. Il permet ainsi, au bout de quelques mois de traitement, de retrouver une peau nette. Mais les effets secondaires sont nombreux et contraignants.

Effets secondaires du Roaccutane : que risquez-vous ?
Ce médicament, commercialisé par « Roche Pharmaceutique », est classé dans la catégorie des médicaments soumis à prescription restreinte nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.
Au début du traitement, la peau et les muqueuses (œil, bouche, nez, gorge) deviennent sèches et irritées. Parfois, une aggravation de l'acné peut survenir. Des rougeurs, des démangeaisons, des chutes de cheveux apparaissent, ainsi que de la fatigue, une transpiration excessive, des douleurs abdominales, des nausées et des saignements de nez. Selon certaines associations, la prise de Roaccutane entraînerait des dépressions. Comme vous le voyez, ce médicament est contraignant, mais permet d'en finir avec ce problème qui peut avoir de fortes répercussions psychologiques.

Contre-indications et précautions avant le traitement
Toutes les personnes ne peuvent pas bénéficier de ce traitement. Il est interdit aux personnes souffrant de diabète, d'insuffisance rénale ou hépatique, ou d'hypertriglycéridémie. Pour les femmes, un test de grossesse est obligatoire avant le traitement. En effet, si la patiente est enceinte, le bébé risquerait des malformations graves. Il faut également éviter d'appliquer un autre médicament antiacnéique local ou contenant de la vitamine A.
Bilan : un traitement efficace mais exigeant
Pas moins de 13 millions de personnes dans le monde ont bénéficié de ce traitement. Le coût journalier est d'environ 3 euros, mais il est remboursé à 65 % par la Sécurité sociale. Il faut donc bien réfléchir aux conséquences du traitement avant de le commencer, car cette période n'est pas évidente à vivre, mais le résultat est presque garanti à 100 %.