
Je tiens à vous dire avant tout que cette histoire est fictive et qu'il ne m'est rien arrivé de tel. À vos mouchoirs !
Une vie peut basculer du bon ou du mauvais côté en très peu de temps. La mienne a basculé vers le noir obscur, sans me laisser le temps de comprendre ni de m'en rendre compte.
Une promenade en ville a l'air tout à fait innocent, mais une jeune fille seule et perdue dans ses pensées, c'est un peu plus dangereux. Je m'en souviendrai toute ma vie, et même au-delà...
L'innocence brisée d'une sortie shopping
C'était donc pendant une sortie shopping pour les cadeaux de Noël. J'avais craqué sur un canard en peluche pour, d'après moi, me protéger contre tout ce qui peut être malsain. Mes mains étaient encombrées de sacs et j'imaginais la surprise de mes proches à l'ouverture de leurs cadeaux.
Un homme me demande du feu. Je n'en ai pas, je m'excuse et il me sourit. Je marche pour rejoindre l'arrêt de bus et rentrer chez moi après cet après-midi heureux. Je m'engouffre dans un tunnel, continuant de penser à tout et à n'importe quoi, quand je sens une main sur mon épaule, lourde. Je me retourne. Il me parle, me saisit le poignet, me force à avancer, me jette dans une voiture et y monte à son tour. Il me bâillonne et me bande les yeux. J'essaie de me débattre, mais ils sont plusieurs à me cramponner et à me toucher le corps. Une minute passe. La voiture s'arrête. Il me prend, me porte et me pose sur quelque chose de dur, déchire mes vêtements. Je me retrouve nue. J'ai froid, je tremble, j'ai peur.
L'enfer de la captivité
Je mets tous mes autres sens en éveil. Rien n'y fait. SILENCE ! Une heure passe, deux heures, je ne sais pas. Je marche, me cogne et tombe. J'essaie de taper avec les mains liées, de crier, de voir. Rien n'y fait ! J'écoute, je n'entends rien, seulement les battements de mon cœur qui me font mal, tellement mal. Je pleure. Des pas. Une porte se déverrouille, s'ouvre. Des pas. Une main me touche, m'allonge sur une table, me semble-t-il, me caresse. On me délie les mains pour me les faire attacher avec les jambes en croix. Je n'ai plus de force, je suis épuisée. Il me caresse, ils me caressent, me parlent, parlent entre eux. Je ne comprends pas cette langue, ces paroles. Ils me violent chacun leur tour. Ils sont cinq.
Une fois qu'ils en ont fini avec moi, ils me détachent les pieds et les mains puis s'enfuient de la salle en courant et referment la porte à clé derrière eux. J'ôte le bandeau et le bâillon. Je m'aperçois que je suis dans une pièce avec une petite fenêtre qui donne sur un champ de blé. Il y a une table au milieu avec des attaches aux extrémités. Je m'écroule de fatigue et de peur sur le sol où je m'endors nue et transie de froid. On me secoue sauvagement et cette fois-ci, je suis sur un lit où il fait chaud. J'ouvre péniblement les yeux : ils sont cinq autour de moi. Ils m'abusent à nouveau plusieurs fois chacun. Je ne me débat pas car je suis à bout de forces et j'ai faim. Ils s'en vont et me laissent dans ce lit, toujours seule et nue.
Le canard en peluche : une lueur d'espoir
Je vois à côté de moi le canard en peluche qui m'avait fait craquer lors de mes achats de Noël. Je me souviens que j'ai des personnes quelque part qui m'attendent et que je ne peux pas rejoindre. Je pleure et je m'endors.
La porte de la chambre s'ouvre chaque soir pour me faire du mal. D'abord, l'un d'eux m'apporte à manger et abuse de moi avant les autres. Ils ont le sourire à chaque fois et moi, les larmes aux yeux. Le canard en peluche est dans mes mains à chaque fois pour me protéger.
La délivrance
Un soir pas comme les autres, j'entends des coups de feu et des bruits étranges. J'ai soudain une lueur d'espoir qui m'envahit. Une heure plus tard, la porte s'ouvre et une lumière m'éblouit, je ne vois rien. Je me recroqueville. Une voix rassurante me parle et me couvre le corps, ce corps sali par tant d'hommes. Mon sauveur me porte et m'emmène vers une nouvelle vie.