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Tigresse Blanche : Une espionne sur le toit

Alix Yin Fu revient à Shanghai dans une aventure d'espionnage mêlant humour noir et critique sociale sur la Guerre froide.

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Espionnage et guerre civile à Shanghai : l'intrigue du tome 4

« Alors que la Chine est plongée en pleine guerre civile, Shanghai, le Paris de l'Orient, semble vibrer de son agitation ordinaire. « Semble » seulement, car la lutte opposant communistes et nationalistes n'y est pas moins vive : elle est simplement l'apanage des services d'espionnage qui placent des agents doubles à qui mieux mieux. Au milieu de tout cela, les tigresses blanches ont apparemment choisi le camp de l'étoile rouge, la « nouvelle Chine ». Mais une véritable tigresse est avant tout la propriété de sa meute, Alix Yin Fu va en faire l'expérience... » (Présentation Dargaud)

Conrad et Wilbur : un duo complice pour explorer la Guerre froide

Après avoir initié la série Tigresse Blanche avec Yann, puis réalisé en solo le troisième tome, Conrad retrouve en compagnie de Wilbur (alias Sophie Commenge) son personnage le plus charismatique, issu de la série BD créée avec Yann : Les Innommables. Avec Tigresse Blanche, l'histoire d'Alix avant sa rencontre avec Mac est retracée. Ce prologue aux Innommables permet aux auteurs d'évoquer la Guerre froide avec dérision et profondeur.

Humour noir et critique sociale : bien au-delà de la bouffonnerie

L'atmosphère générale de l'album rappelle celle de la série mère. Jeux de mots, clins d'œil et allusions à connotation sexuelle parsèment cet ouvrage pour le plus grand amusement du lecteur. Cependant, les auteurs ne tombent jamais dans la pure bouffonnerie. À travers ce monde instable de la Guerre froide, ils interrogent les incertitudes de notre époque contemporaine. Derrière le rire se cache une réalité bien amère.

De plus, Conrad et Wilbur évitent tout simplisme en n'épargnant aucune des forces en présence. Ici, tout le monde tue tout le monde, et personne n'échappe au ridicule. Cette approche nuancée confère une profondeur inattendue au récit.

Le graphisme de Didier Conrad : élégance et dynamisme au service du récit

Les amateurs des Innommables retrouveront le graphisme particulier de Didier Conrad. Son dessin traduit non seulement la dimension burlesque du scénario, mais retranscrit aussi l'atmosphère de Shanghai—du moins l'imaginaire que l'on a développé à travers les vieux films.

Le trait de Conrad se fait particulièrement délicat quand il s'agit de représenter Alix. Le dessinateur fait preuve de toute son habileté pour donner vie aux mouvements : on appréciera notamment la vivacité de sa chevelure et la fluidité de ses gestes.

Fiche technique

  • Série : Tigresse Blanche
  • Titre : Une espionne sur le toit (tome 4)
  • Auteurs : Conrad et Wilbur
  • Éditeur : Dargaud
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lorna
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