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Tigresse Blanche : Au service secret du grand timonier

Alix Yin Fu, agent secret communiste, doit récupérer une bombe atomique à Hong-Kong dans ce prologue hilarant aux Innommables.

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Alix Yin Fu : la James Bond asiatique de la Guerre froide

« Sur fond de guerre froide et de psychose atomique, les auteurs de Tigresse Blanche brossent avec un humour noir une galerie de portraits complètement atypiques. Cette nouvelle série, qui se déroule à Hong-Kong, enchaîne quiproquos délirants et situations rocambolesques. Alix Yin Fu, agent secret communiste et membre de la secte taoïste féminine des Tigresses Blanches, est LA James Bond asiatique. Et c'est une bombe. Sa mission ? En récupérer une autre, atomique celle-là, avant tous ces diables d'étrangers. Pour ce nouveau projet, le tandem Yann-Didier Conrad s'est inspiré du cinéma. Conrad a dessiné chaque séquence jusqu'au bout, sans interruption. Les auteurs se sont ensuite occupés des raccords, puis du « montage ». L'histoire, qui raconte une époque troublée et riche en rebondissements, gagne en fluidité. » (Présentation Dargaud)

Un prologue aux Innommables teinté de dérision

Yann et Conrad retrouvent le personnage le plus sexy de leur série BD culte : Les Innommables. Avec Tigresse Blanche, les auteurs retracent l'histoire d'Alix avant sa rencontre avec Mac. Ce prologue leur permet d'évoquer la Guerre froide et Hong-Kong avec dérision, en conservant l'atmosphère de la série mère.

Les auteurs parodient à la fois les clichés sur la Chine, le Parti communiste et certains personnages cultes de la BD. Le plus évident est Francis Flake pour le personnage de Jacobs, mais les personnages de Martin n'échappent pas non plus à la caricature avec Alix et son compagnon Eh-Nak. Jeux de mots, allusions à connotation sexuelle et sous-entendus parsèment cet album.

L'humour au service d'une critique intelligente

Les auteurs jouent avec amusement sur la psychologie des personnages. Cependant, les albums de Yann et Conrad ne sont jamais pure bouffonnerie. À travers ce monde instable de la Guerre froide, les auteurs interrogent les incertitudes de notre monde contemporain. De plus, ils évitent tout simplisme en n'épargnant aucun parti. Ici, tout le monde tue tout le monde, et personne n'échappe à la dérision.

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Le trait de Didier Conrad : entre burlesque et poésie

Les amateurs des Innommables retrouveront le graphisme particulier de Didier Conrad. Son dessin traduit non seulement la dimension burlesque du scénario, mais retranscrit aussi l'atmosphère de Hong-Kong — du moins l'imaginaire que l'on a pu avoir à travers les vieux films. Le trait de Conrad se fait particulièrement délicat quand il s'agit de représenter Alix, et le dessinateur fait preuve de toute son habileté pour donner vie aux mouvements. On appréciera notamment la vivacité de la chevelure de l'héroïne.

Des mystères qui donnent envie de lire la suite

Dans ce premier album, les auteurs plantent le décor en ne dévoilant que le minimum de mystère pour satisfaire la curiosité du lecteur tout en lui donnant envie de lire la deuxième partie du diptyque. Qui sont ces « treize invisibles » ? Quel est l'amant de la mère de Francis ? Que va faire Alix à propos de sa découverte concernant la « Fat Girl » ? Des questions en suspens auxquelles répondra peut-être le deuxième tome prévu pour septembre.

Pour découvrir les 14 premières planches de cette nouvelle série, consultez le site read-box.com

Informations de la série

  • Série : Tigresse Blanche
  • Titre : Au service secret du grand timonier
  • Auteurs : Yann, Didier Conrad
  • Éditeur : Dargaud
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lorna
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