
C'est l'histoire d'une jeune fille orpheline, du moins c'est ce qu'elle croit, qui possède des pouvoirs magiques dont personne ne doute l'existence, à part ses deux amis Betty et Fabrice. Tara vit chez sa grand-mère dans une sorte d'énorme château, avec majordome et intendants. Sa grand-mère refuse catégoriquement de lui parler de ses parents, mais Tara est bien décidée à en apprendre plus sur eux. Elle commence ses recherches dans la bibliothèque et finit par trouver un passage secret qui lui permet d'écouter les conversations entre sa grand-mère et le père de son meilleur ami, Fabrice.
Elle entendra parler de pouvoirs magiques, de sortceliers, de nonsos, de magisters, de démons, et elle finira par comprendre ce qu'elle est véritablement. Commence alors la longue liste de ses aventures. Elle se fera surprendre en pleine « écoute aux portes », on tentera de la kidnapper, sa grand-mère la sauvera mais sera si affaiblie qu'elle ne pourra plus assurer la protection de Tara. Un puissant mage viendra alors à leur aide et emmènera Tara sur AutreMonde, où elle apprendra qui elle est et pourquoi les esprits maléfiques veulent la capturer.
Pourquoi lire Tara Duncan ?
Si vous accrochez à l'histoire, vous dévorerez les deux tomes déjà parus en quelques jours. C'est un livre captivant qui se lit aussi bien par les adultes que par les jeunes, à l'image d'Harry Potter.
Vous allez en apprendre beaucoup : sur la magie, comment les humains s'allient pour sauver leur peau, comment une fille hystérique peut se faire ridiculiser d'au moins dix façons, pourquoi les adultes mentent aux enfants, et pourquoi les gentils finissent par l'emporter… En plus, cela finit +/- bien : certes, il y a des morts, mais les héros sont récompensés et les méchants bannis. C'est la fin qu'on souhaite, même si tout ne s'est pas passé exactement comme prévu.
Biographie de l'auteur
Dans les contes de fées, les princesses se font habituellement kidnapper, enfermer, à moitié rôtir par des dragons, marier à de gros poilus qui ont occis un ou deux monstres (alors qu'elles sont amoureuses du petit page), ensorceler, endormir pour un ou deux siècles, etc. Évidemment, n'étant qu'une princesse parfaitement classique et sans aucun intérêt — non, je n'ai pas de longue chevelure à la Rapunzel, et ne sachant pas tricoter, je ne cours pas le risque de me piquer à une quenouille — et n'ayant aucun dragon dans mes relations, il était peu probable que mes hauts faits inspirent un auteur de contes de fées.
Voyant que personne ne s'intéressait à mes « non-aventures », j'ai décidé de prendre les choses en main et d'imaginer ma propre héroïne : Tara, qui est un mélange de la personnalité de mes deux filles, Diane et Marine… et de ce qui aurait pu leur arriver si elles avaient découvert AutreMonde ! D'ailleurs, très vite les Spatchounes, les Spalenditals, les dragons aux noms imprononçables, les Mrrrr, les Pouics, les Bizzz et les Mooouuus ont fait partie de la vie quotidienne de la famille et nous sont devenus très familiers (oui, je sais, nous sommes un peu… bizarres).
Au bout de quatorze années de travail, re-travail et re-re-travail, mes filles ont insisté jusqu'à ce que je cède et j'ai fini par soumettre mon manuscrit à un éditeur (j'en étais à la huitième version, pour être précise). On m'avait dit que c'était très difficile, que les éditeurs ne prenaient pas les manuscrits envoyés par la poste. Alors j'ai essayé les pigeons voyageurs, mais c'était un peu lourd pour eux ! Finalement, les Éditions du Seuil l'ont retenu presque immédiatement, ce qui était… magique !
Comment devient-on écrivain ?
On me pose souvent la question : comment suis-je devenue écrivain ? Je pense que l'hérédité joue pas mal dans mon cas. Il y en a déjà quinze dans la famille ! Nous devrions être dans le livre des records ! De mon arrière-grand-oncle Tristan Bernard (L'Anglais tel qu'on le parle…) à mon oncle Francis Veber (Le Dîner de cons…) en passant par mon grand-père Pierre-Gilles Veber (Fanfan la Tulipe) et ma grand-mère Catherine Veber (Neige, Mademoiselle Fanny), tout le monde écrit dans la famille ! Faire de l'humour, chez nous, c'est… quasiment génétique. Et parfois assez fatigant pour les autres — enfin, surtout pour mon entourage, car j'ai commencé à écrire à l'âge de douze ans !
Voilà à peu près ce que je peux dire sur moi ; le reste n'a aucun intérêt, alors je ne vous l'infligerai pas. Et maintenant, il ne vous reste plus qu'une seule chose à faire : lire Tara Duncan : Les Sortceliers, histoire de voir si vous allez autant vous amuser en le lisant que je me suis amusée en l'écrivant.
Bonne lecture !
Site officiel : http://www.taraduncan.com/sophie.php