Dans Prédateurs, la menace ne vient pas seulement du champ de bataille. Alors qu'un débarquement allié se prépare dans une guerre qui reste sans nom, des soldats sont retrouvés sauvagement mutilés. Le lieutenant Frewin, de la police militaire, soupçonne un tueur caché parmi les hommes et mène l'enquête au sein d'une troupe déjà éprouvée par la guerre.

Le roman suit aussi Ann, une infirmière qui rejoint l'enquête tout en affrontant les blessures de son passé. Le cadre militaire resserre le suspense : les suspects vivent dans un environnement où la violence est omniprésente et où la peur peut rendre chacun suspect. Une lectrice apprécie les fausses pistes et les personnages ambigus, mais juge le dénouement trop abrupt. Son avis donne une indication sur l'expérience d'une lectrice, pas sur la réception générale du roman.
Un thriller à réserver aux amateurs de noirceur
Les crimes sont décrits de façon particulièrement graphique. Une lectrice parle de meurtres "abominables" et d'un roman "assez gore" : ces réactions ne mesurent pas la réception générale, mais elles signalent utilement le ton. Si les scènes de torture ou de mutilation vous rebutent, ce n'est probablement pas le Chattam le plus indiqué pour commencer.
L'éditeur présente le livre comme renouant avec la veine de la Trilogie du Mal. La formule évoque une parenté d'atmosphère et de genre, sans établir de lien narratif entre les romans. Prédateurs suit une enquête distincte, menée par Frewin dans un cadre militaire.
Peut-on le lire sans connaître les autres romans de Chattam ?
Oui, on peut raisonnablement commencer par celui-ci : l'intrigue s'organise autour de ses meurtres, de l'enquête et de ses personnages. Rien dans le synopsis disponible ne suggère qu'il faille connaître un autre roman pour comprendre l'affaire. Les éléments fournis ne permettent toutefois pas d'affirmer qu'il n'existe aucun lien avec d'autres livres de l'auteur.
Choisissez-le pour son mélange d'enquête, de guerre et d'horreur, plutôt que pour suivre un ordre de lecture. Si vous ne craignez pas les scènes sanglantes, son point de départ est accrocheur ; si vous préférez une violence suggérée, passez votre chemin.