
Ça y est ! Le 21 juin est sorti Harry Potter and the Order of the Phoenix.
En tout, 8,5 millions d'exemplaires ont été distribués ce jour-là à travers le monde. Le tome 5 est plus volumineux, d'un tiers plus long que le 4. Il contient environ 255 000 mots, 768 pages et 38 chapitres en anglais ; près de 800 pages et 280 000 mots en français, d'après le traducteur Jean-François Ménard. Ce tome a déjà battu plusieurs records : en 4 mois, le site Amazon aurait reçu plus de 875 000 commandes, et il est arrivé n°1 des ventes 2 heures après sa mise en ligne. Près de 1 225 tonnes de livres ont été livrées aux lecteurs dans le monde entier.
« Ce tome est absolument superbe, il ravira tous les fans de J. K. Rowling » a promis Nigel Newton, éditeur de la maison Bloomsbury, qui qualifie également l'œuvre de « brillante » et « fascinante ».
On connaît enfin la date de sortie de la version française : le 3 décembre.
Vol du manuscrit : le scandale avant la sortie
Plusieurs scandales ont frappé l'Angleterre avant la sortie du roman. Celui qui aura sans doute fait le plus de bruit n'est autre que le vol de deux exemplaires de l'œuvre.
Voici l'histoire : début mai, deux exemplaires de The Order of the Phoenix ont été retrouvés par un promeneur dans un champ de la ville de Bungay, en Angleterre, près de l'imprimerie Clays Ltd, chargée de l'édition du manuscrit. Celui-ci a immédiatement contacté le quotidien britannique The Sun pour faire part de sa découverte. Une enquête a ensuite été ouverte à la demande de l'agent de J. K. Rowling. Deux jeunes âgés de 16 ans ainsi que deux hommes âgés de 18 et 44 ans, suspectés d'avoir subtilisé les livres dans les locaux de l'imprimerie, ont été interpellés par les autorités. Leurs sanctions sont à l'étude.
Après cette mésaventure, les abords de l'imprimerie ont été mis sous stricte surveillance (fils barbelés, projecteurs, caméras...).
Des questions se posent : s'agit-il d'une supercherie de l'éditeur pour mousser la sortie du livre ? The Sun n'a-t-il pas cherché à se faire de la publicité ? En tout cas, cette histoire, vraie ou pas, aura fait deux heureux : les enfants du promeneur, qui ont pu lire le livre en avant-première.
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban : le tournage du film
C'est dans le plus grand secret que se tourne actuellement le troisième volet des aventures du petit sorcier, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban. La sortie est prévue le 4 juin et non plus le 31 juillet, date qui correspond à l'anniversaire du jeune héros, comme tous les fans le savent.
On le sait, la romancière a changé de réalisateur : ce n'est plus Chris Columbus qui se charge du film, mais Alfonso Cuarón. L'auteur l'a préféré à Steven Spielberg, qui voulait faire un film 100 % images de synthèse. Cependant, le nouveau réalisateur semble vouloir apporter un peu trop de changements : suppression des scènes de quidditch, et après Olivier Dubois et Marcus Flint, Cho Chang aurait disparu du casting. Ce ne sont bien entendu que des rumeurs.
En avril dernier, alors que les premières prises de vue commençaient à Palmers Green, un individu à bord d'une voiture volée a essayé de forcer les barrages de sécurité dans le périmètre réservé à l'équipe de tournage. Fort heureusement, il n'y a eu aucun blessé.
Les nouveaux acteurs du film
Voici quelques-uns des nouveaux acteurs qui ont rejoint l'équipe :
- Michael Gambon : Albus Dumbledore
- Gary Oldman : Sirius Black
- David Thewlis : Remus Lupin
- Pam Ferris : Miss Marjorie Dursley, alias la tante Marge
- Timothy Spall : Peter Pettigrow
J. K. Rowling : victoire juridique contre Nancy Stouffer
La justice américaine a, en septembre, rejeté la plainte de Nancy Stouffer. Celle-ci prétendait que J. K. Rowling s'était inspirée d'un de ses romans écrit en 1984. Le tribunal de New York a estimé qu'aucun élément ne prouvait que l'écrivain connaissait les travaux de Stouffer à l'époque. Celle-ci a été condamnée à 50 000 dollars d'amende (environ 40 000 euros), plus une partie des frais de justice de Rowling.
La romancière et son jeune héros font encore et encore parler d'eux. Et c'est tant mieux, car on ne s'en lasse pas.