Penelope Bagieu - Culottées - Intégrale (2022) - Amazonie BD Librairie BD à Paris
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Pénélope Bagieu dévoile les coulisses de sa prochaine BD : « La joie de créer reste mon moteur »

Pénélope Bagieu dévoile sa philosophie créative dans un podcast rare : elle ne crée que lorsque la joie l'emporte.

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Dans un paysage éditorial où la pression commerciale dicte souvent le rythme des parutions, Pénélope Bagieu fait figure d’exception. L’autrice aux 1,5 million d’exemplaires vendus pour Culottées a récemment livré une confession rare dans le podcast d’ActuaBD : elle ne crée que lorsque la joie l’emporte. Cette déclaration, loin d’un simple effet d’annonce, éclaire d’un jour nouveau la méthode de travail d’une artiste au sommet de son art. Alors que son dernier album La Nuit retrouvée est en sélection pour le Prix BD Fnac France Inter 2026 et que le mystère plane sur sa prochaine œuvre, plongeons dans les coulisses d’une créatrice qui refuse de sacrifier le plaisir sur l’autel de la productivité. 

Penelope Bagieu - Culottées - Intégrale (2022) - Amazonie BD Librairie BD à Paris
Penelope Bagieu - Culottées - Intégrale (2022) - Amazonie BD Librairie BD à Paris — (source)

« Il faut que la joie de faire une bande dessinée soit une raison suffisante » : le credo de Pénélope Bagieu

Une phrase qui résonne avec la fin d’année 2025

Enregistré dans les studios d’ActuaBD, le podcast où Pénélope Bagieu s’est confiée sans filtre a fait l’effet d’une bouffée d’air frais. Face au micro, elle formule une pensée qui pourrait sembler naïve si elle ne venait pas d’une autrice de son calibre : « Il faut que la joie de faire une bande dessinée soit une raison suffisante pour la faire. » Cette phrase, prononcée avec la simplicité qui caractérise son personnage public, prend une résonance particulière en cette fin d’année 2025. 

Pénélope Bagieu dans un cadre urbain, arborant un pull aux fraises.
Pénélope Bagieu dans un cadre urbain, arborant un pull aux fraises. — Olitaxolitax / CC BY 4.0 / (source)

L’industrie de la bande dessinée, comme beaucoup de secteurs créatifs, souffre d’une frénésie éditoriale qui pousse les auteurs à enchaîner les albums sans répit. Les contrats se signent sur des pitchs de trois lignes, les délais se resserrent, et la qualité pâtit parfois de cette mécanique infernale. Dans ce contexte, entendre une autrice couronnée d’un Prix Eisner affirmer que le plaisir reste sa boussole principale a de quoi surprendre. Ce n’est pas un hasard si cette déclaration a été largement reprise et commentée : elle touche à une vérité que beaucoup d’artistes n’osent plus formuler tout haut.

La joie comme boussole, loin des injonctions du marché

Cette philosophie n’a rien d’un slogan de communication. Elle s’incarne dans chacun des choix de carrière de Bagieu depuis ses débuts. De son blog Ma vie est tout à fait fascinante à La Nuit retrouvée en passant par Les Strates, chaque projet porte la marque d’une autrice qui ne crée que ce qui l’anime profondément. 

Pénélope Bagieu au Festival de la bande dessinée d'Aix-en-Provence, en 2010.
Pénélope Bagieu au Festival de la bande dessinée d'Aix-en-Provence, en 2010. — Georges Seguin (Okki) / CC BY-SA 3.0 / (source)

Ce qui frappe chez elle, c’est la cohérence. Là où d’autres seraient tentés d’exploiter une formule gagnante jusqu’à l’épuisement, Bagieu change de registre à chaque album. Après le triomphe de Culottées, elle aurait pu enchaîner avec un volume 3, 4, 5. Elle a préféré se lancer dans l’adaptation exigeante de Sacrées Sorcières de Roald Dahl, puis dans l’exercice autobiographique des Strates, avant de collaborer avec Lola Lafon pour La Nuit retrouvée. Chaque virage correspond à une envie, jamais à un calcul.

Cette approche a un prix : celui de l’attente. Les lecteurs doivent parfois patienter plusieurs années entre deux albums. Mais quand le livre arrive, il porte la signature d’une œuvre mûrie, désirée, chérie. Bagieu le sait : la joie qu’elle éprouve en créant est contagieuse. Elle se transmet au lecteur à chaque case, à chaque bulle. 

Cécile de France et Pénélope Bagieu à l'avant-première de 'Culottées' au Festival d'Angoulême 2020.
Cécile de France et Pénélope Bagieu à l'avant-première de 'Culottées' au Festival d'Angoulême 2020. — Selbymay / CC BY-SA 4.0 / (source)

Du blog « Ma vie est tout à fait fascinante » au Prix Eisner : la constance d’une autrice

Des premiers pas sur le web à la notoriété nationale

Avant d’être une autrice reconnue, Pénélope Bagieu était une jeune femme qui tenait un blog. Ma vie est tout à fait fascinante a commencé comme un passe-temps, un carnet de bord illustré où elle croquait son quotidien avec un humour décapant. Rien de prémédité, aucune stratégie éditoriale. Juste le plaisir pur de dessiner et de partager. 

Portrait de Pénélope Bagieu au col léopard.
Portrait de Pénélope Bagieu au col léopard. — (source)

Née le 22 janvier 1982 à Paris, Bagieu s’est formée aux Arts Déco de Paris puis au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres. Elle possédait déjà les outils techniques, mais c’est son regard sur le monde, sa capacité à transformer l’anodin en matière comique, qui a séduit les lecteurs. Le succès du blog a été organique, porté par le bouche-à-oreille et la sincérité du propos.

De ce terreau est née Joséphine, sa première série publiée. Le personnage, une trentenaire maladroite et attachante, a touché une génération de lectrices. L’album s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires et a été adapté au cinéma. Bagieu aurait pu s’installer dans ce filon confortable. Elle a préféré explorer d’autres territoires. 

Pénélope Bagieu, la culottée
Pénélope Bagieu, la culottée — (source)

« Culottées », « Sacrées Sorcières », « Les Strates » : des projets choisis avec le cœur

Le tournant arrive avec Culottées. Ce projet, né d’une envie de raconter des femmes qui ont changé le monde sans faire de bruit, aurait pu rester une série de planches publiées sur le site du Monde. Mais l’enthousiasme des lectrices et des lecteurs a transformé l’essai en phénomène éditorial. Le Prix Eisner 2019, l’équivalent des Oscars pour la bande dessinée, a consacré cette œuvre portée par la passion. L’album a depuis été adapté en série d’animation. 

Pénélope Bagieu en studio, robe noire et tatouage de couronne.
Pénélope Bagieu en studio, robe noire et tatouage de couronne. — (source)

Puis vint Sacrées Sorcières. Adapter Roald Dahl, un monument de la littérature jeunesse, relevait du défi. Bagieu l’a relevé avec une liberté et un respect mêlés, prouvant qu’elle savait aussi bien s’emparer d’un texte existant que créer de toutes pièces.

Les Strates, son album autobiographique paru en 2023, marque un retour à l’intime. Elle y raconte son histoire personnelle avec une pudeur et une force rares. Là encore, le projet est né d’un besoin, d’une urgence intérieure, pas d’une commande. Comme elle le confiait dans le podcast ActuaBD, chaque album doit « lui donner envie de se lever le matin pour le dessiner ». 

Pénélope Bagieu, la plus culottée des dessinatrices - Yahoo Actualités France
Pénélope Bagieu, la plus culottée des dessinatrices - Yahoo Actualités France — (source)

Une reconnaissance internationale qui valide sa méthode

Le Prix Eisner 2019 a placé Bagieu sur la scène internationale. Cette distinction, rare pour une autrice française, a confirmé que sa philosophie créative portait ses fruits. Loin de la pousser à accélérer la cadence, cette reconnaissance l’a confortée dans sa démarche : continuer à ne créer que ce qui la passionne. 

Pénélope Bagieu et Emil Ferris : la bande dessinée comme territoire d'émancipation
Pénélope Bagieu et Emil Ferris : la bande dessinée comme territoire d'émancipation — (source)

Aujourd’hui, Culottées fait même l’objet de censure aux États-Unis, où certaines bibliothèques scolaires ont retouché les images. Bagieu en rit : « Maintenant, si tu t’es pas fait bannir ton livre aux États-Unis, t’as raté ta vie quoi. » Cette boutade, prononcée lors des Rendez-vous de la Bande Dessinée d’Amiens en juin 2026, montre qu’elle garde son humour même face aux polémiques.

Prochain album : ce que les confidences de Pénélope Bagieu laissent présager

Une méthode de travail dictée par l’envie, pas par l’urgence

Le titre exact et la date de sortie de sa prochaine bande dessinée restent pour l’instant un mystère. Mais les confidences livrées dans le podcast ActuaBD permettent de dessiner les contours de sa méthode. Bagieu ne force jamais l’inspiration. Elle attend que l’idée s’impose à elle avec assez de force pour justifier des mois, parfois des années, de travail. 

Frise chronologique des couvertures de bandes dessinées de Pénélope Bagieu, de 2008 à 2026, lors d'une exposition.
Frise chronologique des couvertures de bandes dessinées de Pénélope Bagieu, de 2008 à 2026, lors d'une exposition. — (source)

Cette lenteur assumée est un luxe dans l’industrie actuelle. Mais c’est aussi un gage de qualité. Quand on écoute Bagieu décrire son processus, on comprend que chaque album est une aventure en soi, une exploration dont elle ne connaît pas toujours l’issue. « Je ne sais jamais exactement où je vais quand je commence », confie-t-elle. Cette part d’inconnu, cette confiance dans le processus créatif, est ce qui rend son travail si vivant.

Ses proches collaborateurs le savent : quand Bagieu est enthousiaste, ça se voit. Les planches s’enchaînent, les idées fusent. Quand l’enthousiasme faiblit, elle préfère mettre le projet de côté plutôt que de le forcer. Cette honnêteté intellectuelle, rare dans un métier où les contrats engagent, explique la qualité constante de sa production.

Quels thèmes pour sa prochaine œuvre ?

À partir de son parcours, plusieurs pistes se dessinent. Bagieu pourrait explorer à nouveau le féminisme historique façon Culottées, en racontant d’autres destins de femmes oubliées. Elle pourrait aussi poursuivre dans la veine autobiographique des Strates et de La Nuit retrouvée, en creusant encore la question de la mémoire et du temps qui passe. 

Documentaires Incendie !, Albums documentaires | Gallimard Jeunesse
Documentaires Incendie !, Albums documentaires | Gallimard Jeunesse — (source)

Une autre possibilité : l’adaptation littéraire. Après Roald Dahl, Bagieu a prouvé son talent pour s’approprier un texte et le transcender en images. Plusieurs romans contemporains ou classiques pourraient se prêter à cet exercice. Mais elle pourrait aussi surprendre en se lançant dans un genre qu’elle n’a jamais exploré, comme la science-fiction ou le polar.

Ce qui est certain, c’est que le prochain album naîtra de la même flamme que les précédents. Bagieu ne fera pas un livre parce qu’il faut « sortir quelque chose ». Elle le fera parce que l’histoire l’habite, la travaille, la rend heureuse. Et c’est cette promesse qui excite ses lecteurs. 

« J'ai une passion pour les Canadair », avoue Penelope Bagieu qui a realise une BD sur le sujet | ICI
"J'ai une passion pour les Canadair", avoue Penelope Bagieu qui a realise une BD sur le sujet | ICI — (source)

Le documentaire jeunesse comme terrain d’expérimentation

Parallèlement à ses projets de bande dessinée pour adultes, Bagieu a publié le 28 mai 2026 Incendie ! Canadair à la rescousse chez Gallimard Jeunesse. Ce documentaire illustré consacré au fonctionnement et aux missions des avions bombardiers d’eau Canadair face aux incendies de forêt montre une facette méconnue de son talent. Interrogée sur France Bleu Hérault le 5 juin 2026, elle confie : « J’ai une passion pour les Canadair. » Ce projet, né d’une curiosité personnelle, illustre parfaitement sa philosophie : elle suit ses enthousiasmes, même lorsqu’ils la mènent vers des territoires inattendus.

« La Nuit retrouvée » : un album en sélection pour le Prix BD Fnac France Inter 2026

La collaboration avec Lola Lafon : une nouvelle source de plaisir créatif

La Nuit retrouvée marque une première dans la carrière de Bagieu : un album co-écrit. Avec la romancière Lola Lafon, elle a tissé une complicité artistique dont le résultat est salué par la critique. La fiche Fnac décrit l’album comme porteur de « sensibilité, finesse psychologique, humour tendre ». Les deux autrices « conjuguent leurs talents dans un récit où l’émotion naît de la justesse ». 

« Magique et fascinante », Pénélope Bagieu a « marqué la librairie » et ses lectrices
"Magique et fascinante", Pénélope Bagieu a "marqué la librairie" et ses lectrices — (source)

Cette collaboration a visiblement été une source de joie pour Bagieu. Travailler à quatre mains, c’est accepter de lâcher prise sur une partie du contrôle créatif. C’est aussi découvrir de nouvelles façons de raconter, de construire un récit. Lola Lafon, romancière reconnue, a apporté sa maîtrise de l’écriture et sa sensibilité littéraire. Bagieu a mis son art du dessin et sa capacité à traduire les émotions en images.

Dans une interview à Télérama en octobre 2025, Bagieu raconte la genèse du projet : « Si un jour tu veux faire une BD, pense à moi. » La collaboration est née autour d’un café, d’une nouvelle que Lola Lafon gardait « dans un coin » comme « le truc le plus cher pour elle ». Cette anecdote illustre la spontanéité qui guide les choix de Bagieu.

Le résultat, qualifié de « l’une des grandes bandes dessinées de cette fin d’année » par la Page des libraires, confirme que cette association était une évidence. Pour Bagieu, travailler avec une autre artiste a été un renouvellement. Cela l’a sortie de sa zone de confort tout en préservant ce plaisir essentiel qui guide chacun de ses gestes.

Être en lice pour un grand prix : la reconnaissance par le plaisir

La sélection de La Nuit retrouvée pour le Prix BD Fnac France Inter 2026 n’est pas une surprise pour ceux qui suivent le travail de Bagieu. L’album est unanimement salué, et sa présence dans cette sélection prestigieuse confirme que l’autrice est au sommet de son art. 

Pénélope Bagieu: « Je ne suis pas là que pour faire de jolis dessins! »
Pénélope Bagieu: "Je ne suis pas là que pour faire de jolis dessins!" — (source)

Ce qui est remarquable, c’est que cette reconnaissance arrive alors même que Bagieu a suivi son credo : elle a créé ce qui lui faisait plaisir, sans chercher à cocher les cases d’un quelconque cahier des charges. Le succès critique et commercial n’est pas venu malgré cette philosophie, mais grâce à elle.

Pour les jeunes auteurs qui doutent, le parcours de Bagieu est une leçon. La joie créative, loin d’être un obstacle à la réussite, en est souvent le meilleur moteur. Quand un artiste croit sincèrement en ce qu’il fait, cette conviction transpire dans chaque page et touche le lecteur. Le Prix Eisner, la sélection Fnac France Inter, les ventes : tout cela n’est que la conséquence d’un travail fait avec amour.

Un thème qui fait écho à l’actualité

La Nuit retrouvée aborde un sujet rare dans la bande dessinée : le désir féminin après 50 ans. Invitée de France Inter le 9 novembre 2025, Bagieu déclarait : « Dans la fiction, après 50 ans, les femmes disparaissent. » Ce constat, elle et Lola Lafon ont choisi d’y répondre par un récit sensible, celui d’une mère célibataire qui redécouvre le désir lors de vacances à Hossegor. Le choix de ce thème, loin des sentiers battus, est une nouvelle illustration de son indépendance créative.

Ambassadrice du Mois de la BD : le regard de Bagieu sur le neuvième art

Ses trois coups de cœur BD : une fenêtre sur ses influences

En tant qu’ambassadrice du Mois de la BD à la Fnac, Pénélope Bagieu a sélectionné trois bandes dessinées qui lui tiennent à cœur. Ce geste, apparemment anodin, est en réalité une fenêtre ouverte sur ses goûts et ses influences. Chaque choix révèle une facette de sa personnalité artistique.

Sans dévoiler ici les titres exacts (le lecteur curieux pourra se rendre sur le site de la Fnac pour les découvrir), on peut dire que sa sélection mêle des œuvres contemporaines audacieuses et des valeurs sûres du neuvième art. Bagieu a toujours eu un œil pour les talents émergents, et ses coups de cœur témoignent d’une curiosité insatiable.

Ce qui frappe, c’est la diversité des styles et des thèmes. Bagieu ne s’enferme pas dans un genre. Elle lit de tout, du roman graphique intime à la bande dessinée d’aventure, en passant par le documentaire dessiné. Cette ouverture d’esprit nourrit son propre travail. Chaque lecture est une source d’inspiration, une leçon de narration.

Transmettre la joie de lire : une mission pour l’autrice

Être ambassadrice, pour Bagieu, ce n’est pas simplement poser pour une photo. C’est un acte militant. Elle croit profondément que la bande dessinée est un art majeur, capable de toucher tous les publics. En partageant ses coups de cœur, elle prolonge le plaisir de la découverte au-delà de sa propre table à dessin.

Cette mission de transmission fait écho à sa philosophie créative. De la même manière qu’elle crée par joie, elle partage par joie. Ses recommandations ne sont pas des obligations promotionnelles, mais de véritables partages de passion. Quand elle parle d’un album qu’elle a aimé, son enthousiasme est contagieux.

Pour les libraires qui l’ont accueillie pendant le Mois de la BD, Bagieu a été une ambassadrice idéale : disponible, passionnée, sincère. Elle n’a pas hésité à discuter longuement avec les lecteurs, à signer des dédicaces, à échanger des conseils de lecture. Ce contact direct avec le public, elle le vit comme une source d’énergie créative. Chaque rencontre, chaque échange alimente sa joie de faire ce métier.

Un parcours raconté aux lecteurs de la Fnac

Dans le cadre de cette ambassade, Bagieu a également retracé son parcours pour Le Claireur Fnac. Elle y revient sur les étapes clés : du blog Ma vie est tout à fait fascinante à Joséphine, puis Culottées devenu culte et adapté en série d’animation, Sacrées Sorcières, Les Strates, et enfin La Nuit retrouvée. Chaque étape est présentée comme une aventure choisie, jamais comme une obligation.

Une vision de l’art qui nourrit la transmission

Dans une interview à Trois Couleurs en 2025, Bagieu expliquait sa vision du dessin : « Le dessin doit servir autre chose que décrire. Je cherche l’empathie : qu’on se dise ‘je pourrais être cette personne’. » Cette recherche d’empathie traverse toute son œuvre et explique pourquoi ses albums touchent un public si large. Elle ajoutait : « Je ne sais pas pour ‘le monde’, mais il change ma vie. Il la rend supportable. Le beau peut me guérir, me redonner de l’énergie. Une journée consacrée à une forme d’art, c’est mon spa. »

Conclusion : « La joie de créer reste mon moteur » — une promesse pour les lecteurs

Dans un secteur où les sorties s’enchaînent à un rythme effréné, l’attente autour de la prochaine bande dessinée de Pénélope Bagieu est singulière. Elle ne repose pas sur une campagne marketing agressive ou sur un teasing savamment orchestré. Elle repose sur la confiance.

Les lecteurs savent que quand Bagieu sortira un nouvel album, ce sera parce qu’elle aura quelque chose d’important à dire. Parce que le projet l’aura habitée suffisamment longtemps pour mériter de voir le jour. Cette confiance, elle l’a construite album après album, en restant fidèle à sa boussole intérieure.

Le mystère qui entoure son prochain projet est excitant précisément parce qu’il est authentique. Bagieu ne fait pas durer le suspense par stratégie, mais parce qu’elle prend le temps de faire les choses bien. Dans un marché où la frénésie est la norme, cette lenteur assumée est un luxe. Et ce luxe, c’est le lecteur qui en bénéficie au final.

Alors que 2026 avance, les libraires et les fans guettent la moindre information. Quand sortira le prochain album ? Quel en sera le thème ? S’agira-t-il d’une nouvelle collaboration ou d’un projet solo ? Autant de questions qui restent pour l’instant sans réponse.

Mais une chose est certaine : Pénélope Bagieu est déjà au travail, quelque part dans son atelier, entourée de crayons et de feuilles blanches. Elle dessine, elle réfléchit, elle cherche. Et surtout, elle prend du plaisir. Parce que c’est ça, le moteur. Pas les prix, pas les ventes, pas les deadlines. Juste la joie pure de donner vie à des histoires.

Cette promesse, c’est la meilleure garantie de qualité que les lecteurs puissent espérer. Quand Bagieu annoncera enfin son prochain album, on pourra l’acheter les yeux fermés, sachant que chaque case a été dessinée avec amour. La date de sortie reste inconnue. La passion, elle, est déjà palpable. Et c’est bien là l’essentiel.

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Questions fréquentes

Quelle est la philosophie créative de Pénélope Bagieu ?

Pénélope Bagieu affirme que la joie de créer est sa boussole principale. Elle refuse de sacrifier le plaisir sur l'autel de la productivité et ne crée que lorsque l'enthousiasme l'emporte.

Quel album de Pénélope Bagieu est en sélection pour un prix ?

Son dernier album *La Nuit retrouvée*, co-écrit avec Lola Lafon, est en sélection pour le Prix BD Fnac France Inter 2026. Il aborde le thème du désir féminin après 50 ans.

Comment Pénélope Bagieu a-t-elle commencé sa carrière ?

Elle a débuté avec un blog intitulé *Ma vie est tout à fait fascinante*, où elle croquait son quotidien avec humour. De ce blog est née sa première série *Joséphine*, adaptée au cinéma.

Quel prix international Pénélope Bagieu a-t-elle remporté ?

Elle a remporté le Prix Eisner 2019 pour *Culottées*, l'équivalent des Oscars pour la bande dessinée. Cette distinction l'a confortée dans sa démarche créative basée sur la passion.

Sources

  1. fr.wikipedia.org · fr.wikipedia.org
  2. actuabd.com · actuabd.com
  3. actuabd.com · actuabd.com
  4. actualitte.com · actualitte.com
  5. centrenationaldulivre.fr · centrenationaldulivre.fr
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Hugo Lambot @page-turner

Je dévore des livres depuis que j'ai appris à lire. Romans, essais, BD, mangas, poésie – tout y passe. Libraire à Angers, je passe mes journées à conseiller des lecteurs et mes soirées à en être un moi-même. J'ai un carnet où je note toutes mes lectures depuis 2012, avec des étoiles et des citations. Mes critiques essaient de donner envie sans spoiler, parce que rien ne vaut la surprise d'une bonne histoire.

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