
À l'aube de la parution du dernier bijou de Bernard Werber, "Le Royaume des dieux", l'auteur nous plonge à nouveau dans son imagination débordante avec ce livre : "Nos amis les humains". Il s'agit d'une pièce de théâtre d'environ 130 pages qui ne manquera pas de surprendre les amateurs de l'écrivain.
Une intrigue entre science-fiction et philosophie
Prévue pour le 1er octobre 2003, cette œuvre raconte l'histoire d'un homme et d'une femme, prisonniers sur une planète très ressemblante à la Terre, qui cherchent à sauver l'humanité. On retrouve ici un écho fort à "La Planète des singes", où les héros veulent sauver le monde mais rencontrent d'innombrables embûches. Le livre soulève des questions cruciales : comment communiquer avec ces êtres que l'on ne connaît pas ? L'humanité mérite-t-elle d'être sauvée ?
Le lien avec "L'Arbre des possibles"
Pour ceux qui auraient lu "L'Arbre des possibles", on retrouve un morceau de cette histoire dans une nouvelle du même nom. Sur une planète similaire à la nôtre, des êtres possèdent des humains en cages, comme s'il s'agissait d'animaux doués d'une intelligence supérieure à la nôtre. Mais pourquoi cela ne pourrait-il pas être possible ? Bernard Werber explore cette hypothèse dérangeante dans "Nos amis les humains".
Extrait et ambiance de la pièce
Voici un extrait, reflétant bien l'ambiance du livre :
"Où sommes-nous ?
- Cela a l'air d'un bocal géant.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis dompteuse de tigres. Et vous ?
- Je suis scientifique. Je fais des expériences.
- Dites, vous n'avez pas l'impression qu'il y a des gens là-derrière qui nous observent ?
- Des gens... ?"
L'origine de l'idée chez Werber
Pour mieux comprendre l'origine de cette idée, voici le début de la nouvelle "L'Arbre des possibles" :
"Nous avons tous eu, lorsque nous étions enfants, des humains d'appartement, que l'on faisait jouer dans des cages avec des roues tournantes ou bien que l'on élevait en aquarium au milieu d'un décor artificiel. Pourtant en dehors de ces animaux décoratifs et ludiques, il existe des humains qui ne sont pas apprivoisés. Ils n'ont rien à voir avec nos humains d'égouts ni nos humains de greniers, qui prolifèrent et qu'on doit chasser à l'humanicide. On sait, en effet, depuis quelque temps qu'il existe une planète où vivent des humains à l'état sauvage, qui ne se doute même pas de notre présence ! On situe ce lieu près du raccourci 33. Là, ils vivent en totale liberté. Nous le répétons, ils sont différents de nos humains d'appartement ou de nos humains d'égouts..."
Le site officiel de l'auteur : http://www.bernard.werber.com