
Une enquête captivante dans le Londres victorien
Londres, 1875. La jeune et jolie Valeria Brinton vient d'épouser Eustace Woodville, un homme séduisant et secret rencontré quelques semaines auparavant. Un coup de foudre mutuel semble promettre un mariage heureux. Mais assez vite, la jeune femme s'inquiète de voir leur union entachée par des zones d'ombre gênantes. Pourquoi aucun des membres de la famille de son mari n'a-t-il assisté à leur mariage ? Et surtout, pourquoi Eustace ne lui a-t-il pas révélé son véritable nom ?
Commence alors pour la jeune femme, toujours amoureuse mais dévorée par le doute, une enquête minutieuse dans le pur style des romans à énigme de la littérature britannique. (Présentation Casterman)
Une adaptation fidèle du classique de Wilkie Collins
Le scénariste Roger Seiter renoue avec le cadre de l'Angleterre du XIXe siècle qu'il évoquait déjà dans la série Fog, dans une nouvelle série « so british ». Pour être dans le ton juste, il adapte Seule contre la loi de Wilkie Collins, considéré comme le père du roman policier anglo-saxon. Si Roger Seiter a pris quelques libertés, il respecte néanmoins la trame de l'intrigue. De plus, il adopte un ton très littéraire avec une narration en voix off, qui permet de rappeler le genre initial du roman.

Une héroïne qui défie les conventions sociales
Comme dans Fog, une jeune femme tient le rôle majeur dans une intrigue tortueuse. À l'image de Mary Launceston, le nouveau personnage de Seiter, Valeria Brinton ne se cantonne pas aux codes de la société bourgeoise anglaise. Malgré les préventions de son entourage, elle enquêtera coûte que coûte pour connaître la vérité. Le lecteur suit pas à pas ses doutes, ses interrogations, ses recherches. Le tout est mené sur un tempo plutôt lent, mais le mystère demeure bien entretenu.
Un graphisme fin et sobre, mais perfectible
Le trait fin et sobre de Vincent Wagner se prête bien à l'idée qu'on se fait de l'époque victorienne. Cependant, on ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec le graphisme de Cyril Bonin, qui illustre Fog. Ce dernier présente plus d'originalité et accroche davantage son lecteur. Le premier tome de Mysteries nous semble un peu statique. On espère que le dessin s'animera davantage dans le prochain album.
Un récit construit en diptyque
Comme à son habitude, Roger Seiter a construit son récit en diptyque. Le mystère de Seule contre la loi devrait donc bientôt s'éclaircir.
Informations pratiques
- Série : Mysteries
- Titre : Seule contre la loi
- Auteurs : Seiter – Wagner
- Éditeur : Casterman
- Collection : Ligne Rouge